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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

jeudi 21 mai 2015

Montagne de Ranzinelle (Condroz)

     Quelque peu excessif un pareil terme pour désigner ce modeste escarpement rocheux qui domine le village de Sosoye, situé dans la Vallée de la Molignée entre les ruines du Château de Montaigle et les Abbayes de Maredsous et de Maredret. Il n'empêche que, par sa géologie et son exposition, ce coteau à dominante calcaire abrite une flore riche et diversifiée. On y retrouve ainsi diverses espèces adaptées à de fortes conditions de sécheresse et d'ensoleillement. Globulaire allongéeHippocrépide à toupet et Dompte-venin en sont quelques exemples auxquels s'ajoutent de nombreuses espèces d'orchidées. Quant aux Pic épeiche, Lézard des murailles et Demi-deuil, ils représentent autant d'éléments de la faune locale. Ces particularités ont valu à ce site de plus de 20 ha le statut de Réserve Naturelle Domaniale.


Du sommet de Ranzinelle

     La première visite eut lieu un an auparavant, au retour d'une balade automnale qui nous conduisit aux abbayes en effectuant une large boucle. Les rares fleurs encore présentes se limitaient alors essentiellement à quelques Hélianthèmes. Il en fut tout autrement ce printemps où la sortie ne concernait que la réserve, l'objectif étant d'en découvrir la flore de manière plus approfondie. Même si beaucoup d'orchidées se firent désirer, hormis les Orchis mâle et Homme-pendu, la liste des plantes observées en quelques heures est trop longue pour les citer toutes, de la petite Sabline à feuilles de serpolet au grand Salsifi des prés, en passant par le Polygala commun, l'Arabette hérissée, l'Ancolie commune ou encore l'Epervière piloselle. Nul doute qu'une autre visite sera nécessaire pour mener plus avant les investigations ...

Mai 2015

Quelques photos illustrant la flore des pelouses calcaires sont proposées ici.

dimanche 17 mai 2015

Roche de Hautepierre-le-Châtelet (Jura)

     Ce promontoire rocheux domine de 500m la Vallée de la Loue en faisant face aux Gorges de Nouailles. Inscrit en  zone Natura 2000, le site est rapidement accessible par un étroit sentier que l'on rejoint depuis l'église de Hautepierre-le-Châtelet. Les parois, pelouses et éboulis calcaires, soumises à d'importantes variations thermiques et hydriques, abritent une végétation thermophile et xérophile, à l'instar de celle que l'on rencontre notamment au Fondry des Chiens, aux Rochers de Freyr et au Parc de Furfooz. La lépidofaune n'est pas en reste et les falaises constituent en outre un endroit propice à la nidification du Faucon pèlerin. Aussi, plusieurs voies d'escalade sont interdites entre février et juin.


Roche de Hautepierre-le-Châtelet

     Ces dernières années, les séjours à Aubonne se sont multipliés au fil des saisons pour effectuer des randonnées à pied ou raquette de part et d'autre de la frontière franco-suisse. Ainsi, nous avons pu notamment remonter les Echelles de la Mort, suivre le cours du Doubs et de la Loue, traverser le Crêt Monniot, gravir le Suchet, le Chasseron et le Mont Tendre, ou encore parcourir le Creux du Van, le Mont et les Aiguilles de Baulmes. Et chaque fois que l'occasion se présente, nous nous rendons à la Roche de Hautepierre-le-Châtelet toute proche. Le panorama est étendu, la flore est abondante et diversifiée et nous avons même pu y apercevoir quelques chamois durant l'hiver. Que demander de plus ?

Quelques photos illustrant la flore sont proposées ici.

Avril 2015

vendredi 15 mai 2015

Aiguilles de Baulmes (Jura)

     Sans forcer outre mesure la comparaison, les Aiguilles de Baulmes sont au Suchet ce que les Roches Blanches sont au Chasseron : un long crêt qui, au Nord du sommet principal, s'étire du Sud-Ouest au Nord-Est par-delà la combe qui les sépare. Egalement constituées de calcaire datant du Jurassique supérieur (± 150 millions d'années), les Aiguilles de Baulmes comprennent plusieurs sommets dont le plus élevé culmine à 1559 m d'altitude. Ils offrent, par beau temps, un panorama étendu sur les Lacs Léman et de Neuchâtel ainsi que sur le chaîne des Alpes. Le versant Nord, où domine la hêtraie-sapinière, abrite une réserve naturelle de 106 ha. Le versant Sud est quant à lui constitué d'une falaise offrant de nombreuses voies d'escalade et dont les parois escarpées sont colonisées par le Pin à crochets et constituent un site de nidification pour le Faucon pélerin. Enfin, le milieu de la crête abrite la Cave Noire, une grotte rendue accessible par un passage câblé.


Grange Neuve sur fond des Aiguilles de Baulmes

     Ce séjour dans le Jura s'annonçait à nouveau délicat en raison d'un bulletin météo peu engageant, les fortes chutes de pluie annoncées devant progressivement s'accompagner d'une importante baisse des températures. Les prévisions s'avèreront relativement correctes mais de belles périodes ensoleillées nous permettront néanmoins de boucler le programme prévu. La traversée des Aiguilles de Baulmes fut entamée, non pas depuis la Suisse comme c'est ordinairement le cas, mais peu avant la frontière française, permettant ainsi d'effectuer une jolie boucle en empruntant des terrains variés, parfois très escarpés. Le timide soleil présent au départ céda progressivement la place à une ciel bien gris avant que la crête ne fut envahie par les brumes remontant de la combe. Une solide averse fut essuyée lors de la traversée des alpages mais le soleil réapparaitra en fin de parcours, juste à temps pour nous offrir une large vue sur une grande partie de l'itinéraire parcouru en 7h environ.

Avril 2015

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

lundi 4 mai 2015

Petit Ballon (Vosges)

     Lorsque nous nous rendons dans le Jura, nous avons l’habitude d’entamer le séjour en effectuant un petit crochet par les Vosges. Comme nous avons déjà arpenté le massif à de nombreuses reprises du Nord au Sud, la liste des sommets à atteindre se réduit comme une peau de chagrin. Le choix s’est finalement porté sur le Petit Ballon, puisque nous avions déjà à notre actif le Grand Ballon et le Ballon d’Alsace. Le premier avait été gravi dans sa partie finale sous un vent de tempête et le second en raquettes dans le brouillard. Nous espérions donc bénéficier de conditions plus clémentes pour enfin profiter d’un large panorama. En dépit d’un timide soleil à l’entame du parcours, les prévisions n’étaient guère optimistes et c’est en réalité sous la pluie que nous gagnerons le sommet. Pour ce qui est d’un panorama sur les sommets vosgiens, ce n’est pas encore pour cette fois.

Sous les chaumes du Petit Ballon

     Fort heureusement, la flore printanière ne nous a pas fait faux bond et nous ne nous sommes donc pas privés pour en recenser les principales espèces. On a ainsi pu observer les fleurs qui colonisent habituellement les sous-bois à pareille époque, comme l’Anémone des bois, la Primevère élevée, le Myosotis des bois et la Violette des chiens. On a pu y ajouter quelques plantes typiques des milieux plus humides, comme l’Oxalis, la Dorine à feuilles opposées ou le Populage. Sans oublier quelques espèces qui présentent un développement important par endroits, comme la Cardamine à 7 folioles dans certains secteurs boisés et la Pensée des Vosges, bien présente sur les chaumes. Bref, et malgré un temps maussade, une agréable sortie qui permet d’observer une flore variée en quelques heures seulement et un dénivelé qui dépasse de peu les 700 m.

Avril 2015

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici et plus de 20 espèces identifiées sont représentées .