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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, le Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

samedi 20 juillet 2019

Tour du Lac de Vallon (Chablais)

     Le Lac de Vallon résulte d'une importante coulée de boue (plusieurs centaines de milliers de m3) survenue durant la seconde guerre mondiale à la suite d'un glissement des couches meubles saturées en eau par des pluies abondantes. Partie des contreforts de la Pointe de La Gay située en rive droite du Brevon, la coulée engloutit arbres et chalets pour former une accumulation barrant le cours du ruisseau et donnant naissance, à un peu plus de 1000 m d'altitude, à une étendue d'eau de 14 ha environ. Le site abrita pendant 4 siècles une Charteuse fondée en 1138 et dont la chapelle St Bruno située à l'extrémité Sud du lac demeure le seul témoin. Le tour du lac représente une promenade des plus agréables offrant ça et là de belles perspectives, notamment sur le Roc d'Enfer.


Lumière du soir sur le Lac de Vallon depuis le panorama, sur fond de Roc d'Enfer

      En raison d'une arrivée tardive en Haute-Savoie et avant d'entamer par la Pointe de Marcelly 4 journées de randos-botaniques, nous avons décidé de nous rendre au Lac de Vallon. Plus qu'une véritable randonnée (le denivelé est proche de 0 et la distance n'excède pas 3 km), il s'agissait avant tout de profiter des dernières heures de luminosité dans un cadre montagnard. L'itinéraire débute au parking, contourne le lac par la droite avant de remonter en forêt pour gagner le belvédère. Le tracé se poursuit sur un étroit sentier (un court passable câblé permet d'éviter un malencontreuse glissade) avant de rejoindre une large piste aux abords du lac. On rejoint ensuite la Chapelle St Bruno avant de contourner le lac en bordure de la départementale pour regagner le point de départ. Joli !

Départ, Epervière des murs, accès au panorama, Orchis de Fuchs, Chapelle St Bruno
Juin 2019

mercredi 10 juillet 2019

Pointe de Marcelly, par le Lac de Roy (Faucigny)

     Afin d'augmenter la diversité des randonnées botaniques initiées lors des sorties précédentes, il nous a semblé intéressant d'y ajouter des itinéraires dans des secteurs que nous n'avions pas eu l'occasion de visiter par le passé. Nous profiterons donc de quelques jours de météo favorable, même si la canicule sévit, pour nous rendre en Haute-Savoie. Loin de nous l'idée de pratiquer une herborisation intensive, il s'agit plutôt d'identifier un maximum d'espèces aisément observables aux abords des sentiers, pour peu bien entendu que l'on y prête attention. Après une courte balade la veille au Lac de Vallon, c'est la Pointe de Marcelly qui constituera le premier objectif de ce court séjour. La manière la plus directe d'accéder à ce joli belvédère qui face au Mont-Blanc consiste à stationner au parking du Planey situé sur la station de Praz de Lys.


Pointe de Marcelly sur fond de Mont-Blanc

      Comme nous en avons l'habitude, nous opterons pour un itinéraire plus louvoyant, permettant ainsi d'alterner les tracés tout en multipliant les observations. Le départ se fera des Molliettes pour prendre la direction du Lac de Roy et gagner la crête, ce qui fait oublier bien vite les aménagements de la station. Le parcours ne présente pas de difficulté sauf à l'approche du sommet où le passage câblé et la brèche du Pas de l'Ane sont de toute évidence plus exposés. Il est cependant possible de les éviter en contournant le sommet par la gauche. Le dénivelé est de 500 m environ mais c'est sans compter sur les multiples montées-descentes selon les itinéraires que vous aurez choisi d'emprunter. La flore est abondante et variée en raison notamment des divers substrats présents, même si la dominante reste le calcaire. Une belle découverte ...


Lac de Roy, Trèfle d'eau, Pointes de Perret et de Couennasse, croix sommitale, Pas de l'Ane

     Un aperçu de la flore par le biais de quelques "couples" d'espèces de même genre :

Globulaire à feuilles en coeur (Globularia cordifolia) & Globulaire à tige nue (Globularia nudicaulis), Anémone des Alpes (Anemone alpina subsp. alpina) & Anémone à fleurs de narcisse (Anemone narcissiflora)Hélianthème à grandes fleurs (Helianthemum nummularium var. grandiflorum) Hélianthème blanchâtre (Helianthemum canum), Polygala alpestre (Polygala alpestris) & , Orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii) et Orchis de mai (Dactylorhiza majalis subsp. majalis), Gentiane printanière (Gentiana verna) & Gentiane acaule (Gentiana acaulis).

Quelques spécimens parmi la centaine d'espèces observées

Juin 2019

jeudi 2 mai 2019

Gorges de l'Areuse (Jura)

     Deux mois à peine après un dernier séjour à Aubonne et quelques sorties "raquette" dans le Jura vaudois (Chasseron, Suchet et Tête de Ran), retour dans ce même secteur afin de profiter des premiers jours de printemps. La météo était annoncée changeante, les périodes de soleil alternant avec une couverture nuageuse plus importante. Ce fut effectivement le cas lors d'une sortie au Mont Tendre qui se refuse obstinément à nous permettre une ascension dans des conditions optimales, le soleil ne faisant son apparition qu'à l'approche du sommet. Le jour précédent en revanche, un franc soleil était présent dès les premières heures du jour, ce qui nous incita à nous rendre aux Gorges de l'Areuse. Situées à l'Est du Creux du Van, un cheminement y a été aménagé il y a près de 150 ans au départ de Noiraigue. Inutile de dire que le site est très prisé et que le flot de marcheurs peut-être dense par moments.


Violette et Asplenium sur les rives de l'Areuse

      Nous emprunterons donc un parcours alternatif afin de profiter au mieux de la quiétude des lieux. Nous optons ainsi pour un départ en aval de Noiraigue afin de remonter initialement le cours d'eau en longeant sa partie la plus étroite, basculer sur sa rive droite que l'on suit durant quelques kilomètres, avant de traverser à nouveau l'Areuse à Champ-du-Moulin pour gagner la Chute de la Verrière. Le retour vers notre point de départ empruntera des chemins forestiers sur les hauteurs dans une tranquillité absolue. Le ballet du Cincle plongeur fut observé à plusieurs reprises dans les zones élargies de la rivière et la Cardamine à 5 folioles illuminait de nombreux endroits par ses couleurs violacées. Ajoutons à cela, au hasard du cheminement, une belle vue sur le Creux du Van, de quoi ponctuer de la meilleure manière cette randonnée de 15 km et 600 m de dénivelé environ dans une région qui n'en finit pas de nous dévoiler ses richesses.


Saut de Brot, Cardamine à 5 folioles, Creux du Van, Champ-du-Moulin, Chute de la Verrière

Avril 2019

dimanche 10 mars 2019

Moine de la Vallée, par les Rochers du Capucin (Jura)

     C'est maintenant devenu presque une tradition : la fin du mois de septembre est mise à profit pour des retrouvailles à Aubonne où quelques jours seront consacrés à l'une ou l'autre randonnée dans le Jura de part et d'autre de la frontière. Dans l'attente des premiers arrivants, nous décidons d'effectuer une courte sortie sur les hauteurs de Mouthier-Haute-Pierre. Situé à l'entrée des Gorges de Nouailles d'où s'écoule la Loue, une résurgence du Doubs, le village trouve son origine voici plus de 1000 ans avec l'établissement d'un prieuré. Il est dominé au Nord par la Roche de Hautepierre-le-Châtelet, à l'Est par le Rocher de la Baume et au Sud par le Moine de la Vallée, la Loue s'écoulant vers l'Ouest pour rejoindre le Doubs après un parcours de plus de 100 km.


Roche de Hautepierre-le-Châtelet, Rocher de la Baume et Mouthier-Haute-Pierre

      Le belvédère situé au sommet du Moine de la Vallée offre, à plus de 400 m au-dessus de Mouthier-Haute-Pierre, une vue étendue sur le village et les sommets qui l'entourent, en particulier la Roche de Hautepierre-le-Châtelet située en rive droite de la Loue. Facilement accessible en voiture, il peut constituer le point de départ d'une jolie boucle qui emprunte en bonne part le GR590. Le tracé descend initialement en direction de Mouthier-Haute-Pierre avant de bifurquer vers l'Ouest pour rejoindre le village de Longeville. De là, on amorce progressivement un virage à 180° pour remonter en direction des Rochers du Capucin. On suit alors la longue crête en empruntant bois et prairies pour regagner le point de départ au bout de 8 km et 300 m de dénivelé environ.

Descente en forêt, GR590, Colchique d'automne, prairie à Longeville, Rochers du Capucin

Septembre 2018

dimanche 3 mars 2019

Tête de Ran et Mont Racine (Jura)

     Lors des précédents séjours effectués dans le Jura en période hivernale, le moins que l'on puisse dire c'est que la météo s'était montrée peu clémente. Cette fois, les conditions semblaient se présenter sous de meilleures auspices et nous bénéficierons en effet d'un franc soleil, à commencer lors d'une petit rando autour de la Roche de Hautepierre. Se posait alors la question du programme des trois jours à venir puisque nous avions déjà parcouru en différentes saisons les principaux sommets du Jura vaudois (Mont TendreSuchetChasseron, SoliatDent de Vaulion et Aiguilles de Baulmes), Le choix s'est porté dans un premier temps sur le Suchet gravi précédemment dans le brouillard. Nous retournerons aussi au Chasseron par un itinéraire différent de celui emprunté lors de notre 1e visite. Enfin, il nous restait à découvrir 2 nouveaux sommets, la Tête de Ran et le Mont Racine qui culminent tous deux à un peu plus de 1400 m d'altitude.


Sommet du Mont Racine sur fond de chaîne des Alpes

      Facilement accessible au départ du Col de la Vue des Alpes, la Tête de Ran ne nous avait jamais semblé un objectif vraiment intéressant pour une rando estivale. Il pouvait en être autrement en raquette et nous prenons donc la direction de La Sagne. La sortie consistera en une large boucle qui emprunte la Combe des Cugnets pour aboutir, moyennant quelques entorses à ce qui doit être l'itinéraire estival, sous le sommet de la Tête de Ran. Un tracé pratiquement rectiligne qui longe la crête conduit alors au Mont Racine en 5 km environ. S'ensuivit une longue conversation près du signal géodésique avec un habitant du coin, ce qui n'est pas sans rappeler les diverses rencontres insolites auxquelles la montagne nous a habitués. Le retour par La Charbonnière, dans un isolement total, emprunte à nouveau alpages et forêts pour regagner le vaste plateau enneigé. Sa traversée sur près de 2 km permettra de rejoindre le point de départ après 6h et 14 km environ.


La Sagne, Combe des Cugnets, Tête de Ran, Mont Racine, La Charbonnière

Février 2019