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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

lundi 30 juin 2014

Pointe Mathews et Grande Casse (Vanoise)

     Jamais 2 sans 3 a-t-on coutume de dire. De toute évidence, ce vieil adage fut respecté en ce début d'été en raison d'une météo capricieuse. Initialement, nous devions nous rendre dans le Massif du Mont-Blanc pour un parcours itinérant, à l'instar de ceux réalisés les années précédentes en Tarentaise et en Maurienne. Mais pour la 3e fois, des conditions climatiques peu engageantes auront raison de ce programme et nous contraindront à le modifier en dernière minute. Dès lors, après une première sortie effectuée au Mont Tondu, c'est vers la Vanoise que nous nous tournerons, la proximité des refuges permettant d'éviter de longues marches d'approche sous la pluie et les orages prévus chaque après-midi. Mais alors que faire puisque les principaux sommets (Grande Glière, Mont Pourri, Dôme de Chasseforêt et Dent Parrachée entre autres) ont déjà tous été gravis ? Finalement, le choix se portera à nouveau sur la Grande Casse mais par le Couloir Messimy, la voie normale des Grands Couloirs et la Face Nord ayant été empruntées précédemment. En passant par la Pointe Mathews, dont l'altitude est inférieure de moins de 100 m à celle de la Grande Casse, l'itinéraire permettra de combiner deux sommets.


Sommet de la Grande Casse depuis la Pointe Mathews

     Accessoirement, ce retour au Col de la Vanoise constitue une belle occasion d'étrenner le nouveau refuge, dont l'inauguration officielle aura lieu quelques jours après notre passage. Beaucoup de monde en cette fin de mois de juin, y compris de nombreux alpinistes mais, fort heureusement, peu de candidats à l'ascension de la Grande Casse. En effet, une unique cordée nous précèdera au départ et nous la rejoindrons finalement sous le sommet car, en empruntant les Grands Couloirs, elle nous laissera seuls dans la voie que nous avons choisie. Les fortes chaleurs des jours précédents laissaient craindre des conditions de neige moyennes mais la chute des températures nocturnes nous garantira un très bon regel sur l'ensemble du tracé d'ascension. Et les névés encore bien présents seront mis à profit au retour pour redescendre pratiquement jusqu'au Lac Long situé au pied du refuge. Au final, 6h de course environ pour un dénivelé de 1500 m et une pente atteignant 50° par endroits. En dépit d'un vent glacial au sommet, le soleil enfin généreux nous offrira des panoramas d'exception, tant sur les Glaciers de la Vanoise et, par delà, le Massif des Ecrins, que vers les sommets du Massif du Mont-Blanc. Superbe ...

Une sélection de quelques photos est proposé ici et un itinéraire  .

Juin 2014



jeudi 5 juin 2014

Noue de Mornimont (Hesbaye)

    Située en Hesbaye namuroise, cette noue (terme utilisé pour désigner un large fossé) correspond à un méandre de la Sambre qui fut isolé lors de la canalisation de la rivière il y a plus de 50 ans. Sur près de 3 km, elle est orientée pour moitié d’Ouest en Est et pour moitié du Nord au Sud. D’un côté s’étend ce qui fut une vaste plaine alluviale désormais occupée par des prés et des champs et qui, depuis quelques années, se voit progressivement « colonisée » par une zone d’activité. La berge est en partie aménagée pour la promenade et la pêche mais garde par endroits un caractère plus sauvage. De l'autre, s’étire un versant boisé issu du Bois de Soye situé sur les hauteurs. La flore est diversifiée et présente logiquement diverses espèces caractéristiques des lieux humides (Phragmite, Massette, Iris des marais, Cardère …). La faune est riche également de plusieurs espèces aquatiques (Martin-pêcheur, Héron cendré, Libellule fauve, Foulque macroule …). Quelques espèces plus exotiques peuvent également être observées, comme la Tortue de Floride et l'Ouette d'Egypte.

Sur les berges de la Noue de Mornimont

     Sans nullement renoncer aux massifs que l'on arpente régulièrement des Vosges à la Vanoise, cette sortie s'inscrit dans la saga "A la découverte des zones boisées de nos régions" amorcée voici quelques mois aux abords de l'Abbaye de Villers. Poursuivie près de la Grotte de Spy et au Bois Bellin, prolongée ensuite en Vallée de la Meuse, voire plus au Sud dans le Condroz, elle vise cette fois à parcourir le secteur du Bois de Soye. Au pied de son versant Ouest s'étend en effet une zone humide qui ne manque pas d'attrait, en dépit de la zone d'activité toute proche. Le parcours est varié, alternant rues étroites, pistes forestières et sentiers herbeux, parfois entièrement recouverts de végétation. Aisément modulable, le tracé peut se limiter à rejoindre les berges au départ du Château des dames. L'itinéraire peut cependant être prolongé en rejoignant le Bois de Soye par l'extrémité Sud de la noue pour remonter ensuite vers le Nord en empruntant une piste pratiquement rectiligne qui conduit au Bois des Terres Holles et au-delà. Le parcours s'étend alors sur une dizaine de km.

Quelques photos illustrant cette sortie sont visibles ici et d'autres de la macrofaune .

Mai 2014

dimanche 1 juin 2014

Etang du Donnenbach (Vosges du Nord)

     Après une incursion dans le Palatinat et aux abords de l'Etang de Hanau, c'est un peu plus au Sud que nous avons parcouru les Vosges du Nord en cette fin de mois de mai. Cette fois, nous avons jeté notre dévolu sur le secteur de l'Etang du Donnenbach situé près de la Petite-Pierre. Avec un point culminant dépassant à peine 400 m d'altitude, nul doute que ce n'était pas le dénivelé qui a motivé notre choix. Il s'agissait en réalité de parcourir à nouveau ce Parc naturel régional appartenant depuis 1998 du réseau mondial des réserves de biosphère de l'Unesco. De plus de 4 ha, l'étang est connu pour les activités piscicoles depuis le XVIe siècle. Le bâtiment attenant fut tour à tour scierie, moulin, auberge, centre associatif avant d'être réhabilité voici une quinzaine d'années en Maison de l'Eau et de la Rivière, un lieu de sensibilisation à la nature. Divers sentiers de promenade permettant de découvrir le site ont été aménagés.

Etang du Donnenbach

     Afin notamment de permettre la minéralisation de la vase et éviter ainsi une dégradation de la matière organique grande consommatrice d'oxygène, l'étang est vidé de manière prolongée tous les 10 ans environ et c'était cette année ! Manque de chance ? Pas vraiment car il offrait ainsi un aspect inhabituel et surprenant, le fond de l'étang étant couvert d'une végétation d'un vert intense. Du parking, le parcours en boucle nous conduira à proximité d'autres pièces d'eau privées, en passant par le Petit et le Grand Mittelberg. Quelques incompréhensions entre la carte et la réalité de terrain nous amèneront régulièrement à devoir emprunter des sentiers envahis par la végétation, rebrousser chemin ou couper à travers bois. Au final, un parcours de 10 km environ, souvent très sauvage, offrant une flore riche et diversifiée et où nous ne rencontrerons pas âme qui vive, hormis aux abords immédiats de l'Etang du Donnenbach.

Quelques photos illustrant cette sortie sont visibles ici et des éléments de la flore locale .

Mai 2014