123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, le Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mercredi 13 avril 2016

Dôme de Chasseforêt (Vanoise)

     Culminant à 3586 m, le Dôme de Chasseforêt se dresse au centre des Glaciers de la Vanoise pratiquement à égale distance de la Pointe de la Réchasse au Nord et de la Dent Parrachée au Sud. Présentant peu de difficulté, cette course en bonne partie glaciaire est habituellement réalisée en début de saison depuis le refuge de la Valette. Constitué de 3 chalets distincts, il domine le lac du même nom situé en contrebas des glaciers. On le rejoint au départ du hameau des Prioux par un tracé évident mais pentu par endroits et au prix de 800 m de dénivelé. Des abords du refuge, on jouit d'une très belle vue non seulement sur le versant Ouest du Vallon de Chavière, du Dôme de Polset jusqu'aux Dents de la Portetta, mais aussi, plus au Nord, sur le Grand Bec et la Grande Casse. L'endroit est donc très prisé des randonneurs désireux de faire une halte lors d'une sortie à la journée.


Dôme de Chasseforêt, depuis le Mont Pelve

      Le Dôme de Chasseforêt fut gravi lors d'une sortie en famille après avoir, la veille au soir, sympathisé avec les membres d'une autre cordée qui prévoyaient de gagner le Dôme des Nants. Au petit matin, nous nous dirigeons donc vers l'ancien refuge pour contourner un modeste lac avant d'entamer la montée vers le Col des Thurges. L'ascension se poursuit alors pour gagner le Dôme des Sonnailles (3361 m) qui offre une très belle vue sur la face Sud du Mont Pelve. De là, on se dirige vers le Col de Chasseforêt avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre le sommet. Le vent y soufflait violemment au point de nous plaquer littéralement au sol. Au retour, avant d'entamer la descente vers le refuge, nous avons pique-niqué sous le soleil à la sortie du glacier à l'endroit même où un accident tragique surviendra quelques jours plus tard. La montagne est malheureusement ainsi faite ...


Roc de la Valette, Linaigrette de Scheuster, Lac de la Valette, Grande Casse, ancien refuge
Juin 2006



dimanche 3 avril 2016

Rocher de Villeneuve (Vanoise)

     Ce joli promontoire rocheux est séparé par le Col du Golet de la Crête du Mont Charvet qui relie les Dents de la Portetta au Sud à la Dent du Villard au Nord. Faisant face au Grand Bec et à la Pointe du Creux Noir, ce n'est pourtant pas le Rocher de Villeneuve que l'on aperçoit en premier lieu lorsque l'on remonte le Doron de Pralognan. Depuis les Gorges de Ballandaz, ce sont en effet le Grand Bec et la Dent du Villard qui se dressent de part et d'autre de la vallée. Moins prisé que des itinéraires plus classiques - et inévitablement très fréquentés - comme le Lac des Vaches ou le Petit Mont Blanc, le Rocher de Villeneuve ne présente cependant pas moins d'intérêt en raison du panorama étendu qu'il offre sur de nombreux sommets voisins.


Rocher de Villeneuve depuis Chambéranger

     Le Col du Golet fut emprunté à plusieurs reprises lors de randonnées estivales ou hivernales. Un premier passage eut lieu l'été après avoir effectué la traversée de la Crête du Mont Charvet. Ensuite, ce fut l'hiver en empruntant il est vrai un tracé peu conventionnel et non dépourvu de danger en raison notamment de pentes plus accusées. Enfin, retour l'été pour enchaîner par la traversée de la Dent du Villard et apercevoir un Aigle royal. Le parcours le plus direct pour rejoindre le Rocher de Villeneuve reste cependant celui qui débute au hameau de La Croix en passant par le belvédère du Rocher des Fattes. Le retour peut alors s'effectuer par le Ravin du Mont Charvet, en respectant bien sûr les précautions d'usage en période hivernale.


Rochers des Platières et de Villeneuve, Pointes de la Réchasse et du Dard, Col du golet, Grand Bec, Dents de la Portetta

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Avril 2009



vendredi 1 avril 2016

Cirque et Col du Génépy (Vanoise)

    Le Cirque du Génépy se situe au fond du Vallon de Chavière, pratiquement à égale distance du col du même nom permettant de gagner la Maurienne et du hameau des Prioux. Il est dominé, au nord par le Roc du Blanchon, à l'Est par les Dômes et le Glacier du Génépy et, au Sud par le Col du Génépy, lequel se prolonge par la Crête de l'Argentine. Bien visible du GR55 que l'on emprunte pour rejoindre le refuge de Péclet-Polset, on y accède facilement l'été depuis les Prioux en passant par les chalets de Montaimont au prix d'un denivelé de 600 m environ. Pour accéder au col, il faut ajouter plus de 500 m de dénivelé en empruntant une crête morainique à la pente soutenue par endroits et progresser ensuite parmi les éboulis. L'hiver, rejoindre le cirque s'avère plus exigeant puisque la route d'accès au départ de Pralognan est fermée. De plus, le secteur est réputé avalancheux et la plus grande prudence est donc de mise.


Cirque, Dômes, Glacier et Col du Génépy

     A l'écart du GR55, le Cirque du Génépy est un endroit bien plus sauvage que la large piste empruntée par les très nombreux randonneurs se rendant au Lac Blanc. Nous l'avons parcouru à plusieurs reprises lors de randonnées estivales et hivernales, de même qu'au retour d'un trek d'alpinisme qui nous avait mené en 3 jours de Tarentaise en Maurienne. Du cirque, on rejoint le Col du Génépy en poursuivant sur le sentier qui se dirige vers l'Alpage du Ritort en contournant la Pointe Ariande. On le quitte cependant très vite pour remonter plein Sud en droite ligne dans les courbes de niveau. Une fois atteint le col, on redescend brièvement sur l'autre versant pour rejoindre en contrebas un petit lac sans nom, d’où on jouit d’une belle vue sur le Glacier de Gébroulaz, le Dôme de Polset et l’Aiguille de Péclet. C'est dans les alpages sous ce col que l'occasion nous a été donnée d'apercevoir une harde de chamois au retour de la Pointe de l'Observatoire.


Vallon de Chavière, Montaimont, Dôme de Polset, Lac du Génépy, Doron de Chavière

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :


Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), Campanule à feuilles de cochléaire (Campanula cochleariifolia), Saxifrage étoilée (Saxifraga stellaris), Linaire des Alpes (Linaria alpina), Solidage alpestre (Solidago virgaurea subsp. alpestris), Epiaire hérissée (Stachys pradica), Saxifrage faux orpin (Saxifraga aizoides), Petite Astrance (Astrantia minor), Myosotis des Alpes (Myosotis alpestris), Piloselle des glaciers (Hieracium glaciale), Pédiculaire du Mont Cenis (Pedicularis cenisia), Séneçon blanchâtre (Senecio incanus), Antennaire dioique (Antennaria dioica), Colchique des Alpes (Colchicum alpinum), Aconit paniculé (Aconitum variegatum subsp. paniculatum), Orchis alpestre (Dactylorhiza alpestris), Saule réticulé (Salix reticulata), Armérie des Alpes (Armeria alpina), Bistorte (Bistorta officinalis), Gentiane jaune (Gentiana lutea), Géranium des forêts (Geranium sylvaticum), Epilobe en épi (Epilobium angustifolium), Campanule barbue (Campanula barbata), Primevère hirsute (Primula hirsuta), Céraiste des champs (Cerastium arvense), Pédiculaire verticillée (Pedicularis verticillata), Biscutelle commune (Biscutella laevigata), Crépide orangée (Crepis aurea), Centaurée uniflore (Centaurea uniflora), Pseudorchis blanc (Pseudorchis albida), Arabette des Alpes (Arabis alpina), Sainfoin montagnard (Onobrychis viciifolia subsp. montana), Véronique des Alpes (Veronica alpina), Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), Benoîte des montagnes (Geum montanum) & Raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum).


Quelques espèces observées entre les Prioux et le Col du Génépy

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Août 2010