123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

lundi 29 mai 2017

Roche à Lomme (Calestienne)

    Ce promontoire rocheux, qui domine la confluence de l’Eau Blanche et de l’Eau Noire, se dénommait anciennement la Roche à l’Homme. Selon une légende, un gardien de troupeau y chuta depuis son sommet et une croix fut alors érigée en signe de commémoration. La dénomination actuelle - la Roche à Lomme - rappelle que ce rocher fit au Moyen âge office de borne pour le Pays de Lomme, dont la frontière Sud-Est était constituée par la rivière du même nom. De nombreux vestiges témoignent par ailleurs d'une occupation des lieux par l'Homme qui remonte à la préhistoire et qui s'est poursuivie au cours des siècles. Quant à la Montagne-aux-Buis, sa dénomination dialectale est Tienne-aux-Pauquis. Le terme "pauquer" fait en effet référence à la fête de Pâques, et plus précisément au dimanche des Rameaux qui la précède et aux cérémonies durant lesquelles sont habituellement utilisées, dans nos régions, des branches de buis.

Croix sommitale sur fond de Montagne-aux-Buis 

     Le denivelé étant des plus modestes, nous avions effectué précédemment un rapide passage à la Roche à Lomme, au retour d'une journée au Fondry des Chiens situé sur l'autre rive de l'Eau Noire. Changement de programme cette fois avec une visite très matinale pour profiter à la fois d'une belle lumière et de la quiétude des lieux. L'itinéraire monte rapidement en sous-bois pour gagner la crête rocheuse. En cette période de l'année, la flore des pelouses calcaires est bien présente comme l'Hippocrépide à toupet et la Laitue vivace, ou encore le Géranium sanguin et la Mélique ciliée. Ensuite, direction le Nord-Est pour gagner progressivement la la bien nommée Montagne-aux-Buis, en raison de l'abondance de l'arbuste par endroits. Les orchidées ne sont pas en reste, notamment la Plathanthère verdâtre et la Listère ovale. Enfin, une large boucle nous conduira en sous-bois vers une station d'Orchis pourpre, une espèce dont la taille peut atteindre 80 cm.

Mai 2017

D'autres photos illustrant la flore sont proposées ici.

mardi 16 mai 2017

Réserve Naturelle de Viesville (Sillon Sambro-Mosan)

    Il est des endroits que l'on ne foulerait pour rien au monde ou presque et qui se révèlent finalement bien attrayants. Ainsi en est-il de la Réserve Naturelle de Viesville. Située à un jet de pierre d'une métropole au riche passé industriel, en bordure de canal et non loin de l'autoroute, qui aurait pu penser au premier abord qu'elle puisse être digne d'intérêt ? Quelle erreur ! Le site est accessible par de petites routes de campagne et on n'aperçoit pas la moindre trace d'industrie le long du cours d'eau, dont le chemin de halage a été intégré au Réseau Autonome des Voies Lentes (RAVeL). La réserve s'étend sur plus de 50 ha et comprend des biotopes variés : dépressions humides, friches, bois, prairies de fauche de basse altitude ainsi qu'une zone sableuse riche en orchidées. L'avifaune et la lépidofaune sont bien diversifiées et la flore n'est pas en reste.


A la confluence du canal et du ruisseau de Tintia

     Que faut-il de plus qu'une matinée libre et un ciel bleu pour poursuivre la découverte des réserves naturelles de nos régions ? Un petit bout de carte pour cheminer au mieux dans les sentiers, l'incontournable appareil photo, un saut dans la voiture et c'est parti ! A la piste initiale succède un étroit sentier qui monte et descend le long des talus, contourne la vaste prairie où se pratique une agriculture extensive, descend vers le ruisseau de Tintia avant de rejoindre les abords du canal pour serpenter ensuite dans quelques zones de moindre étendue. Le Silène fleur de coucou est bien présente dans les pelouses, l'Aspérule odorante en sous-bois et la Listère à feuilles ovales, une discrète orchidée, non loin du ruisseau. Quant à la Dame-d'onze-heures, elle était - comme son nom l'indique - invisible au petit matin avant de s"épanouir au retour.

Mai 2017