123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

vendredi 6 mars 2015

Ribeauvillé - Dusenbach (Vosges)

     Sur les hauteurs de Ribeauvillé, à plus de 500 m d'altitude, se dressent les ruines de 3 châteaux : le Gisberg, le Haut-Ribeaupierre et le Saint-Ulrich, édifiés entre le XIe et le XVe siècles et tous 3 classés au titre des Monuments historiques depuis près de 150 ans. Le dernier doit son nom à une chapelle dédiée à Saint-Ulrich. Outre la salle des chevaliers, les vestiges comprennent notamment un corps de logis et un donjon. Les ruines du Gisberg, qui est de taille nettement plus modeste, comportent un logis et un donjon. Le Haut-Ribeaupierre situé à près de 650 m d'altitude domine les 2 précédents. Faute d'entretien, tous trois tombèrent en ruine au XVIIe siècle et l'accès au Haut-Ribeaupierre est d'ailleurs partiellement interdit en raison de son mauvais état de conservation, ce qui n'est pas le cas du château de Saint-Ulrich. Non loin de là se trouve le Sanctuaire de Dusenbach, dont la première chapelle remonte au XIIIe siècle. Les bâtiments furent détruits et reconstruits à plusieurs reprises, notamment au cours de la guerre de Trente Ans et de la Révolution française. D'importants travaux de rénovation furent entrepris au XIXe siècle afin de restaurer le site inscrit depuis une dizaine d'années au titre des Monuments historiques.


Château de Saint-Ulrich, depuis le Château de Gisberg

     Nous avions parcouru ce coin des Vosges essentiellement à 2 reprises : lors d'une randonnée estivale au Taennchel situé juste au Nord et lors d'une sortie "raquette" au Grand Brézouard un peu plus loin à l'Ouest. Plus récemment, le site de Dusenbach fut visité en accompagnant des personnes en situation palliative au retour d'une sortie à l'Etang du Devin. L'envie nous prit donc de le découvrir plus en détail avant un départ vers le Jura. La visite des 2 sites fait ordinairement l'objet de randonnées distinctes mais il est possible de combiner les 2 itinéraires, notamment en effectuant une jolie boucle qui emprunte des passages peu ou plus fréquentés, ce qui confère au parcours un cachet un peu plus sauvage. Comme quoi, il est toujours possible de s'évader, même dans des secteurs fortement balisés. Situé majoritairement en forêt, l'itinéraire permet de franchir les quelques centaines de mètres de dénivelé et visiter en 4-5 h la Chapelle Notre-Dame et le Sanctuaire de Dusenbach, avant de parcourir successivement les 3 châteaux et de revenir par le Sentier Maria  Raydt. La journée était annoncée très pluvieuse mais il n'en fut rien, du moins à cet endroit. Conséquence : très peu de monde sur les différents sites, ce qui n'est pas le cas en d'autres temps.

Février 2015

Une sélection de photos illustrant la sortie est proposée ici.



lundi 2 mars 2015

Suchet (Jura)

     Après le Mont Tendre, le Suchet qui culmine à 1588 m constituait le second objectif à atteindre lors de notre dernier séjour "raquette" dans le Jura vaudois. Ce sommet domine de plus de 1000 m le bassin du Lac Léman sur lequel il offre un très belle vue, de même que sur le Lac de Neuchâtel qui s'étend à l'Est et, par temps clair, sur la chaîne des Alpes qui s'étire au Sud. Le Suchet représente, avec les Aiguilles de Baulmes situées plus au Nord, l'un des 2 crêts qui constitue l'anticlinal du même nom. Comme d'autres sommets du secteur (le Chasseron, la Dent de Vaulion, le Mont Tendre, ...), il est constitué de calcaires jurassiques, période géologique remontant à ± 150 millions d'années. Nous y avions effectué un passage éclair voici environ 1 an mais souhaitions revenir pour découvrir plus amplement le secteur.


Croix de l'antécime du Suchet

     Nous décidons d'entamer l'ascension non loin de Jougne, une petite station de ski située au Nord-Est du Mont d'Or. La journée s'annonçait sous les meilleures auspices, le soleil se montrant généreux en vallée dès le matin. Malheureusement, même si nous avons bénéficié par intermittence d'un bel ensoleillement, rien ne nous fut épargné, ou presque : le vent, le froid, le grésil, la neige et le brouillard qui se montra parfois particulièrement épais, notamment à l'approche du sommet. Or, à l'inverse du Mont Tendre, le Suchet présente une face Nord-Ouest très abrupte et il convenait donc de maintenir le cap malgré une visibilité parfois réduite. L'itinéraire emprunté est cependant varié et sauvage, ce qui en fait une sortie de choix. Le retour se fera à nouveau au crépuscule après 6 h et 14 km environ.

Février 2015

Une sélection de photos illustrant la sortie est proposée ici et un itinéraire détaillé .