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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

samedi 28 février 2015

Mont Tendre (Jura)

     Avec à l'actif quelques incursions en territoire vaudois, notamment au Creux du Van et au Chasseron, retour dans le Jura en cette fin d'hiver pour 2 sorties "raquette". Comme l'année précédente à la même époque, la météo s'annonçait peu engageante mais il n'était pas dans notre intention d'annuler ces sorties prévues de longue date. Après une randonnée dans les Vosges sur les hauteurs de Ribeauvillé, départ donc pour le Haut-Doubs, où nous prendrons nos quartiers à Hautepierre-le-Châtelet. Premier objectif : le Mont Tendre, plus haut sommet du Jura suisse culminant à 1679 m d'altitude. L'été, il se gravit ordinairement au départ des cols situés de part et d'autre, le Mollendruz au Nord-Est ou le Marchairuz au Sud-Ouest. Afin de réduire quelque peu la distance mais au détriment d'un dénivelé légèrement supérieur, nous opterons pour un départ aux abords du Lac de Joux, encore en grande partie gelé.


Signal géodésique au sommet du Mont Tendre

     Peu de temps après l'entrée en forêt, l'itinéraire emprunte une large piste dédiée au ski de fond. Par chance, le terrain n'avait pas encore été totalement préparé après les dernières neiges, nous permettant de progresser en toute liberté. Les pentes s'accentueront ensuite car nous choisirons des chemins de traverse recouverts d'une épaisse couche de neige vierge de toute trace. Le Mont Tendre n'en aura en réalité que le nom car les conditions furent difficiles : vent, froidure et surtout présence d'un épais brouillard à l'approche du sommet, ce qui rendra l'orientation des plus hasardeuses. Il finira par se dissiper mais ce n'est pas encore cette fois que nous jouirons du large panorama sur les Alpes qui rend ce sommet si attractif. Le retour se fera au crépuscule après plus de 6 h et près de 14 km. Les conditions seront heureusement un peu plus favorables lors d'une seconde ascension effectuée en début de printemps.

Février 2015

Une sélection de photos illustrant la sortie est proposée ici.

dimanche 1 février 2015

Pointe du Rocher Blanc (Vanoise)

     Situés à la frontière italienne et accessibles depuis le vallon classé du Monal, le Rocher Blanc et le col éponyme représentent un superbe objectif de sortie où alternent forêts, alpages et éboulis. La sortie débute au parking du gîte d’étape du Chenal situé sur les hauteurs de la route menant de Bourg-Saint-Maurice à Val d’Isère. Le tracé ne présente aucune difficulté jusqu’aux chalets des Balmes (et au-delà si l’on s’oriente vers le Lac Noir). Il se complique en revanche quelque peu lorsqu’on entame la progression vers la Pointe du Rocher Blanc. A mesure que l’on progresse dans un cadre devenant de plus en plus sauvage et minéral, l’itinéraire offre un majestueux panorama sur le massif du Mont Pourri, le Glacier des Balmes et divers sommets situés sur le versant italien.


Alpage du Plan et Rocher Blanc

     On emprunte la piste pour la quitter rapidement vers la gauche en direction du Monal que l'on traverse. On remonte en forêt en direction du lac de barrage, en empruntant initialement l’itinéraire menant au Lac du Clou. On traverse alors tout l’alpage du Plan en direction des chalets des Balmes que l’on contourne. On poursuit alors vers le Sud-Est en suivant une trace parfois peu marquée mais jonchée de nombreux cairns. Le col et la pointe apparaissent plus clairement à mesure que l’on s’élève. L’itinéraire longe un petit lac avant de remonter vers le col (2833 m) parmi les éboulis. De là, il est possible en suivant une vague trace qui se perd dans des cailloux instables d’atteindre la Pointe du Rocher Blanc (3015 m). Au retour, on descend depuis le barrage directement vers la Legettaz et le Fenil pour rejoindre le parking.

Août 2011

Une sélection de photos illustrant la sortie est proposée ici.