123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, le Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

samedi 10 novembre 2018

Lacs du Crozet et de la Grande Sitre (Belledonne)

    Notre dernière randonnée botanique du début d'été aura pour cadre le Massif de Belledonne qui, sur une soixantaine de kilomètres, s'étire en une succession de chaînons depuis Grenoble. Ainsi, au massif de Belledonne proprement dit situé au Sud font suite vers le Nord-Est ceux des 7 Laux et de l'Allevard. L'Isère et la Vallée du Grésivaudan les séparent des Bauges et de la Chartreuse à l'Ouest. A l'Est, ce sont notamment l'Arc et l'Eau d'Olle qui marquent la séparation avec les massifs de la Vanoise et des Grandes Rousses. Le principal sommet, le Grand Pic de Belledonne, culmine à près de 3000 m d'altitude. Sur son versant Ouest s'étalent une multitude de lacs que l'on peu atteindre sans difficulté au prix de 700 m de dénivelé environ. Ainsi en est-il des lacs de Crop au Nord, du Crozet à l'Ouest et Robert au Sud. Ces derniers sont inclus dans une zone Natura 2000.


Massif de Belledonne dominant la Vallée du Grésivaudan

    Partis de Chartreuse le matin-même, c'est dans ce secteur que nous décidons de nous rendre, en particulier aux abords du Lac du Crozet. La voie la plus directe pour l'atteindre consiste à partir de Pré Raymond à l'Est de Revel en effectuant un parcours en aller-retour. Nous opterons pour une large boucle qui débutera par un tracé en forêt au départ du Pré du Molard avant de gagner les pelouses alpines et les rocailles à proximité du lac où la flore est riche en espèces variées. De là, nous gagnerons le Lac de la Grande Sitre en empruntant le Col du Loup. La présence de neige sur les hauteurs ne facilitera pas toujours la progression et le retour se fera en fin d'après-midi sous une belle lumière et dans un calme absolu, hormis les aboiements d'un Patou à la Pointe de la Sitre. Comme le Grand Som en Chartreuse, cette première dans la Chaîne de Belledonne devrait en appeler bien d'autres ...


Trois Ruisseaux, Lac du Crozet, Violette à 2 fleurs, Primevère hirsute, Lac de la Grande Sitre
Juillet 2018

mardi 6 novembre 2018

Petit et Grand Som (Chartreuse)

    En ce début d'été, nous poursuivons nos "randonnées botaniques" entamées les années précédentes du Jura à la Vanoise. Nos pas nous guiderons vers le Monastère de la Grande Chartreuse où nous opterons pour un sommet en position centrale de manière à bénéficier d'une vue étendue sur un massif qui nous est totalement inconnu. Ce sera donc le Grand Som qui domine le vaste domaine abritant les moines-ermites de l'ordre des Chartreux. Un premier monastère édifié à la fin du XIe siècle fut détruit par un éboulement au début du siècle suivant. Un second fut alors construit quelques kilomètres en aval dans le même vallon de Saint-Bruno. A la suite d'un incendie qui le détruisit à son tour au XVIIe siècle, un nouveau bâtiment fut édifié selon le schéma actuel et classé au titre des monuments historiques en 1932. Les liqueurs de Chartreuse élaborées à partir de nombreuses plantes selon des recettes tenues secrètes ont été commercialisées à partir du XVIIe siècle. Elles représentent la principale source financière du monastère.


Petit et Grand Som

    Le Grand Som peut-être atteint par le Nord, l'Est ou le Sud en passant respectivement par les Cols de Bovinant, des Aures ou du Frenay. Notre choix se portera néanmoins sur un départ depuis l'Ouest en empruntant le Col de la Ruchère en enchaînant ainsi les 2 sommets. Le tracé monte en forêt avant de gagner les alpages sous le Petit Som que l'on atteint en remontant une brêche. Le tracé conduit ensuite vers l'Habert de Bovinant et son troupeau gardé par un Patou avant de gagner le sommet du Grand Som par le Sentier des Moutons. La flore comprend bon nombre d'espèces rencontrées auparavant au Crêt des Mouches dans le Massif des Bornes et à la Dent des Portes dans les Bauges, y compris quelques espèces emblématiques comme le Lis martagon. Mais les 900 m de dénivelé parcourus en 8h environ nous réserveront aussi de belles surprises avec en particulier la Potentille brillante, l'Ail victorial et le Centranthe à feuilles étroites. Une première expérience en terre de Chartreuse qui ne devrait donc pas rester sans suite !


Brêche du Petit Som, Potentille, Ail et Centranthe, Grand Som et Vallon de Saint-Bruno

Juillet 2018

jeudi 1 novembre 2018

Dent des Portes (Bauges)

    Quatre massifs en quatre jours, ou comment réaliser une première observation de leur flore en s'écartant quelque peu de l'axe Nord-Sud que nous suivons habituellement des Vosges à la Vanoise. Ainsi, après une incursion dans le Massif des Bornes en montant notamment au Crêt des Mouches, nous décidons de nous rendre à la Dent des Portes dans le Massif des Bauges. Ce n'est peut-être pas le meilleur choix pour ceux qui connaissent le secteur mais il faut bien commencer par un sommet et celui-ci présente l'avantage d'un dénivelé modeste et d'une position centrale au sein du massif. Le choix s'avèrera judicieux avec quelques belles espèces à se mettre sous l'objectif, en particulier la Primevère de Balbis ou Oreille d'ours pour ne citer que celle-là. La preuve s'il en fallait qu'il n'est pas toujours nécessaire d'accumuler les kilomètres pour faire de belles découvertes.


Dent des Portes

     Nous entamons l'ascension au parking situé au-delà du Cul du Bois, un lieu-dit situé à quelques kilomètres au Nord-Est du Châtelard, le chef-lieu du canton. Le sentier s'élève en forêt, initialement vers l'Est, jusqu'au pied de la Dent des Portes. On effectue alors une petite boucle en empruntant vers le Sud le GRP du Massif des Bauges avant de revenir plein Nord par un sentier en crête traversant des alpages abondamment fleuris en début d'été. Une sente étroite et raide permet alors de gagner le sommet de la Dent en offrant une jolie vue sur le Mont Trélod tout proche. On entame ensuite la descente vers l'itinéraire de montée que l'on prolonge jusqu'au le Chalet du Golet au Nord. Une large piste forestière permet de regagner le point de départ après 700 m de dénivelé environ, auxquels il faut ajouter 350 m si on inclut dans la boucle le sommet du Mont Trélod.


En forêt, Sous la Dent, Oreille d'Ours, Mont Trélod, Chalet du Golet

Juillet 2018

dimanche 28 octobre 2018

Crêt des Mouches (Bornes - Aravis)

    Au lendemain du Col de Frêtes situé sur les hauteurs du Lac d'Annecy, nous entamons une série de sorties botaniques qui nous conduiront successivement des Bornes-Aravis aux massifs des Bauges, de la Chartreuse et de Belledone. Ces randonnées ont pour objectif, non pas de dresser un inventaire exhaustif de la flore présente, mais d'en identifier les espèces les plus courantes ou les plus emblématiques que l'on peut observer sans trop de difficulté aux abords des sentiers. Elles s'inscrivent dans la continuité de celles effectuées les années précédentes dans divers massifs et feront suite, par exemple, au Chasseron dans le Jura, au Désert de Platé dans le Haut-Giffre, à la Tête de Charousse dans le Chablais, au Crêt du Rey dans le Beaufortain, au Rocher de la Sèche en Vanoise et à la Grande Sassière dans les Alpes Grées. La flore du Crêt des Mouches, également riche et diversifiée, présente, outre plusieurs orchidées, quelques espèces que l'on rencontre moins fréquemment comme la Pulsatille mille-feuilles.


Rocher d'Arclosan sur fond de Crêt des Mouches

     Proche de la Tournette tout en étant moins fréquenté, le Crêt des Mouches offre un panorama étendu non seulement sur le Lac d'Annecy mais aussi sur de nombreux sommets, notamment des massifs des Bauges et des Aravis. Le tracé d'une quinzaine de km et de 1000 m de dénivelé débute au hameau de Plan Montmin au Sud-Est du lac. On emprunte initialement une large piste menant aux chalets du Chenay pour la quitter vers l'Est par un sentier en lacet qui remonte en forêt vers l'alpage de l'Arpettaz. S'ensuit alors une longue traversée vers le Nord, pratiquement rectiligne, qui contourne la Pointe de Chauriande par l'Est, rejoint les Chalets d'Arclosan et nous amène sous le col séparant la Pointe de Banc Fleury et le Crêt des Mouches. De là, une montée un rien plus rude permet de gagner rapidement la croix sommitale. Le retour se fera en empruntant la crête orientée Sud-Est offrant une belle vue sur le Massif du Mont-Blanc avant de regagner par les alpages la Croix d'Arclosan d'où on entame la descente.


Bauges, Pulsatille, Chalets d'Arclosan, Lac d'Annecy et Tournette, Aravis et Mont-Blanc

Juillet 2018

mercredi 17 octobre 2018

Vallée de l'Hermeton (Condroz)

    A l'instar de la Molignée, un autre affluent de la Meuse plus au Nord, l'Hermeton s'écoule d'Ouest en Est pour se jeter en rive gauche de ce même fleuve. Prenant sa source en Fagne-Famenne, l'Hermeton est une rivière poissonneuse qui traverse bois et prairies avant de pénétrer en forêt condrusienne. Le relief est alors plus accidenté et la vallée se fait plus sombre et encaissée. Le lit de la rivière, creusé au fil du temps dans le socle schisteux, présente de multiples méandres. Remonter le cours de l'Hermeton revient donc à varier continuellement d'orientation en empruntant tantôt des passages rocheux étroits et glissants dominant la rivière, tantôt des sentiers plus larges se faufilant dans la végétation.


Sentier forestier en remontant l'Hermeton

     Lors d'une première randonnée, nous avions opté pour une large boucle en direction de l'Ouest. Sur une vingtaine de kilomètres, l'itinéraire suit le cours de l'Hermeton en direction du Moulin de Prêle pour ensuite revenir par des pistes forestières et de petites routes de campagne. Cinq ans plus tard, nous remettons le couvert en empruntant cette fois des tracés alternatifs. L'un au Nord permet, depuis les hauteurs d'Hastière, de rejoindre la rivière en aval des cordes fixes par une pente plus accusée, la Tienne d'Enfer; l'autre au Sud longe un affluent de l'Hermeton, le Ruisseau de Soumiée, que l'on traverse à gué à plusieurs reprises. Le parcours revêt alors un caractère des plus sauvages ...


Moulin de l'Hermeton, fontaine, passage cablé, Moulin de Prêle, passage à gué.

Octobre 2013 & 2018

vendredi 12 octobre 2018

Grand Taureau (Jura)


     Retour au Grand Taureau après une première visite effectuée en fin de printemps quelques années plus tôt. Les conditions n'étaient alors pas optimales car le temps était maussade et brumeux en début de journée avant de se dégager quelque peu l'après-midi. Comme le Châteleu situé un peu plus à l'Est, le Grand Taureau est un sommet sans prétention qui se laisse gravir sans difficulté. Il vaut cependant le détour si l'on ne se contente pas de l'atteindre au départ du parking situé sous le sommet. Le tracé offre alors une belle opportunité de progresser en pleine nature où les chances de croiser âme qui vive sont pratiquement inexistantes. Le Jura dans ce qu'il a de meilleur en quelque sorte. Et selon la saison, quelques belles espèces florales peuvent être observées, notamment la Nivéole de printemps bien présente près du Ruisseau des Entreportes.


Montagne du Larmont sur fond de Grand Taureau

     Les conditions sont bien différentes en cette fin d'été et la sortie sera effectuée sous un soleil radieux. Des Dames des Entreportes, nous remontons en direction de la Ferme de la Motte avant de pénétrer en forêt. Le tracé emprunte la Route de l'Absinthe pour déboucher sur l'alpage qui domine les Rochers de Larmont. Il suffit alors de suivre le Sentier découverte qui longe la crête pour ensuite rejoindre la piste et gagner le sommet au bout de 2 km environ. La vue s'ouvre alors vers la Roche de Hautepierre et le Crêt Monniot au Nord et le Chasseron au Sud. La sortie peut s'effectuer en simple aller-retour ou en effectuant un crochet par Grange Ferry mais il est possible de poursuivre au-delà du sommet. On rejoint alors un itinéraire de randonnée par-delà la frontière suisse en direction de la ferme de la Grosse Ronde avant de regagner le point de départ.


Dames des Entreportes, la Motte, Rochers du Larmont, frontière, Nivéole de printemps

Avril 2013 & Septembre 2018

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

mardi 18 septembre 2018

Col des Frêtes (Bornes - Aravis)

     Initialement, cette journée était prévue pour prendre un peu de repos après les 4 jours d'alpinisme autour du Refuge de la Femma en Vanoise et l'escalade de la Pointe de Cerdosse dans le Beaufortain. Finalement, en guise de préambule à quelques randonnées botaniques prévues dans les massifs voisins, la décision est prise de parcourir les abords des Dents de Lanfon. A force de les photographier pratiquement chaque année depuis les rives du Lac d'Annecy, il fallait bien s'y rendre un jour ou l'autre. Et l'occasion était trop belle d'admirer le lac depuis les hauteurs en cette journée qui s'annonçait encore bien ensoleillée. La montée vers le col peut être entamée depuis Villards dessus mais le long tracé rectiligne semblait peu attrayant. Le choix se portera donc sur une approche par le Sud en traversant la Forêt de Lanfon.

Col des Frêtes et Lanfonnet depuis les contreforts des Dents de Lanfon

     Le départ a lieu au parking situé près du parc Acro'Aventures de Talloires, que l'on rejoint par une petite route et un bout de piste depuis la rive droite du lac. S'ensuit une rude montée en forêt par un sentier encombré de racines qui débouche sur un alpage abondamment fleuri, d'où on jouit d'une vue étendue sur le lac. On poursuit alors vers le Sud en longeant la crête en direction des rochers du Lanfonnet pour gagner le Col des Frêtes après un bref passage en forêt. Du col, une boucle permet de rejoindre la crête en passant au pied des Dents de Lanfon. Le sentier emprunte alors une variante du Tour du Lac d'Annecy sur le versant Nord, d'où on rejoint les Chalets de l'Aulp Riant dessous pour passer ensuite sous la Pointe Centrale et la Pointe Sud. Le dénivelé est de 650 m environ, auxquels il faut ajouter 150 m si on inclut la boucle passant par les chalets.


Céphalanthère rouge, Lac d'Annecy, Machaon, Dents de Lanfon, Grande Astrance

Juin 2018

lundi 30 juillet 2018

Pointe de Cerdosse, par l'arête des Cristaux (Beaufortain)

     Pour varier les plaisirs et après un trek d'alpinisme de 4 jours autour du Refuge de la Femma en Vanoise, nous décidons de gagner le Beaufortain pour une journée d'escalade. C'est dans ce secteur que nous avions, un an auparavant, gravi la Tête de la Balme qui se dresse au pied de la Pierra Menta. L'objectif sera cette fois la Pointe de Cerdosse, ou du moins son antécime qui culmine à 2426 m et à laquelle on accède par l'arête des Cristaux. Celle-ci porte bien son nom car c'est à cet endroit que Jacques Plassiard, curé de Saint-Bon de son état, grand amateur de montagne et cristallographe à ses heures, y découvrit ses premiers minéraux de quartz. La course est considérée comme difficile, avec notamment 2 longueurs au-delà de 5 et une arête finale de 200 m menant au sommet.


Pointe de Cerdosse et arête des Cristaux

     Du parking de Saint-Guérin, nous gagnons le Refuge de la Balme pour y passer la nuit. Fini le calme de la Femma car il sera bondé le soir, GR5 oblige. Départ matinal mais sans excès pour gagner le départ de la voie, non sans avoir effectué des déplacements en sens divers pour identifier la sente qui y mène, la neige recouvrant encore les sentiers en ce début d'été. Après les 2 premières longueurs, nous partirons sur la gauche là où 2 options se présentent. L'équipement de la voie s'arrête brutalement et les coinceurs nous seront alors bien utiles pour gagner le début de l'arête où la progression est plus aisée. Du sommet, nous amorçons une boucle vers le Nord pour redescendre par les alpages bien enneigés et les éboulis et regagner, à proximité du départ de la voie, le sentier menant au refuge.

Depuis le refuge, départ de la voie, Pédiculaire de Suisse, Pierra Menta, Lotier des Alpes

Juin 2018

vendredi 20 juillet 2018

Pointes de la Sana, du Châtelard, du Vallonnet et de Méan Martin (Vanoise)

     Après quelques saisons d'alpinisme mitigées, pour cause notamment de conditions météo défavorables qui nous ont conduits à annuler plusieurs sorties, le début d'été se présentait cette année sous les meilleures auspices en raison de l'enneigement exceptionnel de l'hiver précédent. Aussi, alors que nous avions un peu l'impression d'avoir tout parcouru en Vanoise, l'idée a germé d'aborder plusieurs sommets par des itinéraires sauvages à ne pratiquer qu'en début de saison lorsque la neige est encore bien présente. Le programme consistera donc à effectuer une large boucle ayant comme point de départ les abords de Tignes et en utilisant comme "camp de base" le refuge de la Femma dans le Vallon de la Rocheure. Il sera rejoint par le Nord en passant par le Glacier des Barmes de l'Ours et l'ancien glacier de la Pointe de la Sana, avant de parcourir les jours suivants les glaciers et sommets du versant Sud du vallon : Glaciers du Vallonbrun, du Géfret, du Vallonnet, des Roches Blanches et des Fours qui s'étendent sous les Pointes du Châtelard, du Vallonnet et de Méan Martin.


Refuge de la Femma sur fond de Pointe de Méan Martin

     Les 4 jours se dérouleront selon un schéma presque immuable : départ matinal pour les courses d'alpinisme, retour au refuge et repas bien mérité, petite sieste réparatrice et balade dans les alpages à la découverte de la faune (chamois, gypaète, ...) et de la flore (edelweiss, orchidées, ..). Le 1e jour, un dénivelé important (± 1500 m) nous attend en direction de la Pointe de la Sana. La difficulté est cependant limitée en raison de pentes jugées modérées. Les Pointes du Châtelard, qui constituent l'objectif de la seconde journée, représentent probablement la course la plus esthétique, sans compter le passage par des pentes soutenues tant à la montée qu'à la descente. Vient ensuite la plus grosse journée avec l'ascension de la goulotte Nord donnant accès au Glacier du Vallonnet et la large boucle qui s'ensuit pour rejoindre le refuge depuis le Grand Roc Noir. Enfin, la dernière étape plus aisée passera par la Pointe de Méan Martin avant d'emprunter le long tracé pratiquement rectiligne menant au refuge du Fond des Fours, d'où on rejoindra notre point de départ. Inoubliable ...


Grande Casse, Marmotte, Saxifrage à deux fleurs, Pulsatille printanière, Châtelard

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :

Vélar de Suisse (Erysimum rhaeticum), Renoncule de Küpfer (Ranunculus kuepferi), Pédiculaire du Mont Cenis (Pedicularis cenisia), Androsace de Vital (Androsace vitaliana), Azalée naine (Kalmia procumbens), Orchis grenouille (Coeloglossum viride), Scutellaire des Alpes (Scutellaria alpina), Gagée fistuleuse (Gagea fragifera), Astragale des Alpes (Astragalus alpinus subsp. alpinus), Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), Piloselle des glaciers (Pilosella glacialis), Aster fausse pâquerette (Bellidiastrum michelii), Astragale de Laponie (Oxytropis lapponica), Saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata), Gentiane printanière (Gentiana verna), Saxifrage sillonnée (Saxifraga exarata), Pulsatille de printemps (Anemone vernalis), Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), Euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias), Antennaire dioique (Antennaria dioica), Primevère farineuse (Primula farinosa), Pulsatille des Alpes (Anemone alpina subsp. alpina), Bugle pyramidal (Ajuga pyramidalis), Edelweiss (Leontopodium nivale), Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), Gentiane ponctuée (Gentiana punctata), Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), Grassette des Alpes (Pinguicula alpina), Gentiane de Koch (Gentiana acaulis), Hélianthème alpestre (Helianthemum italicum var. alpestre), Orchis vanille (Gymnadenia rhellicani subsp. rhellicani), Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium), Calament des Alpes (Clinopodium alpinum), Benoîte des montagnes (Geum montanum), Pensée des Alpes (Viola calcarata), Trèfle alpin (Trifolium alpinum).


Quelques espèces observées aux abords du Refuge de la Femma

Chronologie des 4 jours en diaporama légendé

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Juin 2018

jeudi 3 mai 2018

Jesselberg (Alsace)

     Les pelouses calcaires, en raison de la nature du substrat, sont soumises à d'importantes variations thermiques et hydriques. Elles abritent de ce fait une végétation originale accompagnée d'un cortège d'animaux variés, à commencer par la faune lépidoptérique. Après de fréquentes visites des pelouses du Condroz, comme celle de la Réserve du Furfooz ou du Jura, comme celle de la Roche de Hautepierre, ce sera au tour de l'Alsace. Des collines calcaires, adossées à la montagne vosgienne, s'y étendent en effet sur une largeur moyenne de 5 km à des altitudes inférieures à 500 m. Ces calcaires ont été déposés durant l'ère tertiaire lors d'épisodes d'avancées marines d'un bras de la Méditerranée. Ainsi en est-il de la colline du Jesselberg située près de Soultz-les-bains.

Orchis pourpre (Orchis purpurea) dans les pelouses du Jesselberg

     L'itinéraire s'oriente vers le Sud-Ouest en direction du terrain de manœuvre du fort de Mutzig. Dénommé à l'origine Feste Kaiser Wilhelm II, cet ouvrage militaire fut construit à par les Allemands à la fin du XIXe siècle. Le sentier permet d'atteindre la Fontaine de Kaltebrunne, dont l'existence remonterait au XVIIe siècle, avant de pénétrer en forêt. On gagne alors sur les hauteurs le sentier qui parcourt la colline sur toute sa longueur,. Il domine les diverses parcelles de pelouses calcaires où abondent plusieurs espèces d'Orchidées, en particulier les Orchis pourpre et militaire. Avec un tracé de 6 km et un dénivelé de 150 m environ, il s'agit donc plutôt d'une balade que d'une randonnée d'envergure. Mais l'objectif est ici bien différent ...

Pelouse, Fontaine de Kaltebrunne, Orchis militaire, Holzbrunnen, Muscari négligé

Avril 2018