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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

samedi 7 juillet 2012

Tour des lacs de Termignon (Vanoise)


     Il y avait déjà un Tour des lacs décrit au départ de Pralognan et en voici un autre situé en Maurienne sur les hauteurs de Termignon. Le dénivelé et la distance sont modestes et l’itinéraire initial est limpide, dans un sens ou dans l’autre, ce qui en fait un parcours idéal pour les familles ou pour une petite mise en jambe avant de se lancer dans des sorties plus conséquentes. D’un côté, il permet de rejoindre le Lac Blanc et son refuge ; de l’autre, il donne accès au Plan du Lac et à son refuge. La portion intermédiaire est parfois moins évidente, surtout en début de saison, car le balisage est inexistant et la trace pas toujours bien marquée. Dans tous les cas, le parcours offre une très belle vue sur la Dent Parrachée, les Glaciers de la Vanoise et la Grande Casse. Enfin, le Plan du Lac est un refuge-porte du Parc de la Vanoise, avec un accès prévu pour accueillir des personnes souffrant de divers handicaps.

Lac du Lait

     De Termignon, on remonte la longue et sinueuse départementale qui conduit au parking de Bellecombe situé à 2300 m. Du parking, on emprunte vers l’Ouest le sentier évident qui conduit en ½-1h au Lac Blanc et son refuge (souvenir d'une nuit tranquille avant d'entamer un trek alpinsitués sur le plateau de Praz Bouchet dominant la vallée. Si on le souhaite, on peut rejoindre un peu en contrebas le Lac du Lait, en voie de comblement. Du Lac Blanc, on bifurque vers le Nord pour gagner dans un premier temps le Lac de Bellecombe (2414 m), qui compte en réalité plusieurs pièces d’eau. On poursuit vers le Nord sur les hauteurs des Gorges du Doron de Termignon pour atteindre un lac à nouveau dénommé Lac du Lait. On s’oriente alors vers l’Est pour traverser les alpages et rejoindre le refuge du Plan du Lac (2364 m). De là, on descend vers le Sud en suivant le GR5 qui longe le Plan du Lac et nous ramène au parking.

Juin 2012

D'autres photos des lacs sont proposées ici.


jeudi 5 juillet 2012

Cirque des Evettes (Vanoise)


   Cette randonnée est probablement une des plus belles à effectuer en Haute-Maurienne en raison du superbe panorama qu’elle offre sur les sommets qui bardent la frontière italienne. Et comme l’itinéraire est évident et que le denivelé ne dépasse guère les 500 m, la sortie est très prisée des randonneurs qui profitent ainsi, depuis la terrasse du refuge, de la vue qui leur est offerte : la Pointe de Bonneval, la Petite et la Grande Ciamarella, sans oublier l’Albaron. Le refuge des Evettes est en effet construit sur un verrou glaciaire qui surplombe une vaste zone déprimée – le Plan des Evettes - occupée par un petit lac et où se rejoignent de multiples torrents de fonte. A la fin du XVIIIe siècle correspondant au « Petit âge glaciaire », cette dépression était encore occupée par la langue terminale du Glacier des Evettes.
Cirque des Evettes et Petite Ciamarella

     Au départ d’un des parkings situés au hameau de l’Ecot, situé sur les hauteurs de Bonneval-sur-Arc, on s’oriente dans un premier temps vers le Sud-Ouest pour emprunter le sentier qui remonte en direction du Col des Evettes (2561 m). A l’un ou l’autre endroit, des tracés remontant plus directement dans la pente permettent de réduire quelque peu la distance. On poursuit au-delà du col pour rejoindre rapidement le refuge (2590 m). Au retour, il est possible de redescendre par la Gorge de la Reculaz en empruntant le « Sentier à John ». Il s’agit d’un itinéraire plus cahotique dans sa partie initiale, équipé à plusieurs endroits de cables, et qu’il convient d’éviter par temps de pluie. La pente s’adoucit ensuite dans le fond du vallon et l’itinéraire amorce alors une boucle permettant de rejoindre par le Nord-Est le point de départ.

Août 2012

Une sélection d'autres photos illustrant cette sortie est proposée ici.



mercredi 4 juillet 2012

Pointe Francesetti, Grande Ciamarella et Albaron (Alpes Grées)



     En 2011 à pareille époque, la Grande Aiguille Rousse gravie par sa face Nord nous offrait un superbe panorama sur les sommets de la Haute Maurienne juchés sur la frontière italienne. L’idée à donc germé de nous y rendre l'année suivante en imaginant un parcours itinérant, à l’instar de ce qui avait été réalisé quelques années auparavant avec la Dent Parrachée en point de mire. Dans le cas présent, l’objectif principal était d’un niveau supérieur : la face Nord de la Grande Ciamarella et ses 500 m de pente atteignant les 55°. Un peu plus de temps disponible qu’à l’accoutumée a permis, après une nuit en refuge, d’effectuer le tour des lacs sur les hauteurs de Termignon en dépit d’un épais brouillard dans les premières heures de la matinée. Ensuite, ce fut le départ pour le hameau de l’Ecot et une montée en un peu plus de 2h au refuge du Carro (2760 m), près duquel les Lacs Blanc et Noir étaient encore en partie recouverts de neige. Le temps restait frais et pluvieux mais on annonçait grand beau pour le lendemain. Difficile à croire mais les prévisions se révèleront exactes.


Haute Maurienne, depuis le Col du Grand Méan

     La 1e journée a consisté en une superbe randonnée glaciaire, longue mais présentant peu de difficulté, en direction du Cirque des Evettes. Les divers cols se sont succédés ainsi que les inévitables montées-descentes. La Pointe Francesetti fut gravie depuis le Col du Grand Méan avant de redescendre par le Glacier des Evettes et atteindre le refuge après 8h environ. Le lendemain, lever programmé peu avant 3h pour prendre la direction de ce même glacier, remonter le Col Tonini et gagner le pied de la face Nord de la Ciamarella. L’itinéraire considéré comme difficile était en partie en glace, ce qui incita à poser des broches. Du sommet, après une très belle arrête neigeuse initiale, le glacier fut rejoint sur le versant italien avant de franchir le rude Col de la Petite Ciamarella et regagner le refuge après 9h environ. Enfin, le 3e jour fut consacré à l’Albaron dont l’ascension présente peu de difficulté technique. Les névés encore bien présents ont été mis à profit pour atteindre le plateau supérieur avant de rejoindre le sommet en suivant l’arête rocheuse. Le retour au refuge après 7h environ fut effectué en empruntant autant que possible la vire Regaud, encore peu marquée en ce début de saison.

Un itinéraire détaillé est proposé ici et une sélection d'autres photos .

Juin 2012