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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud principalement par l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Haut-Giffre, les Bornes-Aravis, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Val d'Aoste ...

jeudi 16 juillet 2020

Ravin de Valbois (Jura)

     Il s'agit d'une reculée, comme on en rencontre en maints endroits dans le massif jurassien, dont l'entaille constituée dans le plateau calcaire est large de plus de 500 m et longue de 3 km. Les falaises sont dominées par des pelouses sèches, à l'instar de la celles observées au sommet de la Roche de Hautepierre notamment. Le vallon abrite quant à lui une forêt humide où s'écoule un ruisseau issu de la cascade présente à son extrémité. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, ses versants étaient occupés par des vignes avant que le phylloxéra et l'importation de vin facilitée par le développement des moyens de transport ne viennent pas à bout de la production viticole en Vallée de la Loue. Le site est devenu une Réserve Naturelle Nationale en 1983 et un sentier didactique permet de découvrir, au moins en partie, la diversité des milieux naturels qu'il abrite.

Ravin de Valbois sur fond de Dents de Léri

     Profitant d'une nette amélioration dans une journée où la météo était annoncée plus que moyenne, nous avons décidé de nous rendre au Ravin de Valbois situé un peu à l'écart des secteurs que nous parcourons habituellement. Du village de Cléron, une petite route menant à la Ferme du Pater puis un étroit sentier permettent de gagner les ruines du Château de Scey. Construit voici près de 1000 ans, ses vestiges sont classés au titre des monuments historiques depuis 1987. Le sentier se poursuit ensuite vers l'Est en empruntant une large piste, avant de bifurquer vers le Sud, descendre dans le fond du vallon qui abrite une forêt à caractère naturel et remonter ensuite en traversant des pelouses calcaires abritant une flore riche et diversifiée. Deux heures suffisent pour parcourir les 200 m de dénivelé et les 6 km du tracé balisé.

Panneaux didactiques, ruines castrales, Flambé sur Campanule gantelée

     Quelques éléments de la flore (de haut en bas et de gauche à droite), que l'on peut aussi rencontrer dans d'autres pelouses calcaires comme le Jesselberg dans les Vosges, la Réserve Naturelle de Furfooz en Vallée de la Lesse ou le Sentier de la Poupée dans le Beaufortain : Orpin blanc (Sedum album), Géranium sanguin (Geranium sanguineum), Coronille bigarrée (Securigera varia), Inule à feuilles de saule (Inula salicina), Bugrane épineuse (Ononis spinosa subsp. spinosa), Phalangère rameuse (Anthericum ramosum). On peut également y ajouter l'Orpin des rochers (Sedum rupestre), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Œillet des rochers (Dianthus saxicola), l'Origan (Origanum vulgare), la Germandrée des montagnes (Teucrium montanum), l'Ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon) et bien d'autres encore ...


D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés ici.
Et d'autres pour partir à la découverte de la flore de montagne là.

Juillet 2020 & Juillet 2021

vendredi 15 mai 2020

Pointe des Lacerandes (Alpes Pennines)

     Pour y être passés en coup de vent lors d'un précédent séjour en montagne, les abords du Col du Grand Saint-Bernard nous paraissaient ne pas manquer d'attrait. Aussi, la fin d'été ayant été particulièrement chahutée au niveau de la météo, nous décidons de profiter d'une fenêtre de beau temps pour y effectuer un bref aller-retour. De manière improvisée, nous trouverons à loger pour quelques jours à Bourg-Saint-Pierre, l'objectif étant d'effectuer l'une ou l'autre sortie permettant de varier les secteurs propices aux randonnées botaniques. Notre choix se portera notamment sur la Pointe des Lacerandes en raison du superbe panorama qu'elle offre sur le Grand Combin qui culmine à plus de 4000 m d'altitude.

Pointe des Lacerandes, sur fond de Grand Combin et Mont Vélan

    La Pointe des Lacerandes peut être atteinte rapidement au départ du Col du Grand Saint-Bernard en empruntant le chemin des Chevaux. Celui-ci permet de gagner le col du même nom, d'où une trace conduit au sommet après à peine 300 m de dénivelé. Une alternative consiste à partir des abords du Lac des Toules situé en contrebas et le dénivelé atteint alors près de 1000 m. Enfin, il est possible d'effectuer, depuis le Col du Grand-Saint-Bernard, une large boucle passant par les Lacs de Fenêtre, le dénivelé étant sensiblement égal en raison des montées et descentes successives. Bien qu'effectuée en fin de saison, cette randonnée sera l'occasion de belles observations botaniques, dont l'Androsace des Alpes.

Lac de Fenêtre, Grandes Jorasses, Grand Lé, Séneçon blanchâtre, Androsace des Alpes

D+ 1000 m / Dist. 16,5 km

Un descriptif détaillé de l'itinéraire et de la flore est proposé dans le carnet de "Randonnées botaniques du Jura à la Vanoise".

Août 2018