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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

samedi 22 février 2014

Ballon d'Alsace (Vosges Granitiques)

     A force d'épiloguer sur les prévisions météo, l'heure tourne et le départ vers le Jura ne cesse d'être retardé. Inutile dans ces conditions de prévoir une sortie dans ce secteur en raison d'une arrivée qui sera forcément tardive. Bref, on s'arrêtera en chemin, mais où ? Forêt Noire ou Vosges ? Pour éviter de nous écarter inutilement de la trajectoire, le choix se portera sur le massif Vosgien. Et pourquoi pas le secteur du Ballon d'Alsace ? L'endroit est facile d'accès et donc très fréquenté l'été mais il devrait en être autrement l'hiver. Montée par la Vallée de la Doller pour arriver aux abords du Lac de Sewen, qui se situe dans un site classé depuis 1982. Pour cette raison, pas d'épandage de sel sur les routes qui deviennent de plus en plus délicates à partir de 800 m d'altitude et des premières zones de chaînage. Inutile donc d'aller plus loin car la neige est bien présente et comme l'objectif est de faire de la raquette ... Un coup d'oeil rapide aux balisages qui indiquent "Ballon d'Alsace par le Grand Langenberg" et c'est parti !


Ferme-auberge et sommet du Ballon d'Alsace

     Idéalement, la sortie sera à effectuer en dehors des périodes d'affluence car l'itinéraire longe dans sa première partie les pistes de ski. De la route, on gagne rapidement en forêt la partie basse des pistes que l'on remonte progressivement en direction de la Tête des Redoutes (1138 m). Les pistes sont noires et la pente est donc soutenue par endroits. On redescend ensuite pour longer la route qui serpente au pied du Ballon d'Alsace, on remonte le Snowpark, on poursuit vers le Nord en direction de l'auberge puis on bifurque vers l'Est pour gagner le sommet et sa table d'orientation (1247 m). Dans le cas présent, elle se révèlera bien inutile puisque les nuages ont progressivement envahi les hauteurs, nous plongeant petit-à-petit dans la brume. Cela en deviendrait presque une habitude lors de nos randos "raquette" dans les Vosges puisque, à l'exception du Rossberg, nous avons été logés à la même enseigne lors de nos sorties au Grand Brézouard, à la Tête des Faux et, plus récemment, au Grand Ballon ...

Une sélection de quelques photos illustrant cette sortie est visible ici.

Février 2014


jeudi 20 février 2014

Creux du Van (Jura)

     Partira ? Partira pas ? La météo capricieuse de ces dernières semaines ne nous incitait guère à lever le camp pour effectuer quelques sorties "raquette". Après moult hésitations, la décision est néanmoins prise de partir pour Aubonne, quitte à jouer à cache-cache avec les nuages. En réalité, le ciel restera résolument gris durant le séjour en dépit de quelques timides tentatives de percer la couche nuageuse. Au moins parviendrons-nous à éviter la pluie, ce qui n'est déjà pas si mal au vu des prévisions. Après un passage par le Ballon d'Alsace, départ donc pour le Jura suisse où nous commencerons par gravir la Dent de Vaulion (1483 m) sur les hauteurs du Lac de Joux. La progression ne fut pas toujours aisée en raison d'une neige alourdie par les pluies tombées les jours précédents. Le peu de fréquentation nous a conduit à nous retrouver seuls au sommet face au Lac Léman plongé dans la grisaille, à l'exception des lointains sommets des Alpes baignés d'une lumière presque irréelle ….


Creux du Van

     Le lendemain, ce fut au tour du Creux du Van, un cirque rocheux situé dans le Val-de-Travers dans le Canton de Neuchâtel. Sa falaise calcaire de près de 150 m de hauteur a été formée par érosion glaciaire lors de la dernière glaciation remontant à ± 20.000 ans. Le secteur abrite une réserve naturelle où la flore et la faune sont particulièrement intéressantes, puisqu'on y retrouve notamment le Trolle d'Europe, la Gentiane acaule, la Pulsatille des Alpes, l'Orchis vert, mais aussi le Chamois, le Lynx, le Grand Tétra et, étonnamment, le Bouquetin introduit voici près de 50 ans. Facilement accessible par les routes menant aux fermes ceinturant le cirque, le coin est évidemment très prisé durant la belle saison, raison supplémentaire pour le parcourir en raquette durant l'hiver. Les forêts sont alors souvent vierges de toute présence humaine et la neige immaculée. Au final, ce fut 750 m de dénivelé pour atteindre le sommet du Soliat (1465 m) et une douzaine de kilomètres parcourus en près de 5h au départ de Noiraigue.

Une sélection de quelques photos illustrant cette sortie est visible ici.

Février 2014