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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, le Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mercredi 17 octobre 2018

Vallée de l'Hermeton (Condroz)


     A l'instar de la Molignée, un autre affluent de la Meuse plus au Nord, l'Hermeton s'écoule d'Ouest en Est pour se jeter en rive gauche de ce même fleuve. Prenant sa source en Fagne-Famenne, l'Hermeton est une rivière poissonneuse qui traverse bois et prairies avant de pénétrer en forêt condrusienne. Le relief est alors plus accidenté et la vallée se fait plus sombre et encaissée. Le lit de la rivière, creusé au fil du temps dans le socle schisteux, présente de multiples méandres. Remonter le cours de l'Hermeton revient donc à varier continuellement d'orientation en empruntant tantôt des passages rocheux étroits et glissants dominant la rivière, tantôt des sentiers plus larges se faufilant dans la végétation.


Sentier forestier en remontant l'Hermeton

     Lors d'une première randonnée, nous avions opté pour une large boucle en direction de l'Ouest. Sur une vingtaine de kilomètres, l'itinéraire suit le cours de l'Hermeton en direction du Moulin de Prêle pour ensuite revenir par des pistes forestières et de petites routes de campagne. Cinq ans plus tard, nous remettons le couvert en empruntant cette fois des tracés alternatifs. L'un au Nord permet, depuis les hauteurs d'Hastière, de rejoindre la rivière en aval des cordes fixes par une pente plus accusée, la Tienne d'Enfer; l'autre au Sud longe un affluent de l'Hermeton, le Ruisseau de Soumiée, que l'on traverse à gué à plusieurs reprises. Le parcours revêt alors un caractère des plus sauvages ...


Moulin de l'Hermeton, fontaine, passage cablé, Moulin de Prêle, passage à gué.

Octobre 2013 & 2018

vendredi 12 octobre 2018

Grand Taureau (Jura)


     Retour au Grand Taureau après une première visite effectuée en fin de printemps quelques années plus tôt. Les conditions n'étaient alors pas optimales car le temps était maussade et brumeux en début de journée avant de se dégager quelque peu l'après-midi. Comme le Châteleu situé un peu plus à l'Est, le Grand Taureau est un sommet sans prétention qui se laisse gravir sans difficulté. Il vaut cependant le détour si l'on ne se contente pas de l'atteindre au départ du parking situé sous le sommet. Le tracé offre alors une belle opportunité de progresser en pleine nature où les chances de croiser âme qui vive sont pratiquement inexistantes. Le Jura dans ce qu'il a de meilleur en quelque sorte. Et selon la saison, quelques belles espèces florales peuvent être observées, notamment la Nivéole de printemps bien présente près du Ruisseau des Entreportes.


Montagne du Larmont sur fond de Grand Taureau

     Les conditions sont bien différentes en cette fin d'été et la sortie sera effectuée sous un soleil radieux. Des Dames des Entreportes, nous remontons en direction de la Ferme de la Motte avant de pénétrer en forêt. Le tracé emprunte la Route de l'Absinthe pour déboucher sur l'alpage qui domine les Rochers de Larmont. Il suffit alors de suivre le Sentier découverte qui longe la crête pour ensuite rejoindre la piste et gagner le sommet au bout de 2 km environ. La vue s'ouvre alors vers la Roche de Hautepierre et le Crêt Monniot au Nord et le Chasseron au Sud. La sortie peut s'effectuer en simple aller-retour ou en effectuant un crochet par Grange Ferry mais il est possible de poursuivre au-delà du sommet. On rejoint alors un itinéraire de randonnée par-delà la frontière suisse en direction de la ferme de la Grosse Ronde avant de regagner le point de départ.


Dames des Entreportes, la Motte, Rochers du Larmont, frontière, Nivéole de printemps

Avril 2013 & Septembre 2018

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

mardi 18 septembre 2018

Col des Frêtes (Bornes - Aravis)

     Initialement, cette journée était prévue pour prendre un peu de repos après les 4 jours d'alpinisme autour du Refuge de la Femma en Vanoise et l'escalade de la Pointe de Cerdosse dans le Beaufortain. Finalement, en guise de préambule à quelques randonnées botaniques prévues dans les massifs voisins, la décision est prise de parcourir les abords des Dents de Lanfon. A force de les photographier pratiquement chaque année depuis les rives du Lac d'Annecy, il fallait bien s'y rendre un jour ou l'autre. Et l'occasion était trop belle d'admirer le lac depuis les hauteurs en cette journée qui s'annonçait encore bien ensoleillée. La montée vers le col peut être entamée depuis Villards dessus mais le long tracé rectiligne semblait peu attrayant. Le choix se portera donc sur une approche par le Sud en traversant la Forêt de Lanfon.

Col des Frêtes et Lanfonnet depuis les contreforts des Dents de Lanfon

     Le départ a lieu au parking situé près du parc Acro'Aventures de Talloires, que l'on rejoint par une petite route et un bout de piste depuis la rive droite du lac. S'ensuit une rude montée en forêt par un sentier encombré de racines qui débouche sur un alpage abondamment fleuri, d'où on jouit d'une vue étendue sur le lac. On poursuit alors vers le Sud en longeant la crête en direction des rochers du Lanfonnet pour gagner le Col des Frêtes après un bref passage en forêt. Du col, une boucle permet de rejoindre la crête en passant au pied des Dents de Lanfon. Le sentier emprunte alors une variante du Tour du Lac d'Annecy sur le versant Nord, d'où on rejoint les Chalets de l'Aulp Riant dessous pour passer ensuite sous la Pointe Centrale et la Pointe Sud. Le dénivelé est de 650 m environ, auxquels il faut ajouter 150 m si on inclut la boucle passant par les chalets.


Céphalanthère rouge, Lac d'Annecy, Machaon, Dents de Lanfon, Grande Astrance

Juin 2018

lundi 30 juillet 2018

Pointe de Cerdosse, par l'arête des Cristaux (Beaufortain)

     Pour varier les plaisirs et après un trek d'alpinisme de 4 jours autour du Refuge de la Femma en Vanoise, nous décidons de gagner le Beaufortain pour une journée d'escalade. C'est dans ce secteur que nous avions, un an auparavant, gravi la Tête de la Balme qui se dresse au pied de la Pierra Menta. L'objectif sera cette fois la Pointe de Cerdosse, ou du moins son antécime qui culmine à 2426 m et à laquelle on accède par l'arête des Cristaux. Celle-ci porte bien son nom car c'est à cet endroit que Jacques Plassiard, curé de Saint-Bon de son état, grand amateur de montagne et cristallographe à ses heures, y découvrit ses premiers minéraux de quartz. La course est considérée comme difficile, avec notamment 2 longueurs au-delà de 5 et une arête finale de 200 m menant au sommet.


Pointe de Cerdosse et arête des Cristaux

     Du parking de Saint-Guérin, nous gagnons le Refuge de la Balme pour y passer la nuit. Fini le calme de la Femma car il sera bondé le soir, GR5 oblige. Départ matinal mais sans excès pour gagner le départ de la voie, non sans avoir effectué des déplacements en sens divers pour identifier la sente qui y mène, la neige recouvrant encore les sentiers en ce début d'été. Après les 2 premières longueurs, nous partirons sur la gauche là où 2 options se présentent. L'équipement de la voie s'arrête brutalement et les coinceurs nous seront alors bien utiles pour gagner le début de l'arête où la progression est plus aisée. Du sommet, nous amorçons une boucle vers le Nord pour redescendre par les alpages bien enneigés et les éboulis et regagner, à proximité du départ de la voie, le sentier menant au refuge.

Depuis le refuge, départ de la voie, Pédiculaire de Suisse, Pierra Menta, Lotier des Alpes

Juin 2018

vendredi 20 juillet 2018

Pointes de la Sana, du Châtelard, du Vallonnet et de Méan Martin (Vanoise)

     Après quelques saisons d'alpinisme mitigées, pour cause notamment de conditions météo défavorables qui nous ont conduits à annuler plusieurs sorties, le début d'été se présentait cette année sous les meilleures auspices en raison de l'enneigement exceptionnel de l'hiver précédent. Aussi, alors que nous avions un peu l'impression d'avoir tout parcouru en Vanoise, l'idée a germé d'aborder plusieurs sommets par des itinéraires sauvages à ne pratiquer qu'en début de saison lorsque la neige est encore bien présente. Le programme consistera donc à effectuer une large boucle ayant comme point de départ les abords de Tignes et en utilisant comme "camp de base" le refuge de la Femma dans le Vallon de la Rocheure. Il sera rejoint par le Nord en passant par le Glacier des Barmes de l'Ours et l'ancien glacier de la Pointe de la Sana, avant de parcourir les jours suivants les glaciers et sommets du versant Sud du vallon : Glaciers du Vallonbrun, du Géfret, du Vallonnet, des Roches Blanches et des Fours qui s'étendent sous les Pointes du Châtelard, du Vallonnet et de Méan Martin.


Refuge de la Femma sur fond de Pointe de Méan Martin

     Les 4 jours se dérouleront selon un schéma presque immuable : départ matinal pour les courses d'alpinisme, retour au refuge et repas bien mérité, petite sieste réparatrice et balade dans les alpages à la découverte de la faune (chamois, gypaète, ...) et de la flore (edelweiss, orchidées, ..). Le 1e jour, un dénivelé important (± 1500 m) nous attend en direction de la Pointe de la Sana. La difficulté est cependant limitée en raison de pentes jugées modérées. Les Pointes du Châtelard, qui constituent l'objectif de la seconde journée, représentent probablement la course la plus esthétique, sans compter le passage par des pentes soutenues tant à la montée qu'à la descente. Vient ensuite la plus grosse journée avec l'ascension de la goulotte Nord donnant accès au Glacier du Vallonnet et la large boucle qui s'ensuit pour rejoindre le refuge depuis le Grand Roc Noir. Enfin, la dernière étape plus aisée passera par la Pointe de Méan Martin avant d'emprunter le long tracé pratiquement rectiligne menant au refuge du Fond des Fours, d'où on rejoindra notre point de départ. Inoubliable ...


Grande Casse, Marmotte, Saxifrage à deux fleurs, Pulsatille printanière, Châtelard

     Un aperçu de la flore (de gauche à droite et de haut en bas) :

Vélar de Suisse (Erysimum rhaeticum), Renoncule de Küpfer (Ranunculus kuepferi), Pédiculaire du Mont Cenis (Pedicularis cenisia), Androsace de Vital (Androsace vitaliana), Azalée naine (Kalmia procumbens), Orchis grenouille (Coeloglossum viride), Scutellaire des Alpes (Scutellaria alpina), Gagée fistuleuse (Gagea fragifera), Astragale des Alpes (Astragalus alpinus subsp. alpinus), Joubarbe des montagnes (Sempervivum montanum), Piloselle des glaciers (Pilosella glacialis), Aster fausse pâquerette (Bellidiastrum michelii), Astragale de Laponie (Oxytropis lapponica), Saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata), Gentiane printanière (Gentiana verna), Saxifrage sillonnée (Saxifraga exarata), Pulsatille de printemps (Anemone vernalis), Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), Euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias), Antennaire dioique (Antennaria dioica), Primevère farineuse (Primula farinosa), Pulsatille des Alpes (Anemone alpina subsp. alpina), Bugle pyramidal (Ajuga pyramidalis), Edelweiss (Leontopodium nivale), Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), Gentiane ponctuée (Gentiana punctata), Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), Grassette des Alpes (Pinguicula alpina), Gentiane de Koch (Gentiana acaulis), Hélianthème alpestre (Helianthemum italicum var. alpestre), Orchis vanille (Gymnadenia rhellicani subsp. rhellicani), Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium), Calament des Alpes (Clinopodium alpinum), Benoîte des montagnes (Geum montanum), Pensée des Alpes (Viola calcarata), Trèfle alpin (Trifolium alpinum).


Quelques espèces observées aux abords du Refuge de la Femma

Chronologie des 4 jours en diaporama légendé

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Juin 2018

jeudi 3 mai 2018

Jesselberg (Alsace)

     Les pelouses calcaires, en raison de la nature du substrat, sont soumises à d'importantes variations thermiques et hydriques. Elles abritent de ce fait une végétation originale accompagnée d'un cortège d'animaux variés, à commencer par la faune lépidoptérique. Après de fréquentes visites des pelouses du Condroz, comme celle de la Réserve du Furfooz ou du Jura, comme celle de la Roche de Hautepierre, ce sera au tour de l'Alsace. Des collines calcaires, adossées à la montagne vosgienne, s'y étendent en effet sur une largeur moyenne de 5 km à des altitudes inférieures à 500 m. Ces calcaires ont été déposés durant l'ère tertiaire lors d'épisodes d'avancées marines d'un bras de la Méditerranée. Ainsi en est-il de la colline du Jesselberg située près de Soultz-les-bains.

Orchis pourpre (Orchis purpurea) dans les pelouses du Jesselberg

     L'itinéraire s'oriente vers le Sud-Ouest en direction du terrain de manœuvre du fort de Mutzig. Dénommé à l'origine Feste Kaiser Wilhelm II, cet ouvrage militaire fut construit à par les Allemands à la fin du XIXe siècle. Le sentier permet d'atteindre la Fontaine de Kaltebrunne, dont l'existence remonterait au XVIIe siècle, avant de pénétrer en forêt. On gagne alors sur les hauteurs le sentier qui parcourt la colline sur toute sa longueur,. Il domine les diverses parcelles de pelouses calcaires où abondent plusieurs espèces d'Orchidées, en particulier les Orchis pourpre et militaire. Avec un tracé de 6 km et un dénivelé de 150 m environ, il s'agit donc plutôt d'une balade que d'une randonnée d'envergure. Mais l'objectif est ici bien différent ...

Pelouse, Fontaine de Kaltebrunne, Orchis militaire, Holzbrunnen, Muscari négligé

Avril 2018