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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mardi 30 septembre 2014

Lacs de l'Eau d'Heure (Fagne-Famenne)

     Situé en Fagne-Famenne, au Sud du Condroz, le site de l'Eau d'Heure s'étend sur près de 2.000 ha dont plus de 600 pour les 5 lacs qu'il abrite et qui ont pour noms Falemprise, Ry Jaune, Eau d'Heure, Féronval et Plate Taille. Entamée au début des années 1970, la construction des barrages de l'Eau d'Heure avait notamment pour objectif de soutenir le débit d'étiage de la Sambre et de la Meuse. La rivière présentant un débit insuffisant pour permettre le remplissage naturel du Lac de la Plate Taille, le plus étendu, une centrale hydro-électrique a été associée à son barrage qui avoisine les 800 m : durant la nuit, elle pompe l'eau à partir de la retenue d'eau située en aval alors que, durant la journée, lorsque la demande en courant s'accroit, l'eau est relâchée afin de produire de l'électricité. Ce lac couvre plus de la moitié de la superficie du site et permet la pratique de nombreuses activités nautiques comme la voile, la plongée sous-marine et le kayak. Il est donc très prisé des touristes.

Sur les berges du Ry Jaune

     Outre les sports nautiques, les abords des plans d'eau permettent de s'adonner à bien d'autres activités, notamment le vélo et la randonnée, Ainsi, par exemple, le tour des divers lacs peut être effectué en empruntant les parcours aménagés qui les longent sur quelques dizaines de kilomètres. Mais le site est également entouré de nombreuses zones forestières et il est donc possible de quitter ces parcours balisés pour emprunter des tracés plus sauvages. Quoi de mieux dès lors qu'une belle journée automnale pour en entamer la découverte ? Le choix se portera sur le paisible Ry Jaune situé à l'Est du Lac de l'Eau d'Heure et dédié exclusivement à la pêcheEn quelques heures, il a ainsi été possible de parcourir les bois Génestia, des Maréchaux, des Brûlés et du Trou des Renards par des pistes forestières et des sentiers plus étroits. Ils ne sont pas sans rappeler les forêts ceinturant le Ry Pirot près de l'Abbaye de Villers-la-Ville, la proximité des lacs en plus. A voir, sans aucun doute ...

Septembre 2014

Quelques photos de la flore automnale sont proposées ici.

jeudi 11 septembre 2014

Réserve de l'Escaille (Hesbaye namuroise)

     La Réserve de l'Escaille se situe en Hesbaye namuroise sur l'Orneau, un petit affluent de la Sambre. Elle correspond à une ancienne carrière de schistes ardoisiers - ce qui explique son nom, escaille signifiant ardoise en patois local - perdue dans une vaste zone dédiée à l'agriculture intensive. Le site a subi au cours du temps de multiples pressions d'origine anthropique. A l'heure actuelle, il s'étend sur un peu moins de 6 ha et comprend un plan d'eau principal ayant servi 50 ans auparavant de décanteur de sucrerie, ainsi que de petites zones humides dans lesquelles on retrouve les ruines d'un moulin. L'intérêt est principalement ornithologique car on y recense de nombreuses espèces d'oiseaux, y compris des espèces migratrices. Un poste d'observation a d'ailleurs été aménagé en bordure de l'étang principal.


L'Orneau dans la Réserve de l'Escaille

     Un large sentier permet de faire rapidement le tour du site mais sans pour autant en offrir de belles perspectives. Pour mieux le découvrir, il faudra pénétrer à l'intérieur de la réserve en empruntant les petits chemins qui parcourent les zones humides ou conduisent au bord de l'étang principal. Outre les espèces aviaires comme le Grèbe huppé, le Foulque macroule, le Pic épeiche et la Buse variable, on pourra alors observer de nombreuses plantes typiques des lieux humides comme la Salicaire (Lythrum salicaria), le Lycope (Lycopus europaeus), le Roseau (Phragmites australis), la Massette à larges feuilles (Typha latifolia) ou encore l'Epilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum). Attention cependant car la terre humide est souvent grasse et glissante sur le parcours que l'on est autorisé à emprunter.

Août 2014

Quelques photos supplémentaires sont proposées ici.

dimanche 7 septembre 2014

Lac et Pointe d'Arvouin (Chablais)

     La météo nous a rarement été des plus favorables lors des quelques séjours effectués été comme hiver dans le Chablais. Et c'est un euphémisme car, hormis l'ascension du Mont-Blanc qui fut interrompue à 200 m du sommet, jamais auparavant nous n'avions dû rebrousser chemin en raison de conditions atmosphériques exécrables, même sous les orages aux lacs du Mont Coua en Vanoise ou ceux de la Tempête dans le Beaufortain. Quelques belles sorties ont néanmoins pu être effectuées sous le soleil comme ce fut le cas au Roc de Tavaneuse et au Lac des Plagnes. En revanche, le Mont Linla fut gravi sous un ciel souvent chargé de nuages et il en fut de même pour la Pointe d'Arvouin où la grisaille fut omniprésente. Cette randonnée en boucle, qui s'étend de part et d'autre de la frontière franco-suisse, ne manquait cependant pas d'attrait en raison d'une flore bien présente, même en fin de saison. Et que dire des bouquetins qui, presqu'en file indienne, rejoignaient le lac en fin de journée ...


Lac et Pointe d'Arvouin lors de l'ascension du Mont Linla

     L'itinéraire emprunte tantôt des sentiers balisés sur le versant français, tantôt un tracé hors-sentier de l'autre côté de la frontière. Il longe le Lac d'Arvouin puis effectue le tour de la Pointe du même nom, également dénommée Sex du Coeur. Après avoir contourné le lac par la droite, on gagne le Col du Serpentin avant de redescendre brièvement de l'autre côté pour rejoindre le Col de Verne. On amorce alors la descente dans les alpages suisses pour rejoindre la piste menant aux étables du Coeur. On la quitte ensuite vers la droite pour remonter au mieux dans les pentes herbeuses et atteindre le Pertuis de Savalenne, d'où on poursuit en direction du col du même nom. Le sentier qui part alors vers le Nord permet d'atteindre d'un côté une croix et de l'autre le sommet où l'usage des mains est absolument requis pour se faufiler entre les rochers. On redescend ensuite vers les chalets d'Arvouin, d'où on rejoint le lac puis le point de départ après 6h environ et un peu plus de 1000 de dénivelé.

Août 2014

Quelques photos de la flore sont proposées ici et itinéraire détaillé de la sortie .



jeudi 4 septembre 2014

Mont Linla ou Linleu (Chablais)

     Après une belle sortie sous le soleil au Roc de Tavaneuse et au Lac des Plagnes, les jours suivants s'annonçaient quelque peu maussades contrairement aux prévisions météorologiques. Rien de neuf finalement en ce mois d'août décidément bien médiocre. De plus, les pluies de la nuit ne nous incitaient pas à gravir les Cornettes de Bise par l'itinéraire initialement prévu. Aussi, avons-nous modifié le programme et opté pour un itinéraire a priori moins risqué même si la suite nous démontrera que rien n'est jamais simple. L'objectif était le Mont Linla juché sur la frontière suisse. L'itinéraire classique consiste en un trajet aller-retour à effectuer au départ du Sevan en empruntant un tracé évident, au dénivelé dépassant de peu les 500 m et ne présentant pas de réelle difficulté. Le choix s'est donc porté sur un itinéraire en boucle sortant en partie des sentiers balisés.


Col de Sevan et Mont Linla, depuis la Braitaz

     Pour atteindre le sommet, après s'être orienté vers le Lac d'Arvouin en empruntant une large piste, on remonte à droite directement dans les alpages en direction du Col de Sevan situé 200 m plus haut. La progression fut rendue délicate en raison de la pente accusée conjuguée à l'humidité qui imprégnait les herbes hautes et rendait la terre bien grasse. Le moindre faux pas était donc interdit sous peine d'effectuer une longue glissade à l'issue plus qu'incertaine. Du col, l'itinéraire devient ensuite évident jusqu'au sommet. La brume bien présente sur le versant suisse plongeait la crête dans une ambiance austère. Le retour s'effectue alors par le tracé normal d'ascension, en profitant au passage pour monter vers l'Aiguille de Braitaz par une sente à nouveau délicate. La flore et la faune étaient au rendez-vous durant les 5 h environ que dura cette sortie.

Août 2014

Un itinéraire détaillé de la sortie est proposé ici.



mardi 2 septembre 2014

Lac des Plagnes (Chablais)

     D'origine glaciaire, le Lac des Plagnes et le Lac de Cubourré se sont formés il y a environ 20.000 ans avant notre ère lorsque les glaciers se sont retirés du Chablais. La végétation s'est progressivement installée en bordure des plans d'eau à partir de -15.000 ans. L'accumulation de sédiments apportés par les eaux de ruissellement et le développement de tourbe ont conduit à leur comblement quelques 10.000 ans plus tard. Le Lac des Plagnes dans sa configuration actuelle correspond à un plan d'eau aménagé voici un peu plus de 35 ans sur le site originel du lac. D'une surface de 4 ha environ et situé à près de 1200 m d'altitude, il est destiné à la pêche, notamment celle de la truite par la technique de la mouche.


Lac des Plagnes

     Au retour du Roc de Tavaneuse, il restait un peu de temps avant la tombée du soir. L'envie nous a donc pris de profiter des dernières lueurs pour nous rendre au Lac des Plagnes tout proche et aisément accessible en voiture. L'endroit est forcément très prisé pour les balades familiales car un large chemin permet d'en faire le tour en moins d'une heure. Mais rien n'empêche cependant d'emprunter par endroits un étroit sentier qui longe le lac parfois au plus près, dans un enchevêtrement de racines et par quelques passages rocheux, dont un équipé d'une chaîne. D'autant plus qu'en fin de journée, le site se vide progressivement de ses nombreux visiteurs pour retrouver toute la sérénité qui sied à un lac de montagne.

Août 2014