123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, le Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

mardi 3 septembre 2019

Moriond (Vanoise)

     A force de tourner autour lors des multiples randonnées effectuées dans le secteur ou en nous rendant au refuge du Col de la Vanoise (anciennement dénommé Félix Faure) pour des courses d'alpinisme, il fallait bien que nous y montions un jour. Situé sur les hauteurs de Pralognan, ce sommet ne peut échapper au regard des très nombreux randonneurs qui se dirigent, été comme hiver, en direction du Lac des Vaches. Il se présente en réalité comme un vaste plateau sur lequel il faut progresser sur une pente douce descendante pour apercevoir le village situé en contrebas. Et comme nous avions prévu d'effectuer à nouveau la traversée des arêtes du Mont Pelve, l'idée nous est venue de faire de ce joli promontoire un objectif de randonnée plutôt que de se contenter de gagner le refuge en début de soirée comme c'est l'usage. Le dénivelé avoisine les 650 m et la sortie peut donc être réalisée en quelques heures seulement.


Sommet du Moriond sur fond de Glières, Aiguille de la Vanoise et Grande Casse

      Nous quittons le parking surchargé des Fontanettes, non pas en suivant le tracé le plus direct qu'emprunte le GR55, mais en zigzaguant dans le Bois de la Glière pour gagner le Belvédère de l'Arcelin. Nous serons donc pratiquement seuls sur cette partie de l'itinéraire en dépit de l'affluence en cette journée estivale. Nous remontons ensuite le Couloir de l'Eau en direction du refuge de Barmettes et poursuivons jusqu'aux Chalets de la Glière. Débute alors la montée vers le col, d'où nous gagnons le cairn sommital en suivant une trace qui se perd quelque peu sous le sommet. Idéalement, le retour se fait en redescendant du côté de l'Arcelin, ce qui permet d'effectuer ainsi une jolie boucle. Dans notre cas, il consistera plutôt à poursuivre la montée en direction du Col de la Vanoise où, bien qu'en fin de saison, l'occasion nous sera donnée d'observer quelques belles espèces florales comme l'Androsace à feuilles obtuses et la Véronique à tige nue ...

Moriond, Torrent de la Glière, belvédère de l'Arcelin, entrée du PNV, plateau sommital

Août 2019

mardi 30 juillet 2019

Croisse Baulet (Aravis)

     Ce sommet constituait la dernière étape de notre bref séjour en Haute-Savoie consacré à la reconnaissance de parcours botaniques. Ainsi, après la Pointe de Marcelly, l'Aiguille Verte et le Cirque du Fer-à-Cheval, nous optons pour le Croisse Baulet situé sur les hauteurs de Combloux. Les points de départ possibles sont nombreux et nous choisissons celui situé le plus au Nord afin d'effectuer, en 1000 m de dénivelé environ, une large boucle passant par divers panoramas. Bien que le Croisse Baulet ait la réputation d'être très fréquenté, nous n'y verrons en réalité pratiquement personne mais il est vrai que des orages étaient annoncés dans l'après-midi, ce qui se vérifiera. De plus, une violente tempête ayant frappé la région la veille, nous nous attendions à devoir effectuer quelques ajustements en cours de route. Ce sera rapidement le cas en remontant la rude piste, un imposant Epicea barrant le passage. Nous le contournons en sortant de la trace pour en retrouver d'autres plus loin. Pas de possibilité cette fois de les éviter et nous choisissons de poursuivre la montée en passant par les alpages.


Sommet du Croisse Baulet, sur fond de chaîne des Aravis
      Bien que le départ ait eu lieu sous un pâle soleil, le ciel s'éclaircit à mesure que nous progressons sur le plateau en direction de la Cabane du Petit Pâtre. Le temps se découvre alors complètement et le sommet nous invite à poursuivre l'ascension, progresser sur la crête en direction de la vierge et observer quelques espèces florales, avant d'amorcer la descente et pique-niquer à son pied. Nous entamons la discussion avec un jeune berger qui nous assure qu'il n'y aura pas de changement de temps, ce qui semble étrange alors qu'on constate déjà quelques rideaux de pluie alentour. Aussi, nous entamons le trajet de retour sans tarder et c'est à ce moment que s'abat sur nous un véritable déluge. Les sentiers deviennent rapidement inondés, boueux et glissants et l'envie est forte de regagner au plus vite notre point de départ. Mais la prudence s'imposera durant les 600 m de dénivelé qu'il reste à parcourir, la pluie tombant sans discontinuer. Reste, malgré des conditions météo chaotiques en fin de parcours, le souvenir d'un joli sommet offrant un panorama étendu sur la chaîne des Aravis et le Mont-Blanc ...

Sur le plateau, abri du Petit Pâtre, Pointe Percée, alpage fleuri, vierge et Mont-Blanc

Juillet 2019