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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mercredi 4 juillet 2012

Pointe Francesetti, Grande Ciamarella et Albaron (Alpes Grées)



     En 2011 à pareille époque, la Grande Aiguille Rousse gravie par sa face Nord nous offrait un superbe panorama sur les sommets de la Haute Maurienne juchés sur la frontière italienne. L’idée à donc germé de nous y rendre l'année suivante en imaginant un parcours itinérant, à l’instar de ce qui avait été réalisé quelques années auparavant avec la Dent Parrachée en point de mire. Dans le cas présent, l’objectif principal était d’un niveau supérieur : la face Nord de la Grande Ciamarella et ses 500 m de pente atteignant les 55°. Un peu plus de temps disponible qu’à l’accoutumée a permis, après une nuit en refuge, d’effectuer le tour des lacs sur les hauteurs de Termignon en dépit d’un épais brouillard dans les premières heures de la matinée. Ensuite, ce fut le départ pour le hameau de l’Ecot et une montée en un peu plus de 2h au refuge du Carro (2760 m), près duquel les Lacs Blanc et Noir étaient encore en partie recouverts de neige. Le temps restait frais et pluvieux mais on annonçait grand beau pour le lendemain. Difficile à croire mais les prévisions se révèleront exactes.


Haute Maurienne, depuis le Col du Grand Méan

     La 1e journée a consisté en une superbe randonnée glaciaire, longue mais présentant peu de difficulté, en direction du Cirque des Evettes. Les divers cols se sont succédés ainsi que les inévitables montées-descentes. La Pointe Francesetti fut gravie depuis le Col du Grand Méan avant de redescendre par le Glacier des Evettes et atteindre le refuge après 8h environ. Le lendemain, lever programmé peu avant 3h pour prendre la direction de ce même glacier, remonter le Col Tonini et gagner le pied de la face Nord de la Ciamarella. L’itinéraire considéré comme difficile était en partie en glace, ce qui incita à poser des broches. Du sommet, après une très belle arrête neigeuse initiale, le glacier fut rejoint sur le versant italien avant de franchir le rude Col de la Petite Ciamarella et regagner le refuge après 9h environ. Enfin, le 3e jour fut consacré à l’Albaron dont l’ascension présente peu de difficulté technique. Les névés encore bien présents ont été mis à profit pour atteindre le plateau supérieur avant de rejoindre le sommet en suivant l’arête rocheuse. Le retour au refuge après 7h environ fut effectué en empruntant autant que possible la vire Regaud, encore peu marquée en ce début de saison.

Un itinéraire détaillé est proposé ici et une sélection d'autres photos .

Juin 2012