123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mardi 22 novembre 2016

Rocher de Villeneuve (Vanoise)

     Ce joli promontoire rocheux est séparé par le Col du Golet de la Crête du Mont Charvet qui relie les Dents de la Portetta au Sud à la Dent du Villard au Nord. Faisant face au Grand Bec et à la Pointe du Creux Noir, ce n'est pourtant pas le Rocher de Villeneuve que l'on aperçoit en premier lieu lorsque l'on remonte le Doron de Pralognan. Depuis les Gorges de Ballandaz, ce sont en effet le Grand Bec et la Dent du Villard qui se dressent de part et d'autre de la vallée. Moins prisé que des itinéraires plus classiques - et inévitablement très fréquentés - comme le Lac des Vaches ou le Petit Mont Blanc, le Rocher de Villeneuve ne présente cependant pas moins d'intérêt en raison du panorama étendu qu'il offre sur de nombreux sommets voisins.


Rocher de Villeneuve sur fond de Grand Bec et de Pointe du Creux Noir

     Le Col du Golet fut emprunté à plusieurs reprises lors de randonnées estivales ou hivernales. Un premier passage eut lieu l'été après avoir effectué la traversée de la Crête du Mont Charvet. Ensuite, ce fut l'hiver en empruntant il est vrai un tracé peu conventionnel et non dépourvu de danger en raison notamment de pentes plus accusées. Enfin, retour l'été pour enchaîner par la traversée de la Dent du Villard et apercevoir un Aigle royal. Le parcours le plus direct pour rejoindre le Rocher de Villeneuve reste cependant celui qui débute au hameau de La Croix en passant par le belvédère du Rocher des Fattes. Le retour peut alors s'effectuer par le Ravin du Mont Charvet, en respectant bien sûr les précautions d'usage en période hivernale.

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Avril 2009



samedi 22 octobre 2016

Altschlossfelsen (Palatinat)

     Ce nom désigne une falaise rocheuse en grès rose qui s'étire sur près de 1,5 km par-delà la frontière franco-allemande. Située à 400 m d'altitude sur la colline de Brechenberg, elle représente la plus grande formation rocheuse du Palatinat. Etymologiquement, son nom signifie "rocher du vieux château", rappelant l'existence d'une forteresse médiévale aux XIe et XIIe siècles. Des éléments de la période gallo-romaine et de l'âge du fer ont également été mis au jour, témoignant d'une occupation des lieux par l'Homme plus ancienne encore. Par endroits, le rocher est profondément creusé par l'érosion, conduisant à la présence de nombreuses grottes ainsi que des colonnes qui peuvent atteindre près de 30 m de hauteur. Le site est facilement accessible au départ de Roppeviller dans le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord. Il constitue un site de nidification du Faucon pèlerin et du Grand Corbeau.


Grès rose de l'Altschlossfelsen

     Après une première incursion dans le Palatinat au départ de l'Etang de Hanau, retour dans ce secteur en début d'automne pour parcourir cette falaise sur laquelle nous lorgnions depuis quelque temps déjà. En route donc pour le petit village de Roppeviller que l'on rejoint par une départementale, qui cède sa place à une route étroite conduisant à une piste pavée, qui se transforme finalement en chemin forestier, procurant ainsi une étrange impression de terminus. A partir de là, l'itinéraire est des plus simples. On emprunte le sentier baptisé "Helmut Kohl" pour prendre à droite et atteindre la base de la falaise. On la longe jusqu'à son extrémité Nord où on effectue un demi-tour pour revenir par la crête, qui offre ça et là de jolies perspectives sur le Pays de Bitche. Et on termine cette courte mais insolite promenade par un rapide aller-retour vers le Rocher de Diane et son bas-relief gallo-romain.

Octobre 2016


vendredi 23 septembre 2016

Lac de Riondaz, par le Refuge de Turia (Vanoise)

     En bordure du Parc de la Vanoise, le Lac de Riondaz est une étendue d'eau naturelle située au Nord du Mont Pourri dans la Réserve Naturelle des Hauts de Villaroger. Cet espace protégé de plus de 1000 ha englobe notamment une zone de forêt qui sert en période hivernale de refuge à quelques espèces emblématiques de la faune sauvage, en particulier le Tétras lyre. On atteint habituellement le lac au départ du hameau de la Gurraz en passant par le Refuge de Turia. Le parcours débute par un sentier bordé d'arbres avant de s'ouvrir sur les alpages à proximité du refuge et finir dans des éboulis morainiques à l'approche du lac. La première partie emprunte un itinéraire balisé que l'on quitte peu après le refuge pour suivre les nombreux cairns qui tracent la voie. La flore est diversifiée de même que la lépidofaune : Nacrés, Hespérides et autres Argus s'observent en effet en grand nombre le long du sentier. Il faut compter 6h environ pour un dénivelé de 1000 m. 


Refuge de Turia

     Notre premier passage dans le secteur remonte à quelques années lors de l'ascension du Mont Pourri par le Dôme de la Sache. Nous avions alors gagné en début de saison le Refuge de Turia en empruntant la rude descente du Grand Col qui était enneigée tout comme le lac. A cette époque, le refuge n'était pas gardé et nous avions mis quelque temps pour trouver nos marques. Cette fois, les choses étaient bien différentes puisque la gardienne était encore présente en cette fin d'été. Elle était ravie de nous voir arriver et retrouver ainsi un peu de compagnie après un week-end qui avait vu défiler pas mal de monde. Ensuite, ce fut la visite d'un berger venu soigner une brebis blessée. Après une petite pose pour boire un café, nous poursuivons et gagnons finalement le lac supérieur. Le ciel se couvrira progressivement, masquant en bonne part les hauts sommets comme la Grande Sassière et le Mont-Blanc, pour se dégager à nouveau au retour. Une belle sortie dans un décor sauvage, sans aucun doute ...

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Août 2016





samedi 10 septembre 2016

Pointe de la Galise, par le col et l'arête Sud (Alpes Grées)

     Située sur la frontière italienne comme la Becca du Lac et bien d'autres, la Pointe de la Galise est une course qui fut fréquentée à une époque, puis tombée dans l'oubli avant de renaître à nouveau de ses cendres. Difficile de trouver une explication à cela car il s'agit d'une belle sortie d'initiation à l'alpinisme lorsqu'on réalise la sortie par la voie normale empruntant le Glacier de Bassagne. Elle présente un attrait supplémentaire, même si les choses se compliquent quelque peu, lorsqu'on l'aborde par l'arête rocheuse. Outre le fait que certains passages sont exposés, il faut être vigilant en raison d'un rocher qui n'est pas toujours de bonne qualité, certains blocs se révélant particulièrement instables. Idéalement, la sortie débute au refuge de Prariond qui nous avait déjà hébergé avant l'ascension de la Grande Aiguille Rousse. Dans le cas présent, des problèmes d'organisation liés notamment aux prévisions météo nous ont contraint à un départ très matinal de Bourg-Saint-Maurice.


Génépi des glaciers sur l'Arête Sud de la Pointe de la Galise

     Départ donc sous la lune du Pont St-Charles pour gagner le refuge, où nous prenons le temps d'avaler un café et de manger un bout de pain. Les lampes frontales sont déjà bien visibles en direction de la voie normale. Ayant opté pour l'arête Sud, nous gagnons d'un bon pas le Col de la Galise qui s'ouvre sur le versant italien où le soleil pointe le bout du nez. On entame alors la traversée de l'arête en veillant à rester au maximum sur le fil, ce qui nous vaut quelques jolis pas d'escalade. Le Genépi est abondant par endroits mais sa cueillette est interdite, Parc de la Vanoise oblige. Dommage ! N'ayant pas trainé en chemin, nous dépassons finalement le groupe parti le matin du refuge au moment où nous rejoignons la fin de la voie normale. Au retour, on entame la descente par l'arête droite du glacier, un pied en France, l'autre en Italie, avant de tomber nez-à-nez avec une harde de bouquetins. Arrivée au refuge pour une omelette au lard bien méritée. Que la montagne fut belle en cette fin d'été ...

Quelques photos de la flore et de la faune sont proposées ici.

Août 2016





mardi 6 septembre 2016

Nid d'Aigle et Glacier de Bionnassay (Mont-Blanc)

     Le Nid d'Aigle est le terminus du Tramway du Mont-Blanc qui amène, à près de 2400 m d'altitude au départ de Saint-Gervais ou des quelques gares intermédiaires, touristes d’un jour et alpinistes se rendant au refuge de Tête Rousse pour entreprendre l’ascension du Mont Blanc par la voie normale. Ce lieu très fréquenté en période estivale en raison de son accès aisé peut également être atteint par un itinéraire de randonnée qui l'est beaucoup moins et qui permet, en 5h et un denivelé de 1000 m environ, d'approcher au plus près le Glacier de Bionnassay. Il convient pour cela de remonter depuis Le Fayet la D902 en direction des Contamines-Montjoie. A hauteur de Bionnay, tourner à gauche vers Bionnassay, traverser le hameau en empruntant l'étroite route principale et garer la voiture au lieu-dit Le Crozat.


Aiguille et Glacier de Bionnassay

     On entame la montée vers le Chalet du Chalère en traversant le torrent de Bionnassay par le Pont des Places pour prendre ensuite à gauche. On emprunte alors un chemin pentu qui monte en forêt et, après avoir longé une cascade, on tourne à gauche pour suivre plein Nord une variante du Tour du Mont-Blanc. Ce chemin conduit à une longue passerelle enjambant le torrent issu du glacier. On tourne ensuite à droite en direction du Chalet de l’Are. Après les alpages, le chemin s’élève nettement sur la moraine latérale (présence de nombreuses échelles métalliques et de mains courantes) pour remonter en direction du Nid d’Aigle. Au retour, on poursuit tout droit après les alpages de l’Are en direction du lieu-dit Les Bettières pour rejoindre le parking. Revenus 10 ans plus tard sur les lieux, le glacier a fortement régressé ...

Septembre 2007 & Août 2016



samedi 3 septembre 2016

Désert de Platé (Haut-Giffre)

     Avec un dénivelé de plus de 1000 m, cette randonnée en boucle de près de 15 km permet de découvrir une des plus grandes étendues de lapiaz en Europe. Cette formation géologique de surface est créée par le ruissellement des eaux de pluie qui provoquent la dissolution de roches calcaires et dolomitiques, comme évoqué précédemment pour le plateau du Vercors. Ce type de « sol » est sillonné de nombreuses crevasses qui peuvent être profondes de plusieurs mètres. Le tracé emprunte quelques passages délicats, éboulis ou dalles en pente équipées de marches et de rampes. A l'instar de l'Aiguillette des Houches, il offre un splendide panorama sur la partie Ouest de la chaîne du Mont-Blanc, du Tacul aux Dômes de Miage. La flore et la faune sont bien présentes, notamment entre le Col de la Portette et le Dérochoir situés au Sud de la Réserve Naturelle de Sixt-Passy qui inclut notamment le Mont Buet.

Lapiaz au Désert de Platé sur fond de Mont-Blanc

     De Praz Coutant, emprunter initialement le Tour du Pays du Mont-Blanc (TPMB) en direction de Charbonnière. Virer plein Nord avant les chalets sur un chemin qui va grimper droit dans les courbes de niveau. Des panneaux didactiques retracent l'histoire géologique des lieux. Un passage un peu plus chaotique entre les rochers permet de déboucher sur le Désert de Platé. Au refuge, prendre à droite en direction du Col de la Portette qui offre une large vue sur les Rochers des Fiz. Descendre ensuite quelques lacets puis s’orienter vers l’Est en direction du passage du Dérochoir. Amorcer la descente en direction des Chalets des Ayères. On y rejoint la piste du TPMB qu’on emprunte brièvement avant de descendre en direction du Lac Vert, d'où on regagne Praz Coutant. L'itinéraire peut être pratiqué dans le sens inverse selon les envies, comme ce fut le cas cette année après avoir suivi le tracé horloger près de 10 ans plus tôt.

Quelques photos illustrant la flore sont proposées ici et un itinéraire détaillé .

Août 2006 & Août 2016

lundi 15 août 2016

Fondry des Chiens (Calestienne)

     La Calestienne est une région géologique de Belgique. Elle s'étend au Sud de la Fagne-Famenne en une bande étroite de quelques kilomètres mais longue de plus de 100 km et qui déborde légèrement sur le territoire français. Elle se caractérise par un sol calcaire résultant de dépôts remontant à ± 400 millions d'années et soumis par endroits à une importante érosion karstique par dissolution des roches. Le Fondry des Chiens en constitue un remarquable exemple. Cette cavité naturelle d'une vingtaine de mètres de profondeur, qui fut exploitée dès l'époque gallo-romaine pour en extraire le minerai de fer, bénéficie actuellement du statut de réserve naturelle. Comme au plateau des Abannets qui s'étend immédiatement au Nord et à la Roche Trouée au Sud dont les traces d'occupation par l'Homme remontent au Paléolitique, les pelouses calcaires qui s'y développent abritent un végétation thermophile et xérophile comprenant notamment plusieurs espèces d'Orchidées. Plus de 50 espèces de papillons ont également été recensées dans le secteur ainsi que 3 espèces de chauves-souris.


Fondry des Chiens

     Le Fondry des Chiens est facilement accessible au départ d'un parking situé sur les hauteurs du village de Nismes et constitue donc un site qui peut être très fréquenté. L'escalade y est interdite en raison de divers accidents survenus dans le passé. Des sentes chaotiques circulent néanmoins dans la partie basse du gouffre, à mi-chemin par endroits entre randonnée avec les mains et spéléologie. La visite peut être de courte durée si l'on se limite strictement à ce site mais comme il s'inscrit dans un domaine beaucoup plus vaste, les possibilités de randonnée sont multiples. En visitant le secteur à plusieurs reprises, nous avons en effet emprunté à chaque fois des tracés différents. Ainsi par exemple, il est possible au départ de Nismes de parcourir successivement les Abannets pour gagner ensuite le Fondry des Chiens et rejoindre enfin la Roche Trouée. L'occasion nous a été donnée de retrouver nombre d'espèces des pelouses calcaires que l'on rencontre notamment au Parc de Furfooz et à la Montagne de Ranzinelle comme la Globulaire allongée ou l'Ail à tête ronde.  A découvrir, sans aucun doute ...

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Août 2016

jeudi 11 août 2016

Le Cheslé (Ardenne)

     Désignant un château sur un rocher, le Cheslé abrite un oppidum celte qui fut occupé du VIIIe au VIe siècle avant notre ère. Dominant l'Ourthe à 330 m d'altitude, le site s'étend sur un promontoire de près de 750 m de longueur, à deux méandres de rivière au Nord du Hérou. Il est entouré d'un rempart aux murs construits en pierres sèches et bénéficie en outre de la protection naturelle offerte en plusieurs endroits par les fortes pentes qui le séparent de l'Ourthe serpentant en contrebas. Inscrit au Patrimoine majeur de Wallonie, le site fait l'objet campagnes de fouilles et de reconstitutions depuis 1960. Il est accessible par divers sentiers, une partie du tracé étant agrémentée de divers panneaux didactiques.


Le Cheslé

     Sans savoir que la visite du site nous ramènerait à l'Age du fer, nous avions opté pour cette sortie en nous basant, après la lecture de la carte, sur la configuration des lieux : un promontoire étendu, cerné pratiquement de tous côtés par les méandres de l'Ourthe. L'accès le plus évident consiste à partir du village de Bérisménil au Nord. Nous avons cependant opté pour un tracé plus varié qui associe en effet de larges pistes et d'étroits sentiers, certains longeant l'Ourthe au plus près, d'autres offrant depuis les hauteurs de belles perspectives sur la vallée. Fleurs, fougères et papillons sont bien présents sur l'ensemble de l'itinéraire, que l'on peut parcourir en une demi-journée dans un grand silence, hormis le bruit de l'eau.

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Août 2016

mercredi 10 août 2016

Le Hérou (Ardenne)

     En début d'été, l'idée nous est venue d'effectuer une petite incursion en terre ardennaise, une région que nous avons abondamment arpentée de nombreuses années auparavant. Le choix s'est porté sur le Parc naturel des deux-Ourthes. S'étendant sur près de 80.000 ha, il couvre notamment les roches schisteuses les plus anciennes de Belgique qui remontent au début du Paléozoïque il y a plus de 350 millions d'années. Ainsi, après avoir parcouru le Plateau des Tailles au Nord, une vaste zone marécageuse érigée en réserve naturelle à plus de 600 m d'altitude, ce fut au tour du Hérou qui domine les méandres de l'Ourthe. Cet éperon rocheux de phyllades s'étire sur 1 500 m environ et atteint une hauteur 80 m. Il figure sur la liste du patrimoine exceptionnel de la Région wallonne et est classé en zone Natura 2000.


Cuivré commun (Lycaena phlaeas) sur fond d'Ourthe

     Le site est facilement accessible en aller-retour depuis le plateau s'étalant à 350 m d'altitude. Mais il est également possible de le parcourir en effectuant une boucle qui n'excède pas 2h et qui emprunte en partie le GR57. L'itinéraire ne présente pas de difficulté hormis quelques passages en léger dévers ou un rien plus pentus. Ainsi, on peut amorcer la descente au départ de la petite Chapelle d'Ollomont. On longe ensuite la rivière et on remonte enfin vers le rocher du Hérou et le sentier François Rémy, d'où on jouit d'une large vue sur les méandres de l'Ourthe. La flore est bien présente sur les rochers (Callune, Genêt à balais, Mélampyre, ...) ainsi que le long du cours d'eau (Balsamine des bois, Salicaire, Grande Lysimaque, ...). En route maintenant pour le Cheslé, un méandre plus au Nord ...

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Août 2016

mercredi 3 août 2016

Source de la Loue et Gorges de Nouailles (Jura)

     Le Doubs prend sa source dans la Forêt de Noirmont, à près de 950 m d'altitude et à un jet de pierre de la frontière franco-suisse. Quant à la Loue, un de ses affluents, elle sort de terre 35 km plus au Nord et 400 m plus bas. D'une vaste grotte qui s'ouvre sur plusieurs dizaines de mètres au pied d'une imposante falaise, la Loue s'écoule dans les Gorges de Nouailles, une vallée karstique encaissée résultant de l'érosion de roches calcaires du Jurassique datant de 150 millions d'années environLes deux cours d'eau sont en réalité plus intimement liés qu'on ne pourrait le penser puisque la Loue constitue une résurgence du Doubs. Les deux sites, agrémentés de panneaux didactiques, sont aisément accessibles en voiture puisque quelques centaines de mètres à pied tout au plus suffisent pour les rejoindre au départ des parkings voisins. Et avec un peu d'attention, vous pourrez y observer le Cincle plongeur.


Gorges de Nouailles

      Au risque de se répéter, rien n'empêche de considérer la Source de la Loue comme un objectif de randonnée, certes modeste, et non comme une simple promenade. Pour cela, rien de plus simple : il vous suffira d'emprunter le GR595 et sa variante qui longent la rivière, respectivement en rive gauche et en rive droite, afin d'effectuer un parcours en boucle qui serpente en forêt dans les Gorges de Nouailles. Hormis quelques passages glissants, le tracé ne présente pas de difficulté particulière. Alternant courtes montées et descentes sur une dizaine de kilomètres, l'itinéraire permet d'observer les nombreuses petites cascades qui se succèdent le long de la rivière. Au passage, il vous sera possible de pénétrer dans la Grotte des Faux Monneyeurs, à laquelle on accède par une échelle métallique. Le point de départ sera rejoint après 4h environ pour un dénivelé positif cumulé avoisinant les 500 m.

Avril 2013

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

samedi 23 juillet 2016

Mont de Baulmes (Jura)

     De retour dans le Jura vaudois, nous décidons de parcourir à nouveau les Aiguilles de Baulmes que nous avions déjà traversées précédemment en bonne part dans la brume. Nous espérions cette fois profiter de conditions plus clémentes et ce fut en partie le cas. En effet, même si les nuages se sont obstinément accrochés sur les divers sommets, notamment le Suchet et le Chasseron voisins, le soleil s'est montré généreux par moments. Pour varier les plaisirs, l'idée était d'emprunter un itinéraire permettant de suivre intégralement la crête jusqu'au Mont de Baulmes. Bien que celui-ci soit facilement accessible en voiture, quel dommage de ne pas profiter de ce joli coin du Jura pour effectuer un parcours pédestre plus étendu. De plus, en ce début d'été, la flore est bien présente, tant en forêt que sur la crête, variant ainsi les espèces en fonction de leur affinité pour le substrat et l'exposition.


Mont de Baulmes sur fond de Chasseron

      Le parcours débute au Sud de Sainte-Croix, d'où on entame une montée progressive en forêt agrémentée de quelques traversées d'alpages. La pente se raidit ensuite et le sentier chemine parmi les fleurs pour gagner, face au Suchet, la croix ornant le sommet des Aiguilles de Baulmes. Vient ensuite le cheminement le long de la crête en direction du Mont de Baulmes. Un court passage cablé mène à la grotte de la Cave noire dans laquelle on peut s'aventurer par un goulot de plus en plus étroit. Prévoir un éclairage et laisser les sacs de côté, sans ça ... Le retour sur la crête permet de gagner le point de vue du Mont de Baulmes et son panorama étendu sur la plaine et le village en contrebas, ainsi que le Lac de Neuchâtel et les Alpes au loin. Une nouvelle traversée d'alpage en profitant comme à l'accoutumée des portiques permet de regagner la piste et enfin le point de départ après 6h environ.

Juillet 2016

Quelques photos de la flore sont proposées ici et un itinéraire détaillé .


mercredi 13 juillet 2016

Belvédère de la Cendrée par les Echelles de la Mort (Jura)

     Initialement, nous devions revenir l'hiver dernier dans le Jura pour en poursuivre la découverte lors de randonnées en raquettes, comme ce fut le cas notamment au Suchet, au Creux du Vent et au Mont Tendre. Un gros imprévu nous ayant contraint d'annuler en toute dernière minute, c'est finalement au début de l'été que nous nous sommes retrouvés pour quelques jours aux abords de la frontière franco-suisse. Et pour bien commencer, la première sortie passait par les Echelles de la Mort situées en aval du Lac de Biaufond. Bigre ! En réalité, cette appellation prenait tout son sens voici 2 siècles à l'époque de la contrebande. De nos jours, le franchissement de la falaise s'effectue en effet par un escalier sécurisé d'une centaine de marches qui permet de gagner un point de vue sur cette partie encaissée de la vallée. L'itinéraire ravira les amateurs d'orchidées qui jalonnent le tracé en cette saison.


La Cendrée depuis l'alpage des Ellavines

      Plusieurs parcours sont possibles, depuis la simple remontée des échelles suivie d'un retour par un chemin annexe, jusqu'à une boucle plus large qui mène au Belvédère de la Cendrée, voire au-delà. C'est cette option qui fut retenue, permettant de varier les paysages en parcourant forêts et alpages, tantôt en dominant le Doubs, tantôt en le longeant, parfois même au plus près. A certains endroits, une flore typique des terrains calcaires, comprenant notamment l'Hélianthème nummulaire et l'Orchis pyramidalpeut être observée. L'itinéraire ne présente pas de difficulté, même si la prudence est requise par endroits de la part des personnes sujettes au vertige. De plus, l'étroit sentier longeant la rivière, jonché de racines et de cailloux, sollicite abondamment les chevilles. Le dénivelé et la distance restent néanmoins modestes, ce qui permet de parcourir les 10 km du tracé en quelques heures.

Juillet 2016

Quelques photos d'orchidées sont proposées ici et un itinéraire détaillé .



dimanche 10 juillet 2016

Schneeberg (Vosges Gréseuses)

     Au nord du Massif des Vosges s'élève le Schneeberg, à quelques encablures d'un axe reliant grossièrement le Rocher de Mutzig, la Cascade du Nideck et le Grand Ringelberg. Ce sommet, qui culmine à près de 1000 m d'altitude, est facilement accessible depuis les proches fermes du Schneeberg à l'Ouest, les maisons forestières de Wangenbourg au Nord ou du Nideck au Sud, ou encore le Col des Pandours à l'Est. La présence du Lottelfels (ou "Rocher qui bouge") en fit un lieu de jugement à l'époque mérovingienne. Une table d'orientation, un refuge non gardé à proximité et un dénivelé modeste constituent des éléments supplémentaires qui font de ce sommet un endroit qui peut être fort fréquenté en saison estivale.


Wangenbourg depuis les contreforts du Schneeberg

     Du Col des Pandours, le tracé le plus direct emprunte la route forestière du même nom. On la quitte après une poignée de kilomètres seulement pour remonter un étroit sentier vers la gauche. Il rejoint le refuge du Schneeberg pour atteindre ensuite les quelques marches menant au sommet. Il est néanmoins possible de s'écarter de cet itinéraire en effectuant une large boucle par le Nord ou par le Sud en direction des fermes du Schneeberg. Profitant d'un bref séjour dans le massif et en dépit d'une météo mitigée, nous avons décidé de parcourir à nouveau ce secteur des Vosges gréseuses. Comme nous avons pu le constater, il regorge encore de coins sauvages, pour peu que l'on s'écarte des sentiers balisés ...

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Juillet 2016



mercredi 13 avril 2016

Dôme de Chasseforêt (Vanoise)

     Culminant à 3586 m, le Dôme de Chasseforêt se dresse au centre des Glaciers de la Vanoise pratiquement à égale distance de la Pointe de la Réchasse au Nord et de la Dent Parrachée au Sud. Présentant peu de difficulté, cette course en bonne partie glaciaire est habituellement réalisée en début de saison depuis le refuge de la Valette. Constitué de 3 chalets distincts, il domine le lac du même nom situé en contrebas des glaciers. On le rejoint au départ du hameau des Prioux par un tracé évident mais pentu par endroits et au prix de 800 m de dénivelé. Des abords du refuge, on jouit d'une très belle vue non seulement sur le versant Ouest du Vallon de Chavière, du Dôme de Polset jusqu'aux Dents de la Portetta, mais aussi, plus au Nord, sur le Grand Bec et la Grande Casse. L'endroit est donc très prisé des randonneurs désireux de faire une halte lors d'une sortie à la journée.


Dôme de Chasseforêt, depuis le Mont Pelve

      Le Dôme de Chasseforêt fut gravi lors d'une sortie en famille. La veille au soir, nous avions sympathisé avec les membres d'une autre cordée qui allaient emprunter le même itinéraire à la montée mais pour gagner le Dôme des Nants. Pour ce faire, on se dirige au petit matin vers l'ancien refuge et on contourne un modeste lac avant d'entamer la montée vers le Col des Thurges. On poursuit l'ascension pour gagner le Dôme des Sonnailles (3361 m) qui offre une très belle vue sur la face Sud du Mont Pelve. De là, on se dirige vers le Col de Chasseforêt avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre le sommet. Le vent soufflait violemment au Dôme de Chasseforêt au point de nous plaquer littéralement au sol. Au retour, avant d'entamer la descente vers le refuge, nous avons pique-niqué sous le soleil à la sortie du glacier. Un accident tragique y surviendra quelques jours plus tard. La montagne est ainsi faite ...

Juin 2006



vendredi 18 mars 2016

Parc et Réserve Naturelle de Furfooz (Condroz)

      Le massif de Furfooz présente de multiples intérêts qui font le bonheur des amateurs de géologie et d’histoire mais aussi de faune et de flore. Il se caractérise en effet par l’existence de nombreuses grottes creusées au fil du temps par la Lesse et qui ont abrité les populations de la préhistoire il y a près de 15.000 ans. Leur exploration a mis au jour de nombreux objets et ossements remontant au Paléolithique et au Néolithique. Les vestiges romains de la forteresse d’Hauterecenne et de thermes remontent quant à eux aux IIIème et IVème siècles. Le site occupe un méandre de la rivière et se présente comme un vaste plateau coupé en son centre par le Ri des Vaux, un petit ruisseau souvent asséché. Par sa disposition et son orientation, il offre des biotopes variés à dominante calcicole et qui comprennent en particulier des zones boisées et des pelouses ainsi que des éboulis et des rochers où se développent une flore supportant de fortes conditions de chaleur et de sécheresse. On peut également y observer des espèces emblématiques comme le Faucon pèlerin ou le Demi-deuil. 


Trou du Grand Duc sur les hauteurs de la Lesse

     Le Parc de Furfooz est facilement accessible en voiture mais la région est belle et ce serait dommage de ne pas en profiter pleinement. Nous y étions passé rapidement lors d'une précédente sortie dont l'objectif était les Aiguilles de Chaleux. Nous avons donc remis le couvert mais en procédant cette fois en ordre inverse puisque l'itinéraire nous a conduit à Furfooz en passant par les Aiguilles. Le point de départ fut Walzin et son superbe château perché sur un promontoire dominant la Lesse. Construit au XIe siècle, il assurait la défense de l'accès Sud de la ville de Dinant, le passage obligé en venant de France étant alors le gué situé en contrebas. L'édifice a fait l'objet de nombreux sièges et destructions au cours des siècles, notamment lors de la révolution française durant laquelle furent détruites les archives. Propriété privée, il a ensuite fait l'objet d'importantes restaurations. L'itinéraire longe initialement la rivière avant de gagner les hauteurs pour rejoindre les Aiguilles de Chaleux. Il redescend ensuite vers la Lesse qu'il longe à nouveau pour nous mener au Parc de Furfooz.

D'autres photos du parc sont proposées ici et une flore utilisable sur smartphone est téléchargeable .

Mars 2016


mardi 8 mars 2016

Rochers de Néviau (Condroz)

      Situés en rive droite de la Meuse au Sud de Namur, les Rochers de Néviau (ou de Dave) consistent en une succession de falaises rocheuses d'une hauteur atteignant 70 mètres. Au même titre que les Aiguilles de Chaleux, les Rochers de Marche-les-Dames ou ceux de Freyr, ils représentent depuis de nombreuses années un site prisé des amateurs d'escalade. En effet, plus de 150 voies de difficultés variées (2 à 7c) y sont recensées. Constituées principalement de dolomite, ces roches sédimentaires de carbonate de calcium et de magnésium remontent à 350 Ma environ. Outre des fougères comme la Capillaire des murailles (Asplenium trichomanes), la flore y est représentée par des espèces déjà rencontrées sur les autres sites ainsi qu'au Parc Naturel de Furfooz, comme l’Ail à tête ronde, le Sysymbre d'Autriche ou encore la Laitue vivace, des plantes protégées en Région Wallonne.


Vallée de la Meuse, depuis le sommet des Rochers de Néviau

     Deux petites visites furent effectuées l'hiver pour identifier les chemins susceptibles d’être empruntés. Comme en maints endroits, diverses parties boisées sont en effet privées et la marge de manœuvre s'en trouve limitée. Une jolie boucle est cependant possible, qui nous emmène vers le Sud-Est, sur les hauteurs. Là se dressent les ruines d'un des 9 forts ayant fait partie, au même titre que celui de Malonne, de la Position fortifiée de Namur établie à la fin du XIXe siècle. Il s’agit toujours d’un domaine militaire, à l’abandon certes, mais qui reste donc interdit d’accès. On gagne ensuite les bords de Meuse face à la Réserve Naturelle Domaniale de l’Ile de Dave, une des rares îles de la Meuse a n’avoir pas été profondément modifiée par des aménagements. Enfin, on remonte en forêt pour rejoindre le sommet des Rochers de Néviau, d’où on jouit d’une très belle vue sur ce secteur de la vallée mosane.

Février 2016

vendredi 5 février 2016

La Motte (Vanoise)

     Dans le Vallon de Chavière au lieu-dit La Motte se trouve le refuge du Roc de la Pêche, au pied du rocher du même nom. Cet endroit est très prisé en période estivale car il peut être atteint rapidement depuis le hameau des Prioux que l'on rejoint en voiture au départ de Pralognan-la-Vanoise. L'hiver cependant, la route d’accès est fermée et il faut donc chausser les raquettes à hauteur des dernières habitations. Le tracé compte près de 12 km mais le dénivelé reste raisonnable (600 m environ). De plus, l'objectif peut se limiter aux seuls Prioux, ce qui réduit de moitié la longueur de l'itinéraire et son dénivelé. Le parcours traverse la forêt de Chollière, rejoint le GR55, se glisse si les conditions le permettent au pied du Petit Mont Blanc et remonte vers Montaimont, d'où on gagne le refuge. Ouvert toute l’année, il offre la perspective de réaliser la sortie sur 2 jours en passant une nuit en montagne.


Refuge du Roc de la Pêche, sur fond de Péclet-Polset

     Le refuge du Roc de la Pêche peut constituer un endroit idéal pour clôturer au mieux une longue boucle traversant les multiples cirques autour de Pralognan-la-Vanoise. Il nous a également permis d'effectuer une brève halte au retour d'un trek alpin qui, entre Tarentaise et Maurienne, avait comme objectif la Dent Parrachée. La première randonnée hivernale en direction du refuge eut lieu après de fortes pluies tombées durant la nuit et l'accès en était vivement déconseillé en raison des risques d'avalanche. La prudence fut donc de mise en veillant à éviter tous les endroits les plus exposés. La seconde sortie se déroula en revanche sous un beau ciel bleu, nous permettant de profiter au mieux de la vue offerte sur les Glaciers de la Vanoise et les sommets environnants comme Péclet-Polset et, au retour, le Grand Bec. On comprend que l'endroit puisse être apprécié des randonneurs, été comme hiver ...

D'autres photos illustrant cette sortie sont proposées ici et un itinéraire détaillé .

Janvier 2010



samedi 30 janvier 2016

Gorges d'Héric (Haut-Languedoc)

     Dans le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, les Gorges d'Héric s'étirent du Nord au Sud au pied du Caroux. Même si la distance parcourue avoisine 10 km, il s'agit plus d'une promenade familiale que d'une réelle randonnée. Le dénivelé dépasse en effet de peu les 300 m et le parcours peut-être effectué en 2-3h. Le sentier découverte qui mène aux quelques maisons de pierre à la toiture en lauzes emprunte une piste en dur. Il offre des informations sur l'histoire du site et sa géologie, sa faune et sa flore. Il est bordé de nombreux sites d'escalade et l'endroit est prisé des touristes (le parking situé à Verdier le Haut est donc devenu payant en saison !).


Le torrent d'Héric

     Le temps maussade dont nous avons bénéficié lors de notre séjour dans la région nous a contraint à adapter notre programme à maintes reprises. Ainsi en fut-il de cette matinée durant laquelle les fortes pluies ont eu raison de quelques tentatives vite avortées. La situation s'améliorant quelque peu en cours d'après-midi, nous avons décidé de faire un rapide aller-retour en direction du Hameau d'Héric où passe le GR7 qui relie le Caroux au Lac de Vézoles en passant par le Bardou. On comprend vite que les multiples cascades et bassins puissent être attractifs pour les promeneurs mais inutile de dire que nous étions seuls sur le parcours. A découvrir donc en évitant les périodes de forte affluence !

Avril 2012


Rem: le retour peut s'effectuer par le Bardou en une boucle passant au Nord par le Col de Bardou et au Sud par Mons.

Quelques photos du secteur sont proposées ici et d'autres illustrant la flore .



vendredi 29 janvier 2016

Saut de Vézoles et Sentier des Mille Marches (Haut-Languedoc)

     Mille marches, c'est beaucoup dire mais c'est une manière comme une autre de décrire cet itinéraire qui remonte, en direction du Lac de Vézoles, les Gorges du Bureau situées dans les Monts du Sommail au sein du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. L'itinéraire emprunte le GR77, un tracé de près de 100 km qui relie le Saut de Vézoles au Signal d'Alaric, le point culminant du massif du même nom. Le parcours est ludique, longeant au plus près le ruisseau ou jouant à saute-mouton avec lui, avant de s'ouvrir sur le vaste plateau où le Lac s'étend sur 50 ha. Le tracé est évident, sans risque de se perdre, mais la prudence reste de mise car les rochers peuvent être glissants par endroits. Le retour peut s'effectuer soit par l'Ouest en passant par le Col des Boeufs et le Col des Sept Frères, soit par l'Est en franchissant le barrage et en empruntant en partie la Route forestière de Rouvials.


Sous le Saut de Vézoles

     Après avoir notamment gagné le Lac de l'Airette par le Hameau du Bardou et gravi le Caroux par les Gorges de Colombières, cette randonnée nous a permis de clore notre escapade languedocienne comme nous l'avions commencée : sous la pluie et le vent, celui devenant tout simplement tempétueux sur le plateau sommital. Qu'à cela ne tienne, la sortie vaut le détour. Sur une douzaine de km parcourus en 5h environ au départ de Langlade, elle alterne les chemins qui se faufilent entre les rochers, des passages à gué franchissant le torrent et, au retour, de larges pistes forestières. Même en début de printemps, la flore, parfois bien différente de celle à laquelle nous sommes accoutumés, est bien présenteNous partions cependant vers le Sud pour retrouver le soleil alors que la grisaille avait envahi nos régions du Nord au Sud : pari perdu ! 

Avril 2012

Quelques photos du secteur sont proposées ici et d'autres illustrant la flore .