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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

dimanche 26 janvier 2014

Badener Höhe (Forêt-Noire)

     La Forêt-Noire (ou Schwarzwald en allemand) est un massif forestier de moyenne montagne situé au Sud-Ouest de l'Allemagne. A l'instar des Vosges, cette zone frontière avec la France s'étire sur plus de 150 km selon un axe Nord-Sud le long du Rhin. L'altitude des plus hauts sommets est comprise entre 1164 m pour le Hornisgrinde au Nord et 1493 m pour le Feldberg au Sud, l'emportant de peu sur le point culminant des Vosges, le Grand Ballon (1424 m). Il n'est pas dès lors pas étonnant que le secteur soit parcouru par de nombreux sentiers de randonnée, notamment ceux balisés par l'équivalent outre-Rhin du Club Vosgien, le Schwarzwaldverein. Aussi, après avoir arpenté le massif vosgien de la Vasgovie aux limites de la France-Comté, c'est par-delà la frontière que notre regard s'est tourné en ce début d'année.

Lac de Schwarzenbachtalsperre

     Pour cette première sortie en Forêt-Noire, le choix s'est porté sur le Badener Höhe situé à une vingtaine de kilomètres au Sud de Baden-Baden. Le point de départ est le Lac de Schwarzenbachtalsperre, très prisé l'été mais déserté en cette période hivernale. Après avoir longé sa rive Est, on poursuit vers le petit Lac d'Herrenwierser perdu en pleine forêt en empruntant des chemins de traverse. On entame alors par un étroit sentier la montée vers le Seekopf (1001 m), d'où on gagne rapidement le Badener Höhe (1002) et sa tour d'observation. Au retour, on a opté pour un itinéraire situé à l'écart des sentiers balisés, où la neige était épaisse par endroits. En 6h et 20 km environ, les 350 m de dénivelé ont été entamés sous le soleil pour finir dans un épais brouillard au sommet, avant que le soleil ne daigne percer à nouveau.

 Une sélection de quelques photos illustrant cette sortie est visible ici.

Janvier 2014

samedi 25 janvier 2014

Tour des Lacs d'Orlu (Pyrénées)

     Voici plusieurs années, les Pyrénées ont été arpentées d'Est en Ouest et inversement. De nombreux sommets ont ainsi été gravis, comme le Taillon, l'Aneto, le Canigou ou encore le Vignemale. Le souvenir des tracés s'est quelque peu estompé mais les randonnées itinérantes ont marqué les mémoires. C'est notamment le cas de ce périple de 3 jours qui s'est déroulé dans la région d'Ax-les-Thermes en Ariège autour des lacs d'Orlu. Le parcours d'environ 40 km pour un dénivelé positif total de près de 3000 m emprunte essentiellement des chemins inaccessibles par pistes. La randonnée fut donc des plus sauvages puisque les rencontres se limitèrent pratiquement à quelques pécheurs. L'itinéraire ne présente cependant aucune difficulté technique à l'exception de quelques pierriers, ce qui le rend accessible aux plus jeunes ayant déjà une pratique de la randonnée en montagne. Prévoir cependant les moyens habituels de traitement de l’eau puisqu’il faudra s'approvisionner dans les torrents.

Coume d'Or et Portella d'Orlu

     Durant ce trek effectué en boucle, le bivouac fut la règle, les abords des nombreux lacs qui jalonnent l'itinéraire offrant de multiples possibilités pour dresser la tente. La 1e nuit fut passée dans le brouillard à un jet de pierre du Refuge d'En Beys, la seconde sous la lune près de l'Etang de Lanoux. Durant ces 3 jours, le soleil fut omniprésent, ce qui nous changeait de précédents séjours pyrénéens où la pluie fut parfois envahissante. Sur un tel parcours, il est toujours possible d'en faire plus, en particulier en gravissant l'un des nombreux pics aux alentours. C'est le cas par exemple du Puig de la Grava (2671 m) que l'on peut atteindre sans difficulté depuis l'Etang de Lanoux par la Portella de la Grava. A l'inverse, le tracé peut être écourté depuis l'Etang d'En Beys en suivant le GR7 plein Nord pour rejoindre l'extrémité de la route d'Orlu. De même, à l'Etang de Naguille, il est possible de prendre la direction du Pic de l'Homme et du Col de la Barade pour rejoindre directement la vallée d'Orgeix.

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Juillet 2008

Gorge de Martsalo (Crète)

     A l'inverse de la Gorge de Rouvas située à l'intérieur de l'île et que l'on remonte en direction des sommets, l'aride Gorge de Martsalo (Φαράγγι Του Μάρτσαλου) se parcourt en suivant le fond du ravin pour rejoindre la Mer de Libye. Située au Sud du Monastère d'Odigitrias et ayant constitué de tout temps un lieu d'ermitage, on y accède par une piste longue de 5 km environ et de praticabilité moyenne. Elle mène à une chapelle surplombant la gorge où l'on peut stationner. De là, en empruntant un parcours aménagé, on entame la descente qui conduit à la chapelle troglodyte Panagia Martsaliani dont on peut visiter les moindres recoins moyennant une lampe. Creusée dans la roche, elle pourrait avoir été construite sur une ancienne tombe. Les recherches archéologiques ont en effet révélé la présence sur le site de traces d'occupation minoenne remontant à plus de 1500 ans avant notre ère.

Palmiers de Théophraste (Phoenix theophrasti)

     De la chapelle, on entame la descente vers le fond de la gorge par la rive gauche du ravin. On y trouve regroupés par endroits, comme formant une petite oasis, des palmiers considérés comme endémiques : les Dattiers de Crète. Des cairns indiquent alors le trajet à suivre pour se frayer un chemin parmi la végétation d'oliviers, de caroubiers et de lauriers roses. On atteint alors la plage de galets à l'ombre des Tamaris à petites fleurs et où gambadent quelques chèvres. On emprunte au retour le même itinéraire qui nous ramène à la chapelle située sur les hauteurs de la gorge après 200 m de dénivelé, 5 km et 3 h environIdéalement, cette partie Sud de l'île considérée comme sub-désertique se parcourera en dehors des périodes estivales, permettant d'éviter non seulement les fortes chaleurs mais aussi - et surtout - la grande foule qui se prête mal à la quiétude des lieux.

Octobre 2010



lundi 20 janvier 2014

Gorge de Rouvas (Crète)

     En Crète, les massifs calcaires sont dit karstifiés, à l'instar de ce que peut rencontrer en divers endroits de France, comme le Désert de Platé en Haute-Savoie. Cela signifie qu’ils présentent une structure géomorphologique résultant de l’érosion des roches carbonatées, en particulier dolomitiques. L’île compte ainsi de très nombreuses gorges et grottes, comme celle de Kamarès située sur le versant sud du Psiloritis, le plus haut sommet de Crète. Les gorges quant à elles peuvent atteindre plus de 10 km de long, comme les très fréquentées Gorges de Samaria. D’autres plus modestes et plus sauvages comme celle de Martsalo offrent un accès original à des criques isolées en bord de mer. On y rencontre fréquemment de petites chapelles, parfois dans des endroits insolites, y compris au fond de cavités naturelles.
 
Passerelle en bois dans la Gorge de Rouvas

     Egalement située sur le versant sud du Psiloritis, la Gorge de Rouvas (Φαραγγι του Pουβα) est accessible au départ du lac artificiel de Votomos. On emprunte initialement un chemin balisé qui conduit au monastère d’Agios Nikolaos. Le tracé surplombe la gorge avant de suivre le lit du ruisseau, caillouteux en maints endroits et asséché l’été. L’itinéraire évident rejoint une piste venant du monastère et se poursuit par un sentier qui pénètre dans la gorge. On remonte celle-ci en empruntant à plusieurs endroits des aménagements (échelles, passerelles ...). A la sortie de la gorge, on suit le ruisselet vers la droite pour rejoindre une zone herbeuse située en contrebas de la chapelle d’Agios Ioannis (940 m) et aménagée en aire de pique-nique. Au retour, le même itinéraire nous ramène au lac après 550 m de dénivelé et 5 h environ.

Octobre 2010



mercredi 15 janvier 2014

Grotte de Kamarès (Crète)

     Pour beaucoup, Crète rime presque inévitablement avec mer bleue et longues plages de sable. Mais qu’on ne s’y trompe pas, à l’instar de la Corse, la Crète est une île montagneuse où les sommets sont omniprésents pour peu que l’on prenne la peine de circuler à l’intérieur des terres. Trois massifs principaux, les Montagnes Blanches, le Psiloritis (ou Ida) et le Lassithi, occupent respectivement l’ouest, le centre et l’est de l’île. Même si les altitudes sont sans commune mesure avec celles de la plupart de nos régions de hautes montagnes, les objectifs de randonnée sont nombreux et les dénivelés parcourus peuvent se révéler importants. Ainsi en est-il de l'itinéraire menant à la grotte située sur les hauteurs du village de Kamarès (Σπήλαιο Καμάρες) sur le versant Sud du Psiloritis. A l'époque minoenne qui remonte à plus de 2000 ans avant notre ère, ce point culminant de la Crète (2456 m) fut un important lieu de culte.


Village de Kamarès, sur fond de Golf de la Messara

     Le chemin d'accès est une variante du sentier européen E4. Mais attention : celui-ci a peu de point commun avec les sentiers de Grande Randonnée que l’on rencontre habituellement dans nos régions. La trace est souvent peu marquée, elle est jonchée de cailloux en de nombreux endroits et la signalétique est sommaire. Le tracé s’oriente vers le Nord et monte rapidement dans les cailloux et les épineux. Il longe ensuite une canalisation qui conduit successivement à 3 citernes. Puis il se raidit brusquement et permet de rejoindre un croisement marqué d’un panneau. On quitte alors le E4 pour emprunter une sente instable où sont présents de nombreux cairns et qui conduit à l’entrée de la grotte. N’oubliez pas de vous munir d’une source d’éclairage si vous souhaitez y descendre. Au retour, on emprunte le même itinéraire qui nous ramène au village après 1100 m de dénivelé et 6 h environ.

Octobre 2010



lundi 13 janvier 2014

Gorges d'Uriezzo (Piémont)

     Deux brèves incursions dans le Val d'Aoste, l'une au Lac de Tormottaz au départ du Col du Petit Saint Bernard, l'autre l'année suivante lors d'une course d'alpinisme au Grand Paradis, nous avaient donné l'envie d'aller examiner de plus près les parcs naturels par delà la frontière. Initialement, l'idée était de parcourir celui du Mont Avic mais le choix s'est finalement porté sur les Parcs du Piémont. Une véritable découverte en quelques jours seulement, y compris de la flore locale. Et avant de quitter le secteur, un petit tour rapide par les Gorges d'Uriezzo, une balade familiale sans commune mesure avec les solides randonnées des jours précédents.

Marmitte dei Giganti

     La vallée de Formazza était autrefois occupée par un glacier. L'eau qui s'en écoulait a creusé sous son lit de profondes falaises dans la roche, à l'origine des multiples gorges, notamment celles d’Uriezzo. Vidées aujourd'hui de leurs eaux, elles peuvent être parcourues à pied. La plus spectaculaire est celle d'Orrido Sud équipée de plusieurs escaliers métalliques et facilement accessible depuis le parking situé près de la Chapelle Santa Lucia. Rien n'empêche cependant d'effectuer un parcours en boucle pour gagner ainsi successivement en 2-3h seulement Orrido Nord, Nord-Ouest et Balmasurda, sans oublier de faire un crochet par la Marmitte dei Giganti.

 Une sélection de quelques photos illustrant cette sortie est visible ici.

Août 2013

samedi 4 janvier 2014

Abbaye de Villers (Brabant)

     L’Abbaye de Villers est un ancienne abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle dans la Vallée de la Thyle et abandonnée près de 650 ans plus tard. A l’instar de l’Abbaye Notre-Dame du Vivier située dans la Vallée de la Meuse, les ruines sont classées aux « Monuments historiques » et considérées depuis une vingtaine d’années comme « Patrimoine majeur de Wallonie ». Outre de nombreux visiteurs, le site accueille chaque année des représentations théâtrales ainsi qu’un festival. Depuis 2010, d’importants travaux de rénovation ont été entrepris, visant notamment à rassembler les parcelles qui furent séparées lors de la Révolution française. L'ancien vignoble de l'abbaye a également fait l'objet d'une réhabilitation.


Ruines de l'Abbaye de Villers

     Initialement, l’objectif était d’établir un itinéraire permettant de rejoindre à VTT les bois proches de l’Abbaye de Villers en partant de la Hesbaye namuroise. Rapidement, il est apparu que le domaine boisé entourant le domaine offrait à lui seul un objectif de randonnée. Comme il est constitué en grande partie de parcelles privées, le secteur a été arpenté à plusieurs reprises afin d’en identifier les portions praticables. Au final, il en ressort un tracé de plus de 20 km, alternant larges pistes forestières, sentiers étroits et pentus, courts tronçons pavés et chemins campagnards, le tout zigzaguant notamment entre les bois Ste-Catherine, d’Heuchère, du Sartage, de Haute-Heuval, de l’Ermitage, d'Hé et de Bérines.

Janvier 2014

Une sélection de quelques photos illustrant cette sortie est visible ici.