123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud principalement par l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Haut-Giffre, les Bornes-Aravis, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Val d'Aoste ...

mercredi 24 avril 2013

Saut du Doubs (Jura)

     Retour à Aubonne en ce début de printemps avec un thermomètre qui affiche plus de 40° de différence par rapport à notre séjour précédent effectué 2 mois plus tôt. Au menu, 4 jours de randonnée aux abords du Doubs, qui étymologiquement signifie "noir", et des multiples cours d’eau et torrents de la région, bien alimentés en cette période de l’année : la Loue, les Entreportes et le Théverot pour ne citer que ceux-là. Mais les modestes sommets comme le Grand Taureau ne seront pas en reste, même si la neige est encore bien présente à partir de 1000 mètres, selon les versants. Leur proximité avec la frontière permettra ainsi d’effectuer quelques brèves incursions en territoire suisse. De telles sorties sont aussi l’occasion de voir fleurir quelques jolis spécimens de la flore printanière comme la Cardamine à sept folioles bien présente dans le Jura.

Le Doubs

     Le Saut du Doubs s’apparente à une promenade touristique qu’il est préférable d’effectuer en dehors des périodes de grande affluence. On profite alors au mieux de l’étonnante quiétude des lieux qui fait suite au tumulte de la cascade. Quoi qu'il en soit, le secteur vaut la peine d’être parcouru. Du parking des Vions situé près de Villers-le-Lac au Nord-Est de Morteau, on se dirige vers la cascade pour atteindre successivement le belvédère bas qui la domine, puis le belvédère haut qui lui fait face. De là, on emprunte le GR5 en suivant vers l’Est les rives du Lac de Moron. On remonte ensuite vers le sommet du Châtelard (1030 m) qui offre une vue étendue sur le lac. On poursuit alors vers l’Ouest pour rejoindre finalement le parking au terme de 10 km, 300 m de dénivelé, et 3h30 environ. Au crépuscule, les chamois broutaient paisiblement dans les prés où abonde le Crocus printanier ...

Le Doubs, Crocus printanier, Chamois, Cardamine à 7 folioles, Châtelard

D+ 395 m / Dist. 9 km

D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés ici.
Et d'autres pour partir à la découverte de la flore de montagne .

Avril 2013 & Octobre 2021


lundi 4 mars 2013

Mont Blanc du Tacul (Mont-Blanc)

    Nos courses d’alpinisme se sont déroulées principalement en Vanoise et dans des massifs voisins comme les Alpes Grées. Nul doute qu’en procédant de cette manière, le palmarès ne s’est guère étoffé en sommets de plus de 4000 m, même si certains comme le Mont Pourri (3779 m) ou encore la Grande Casse (3855 m) ont permis de nous en approcher quelque peu. En ce qui concerne les plus hauts sommets, les Arêtes et Aiguille de Rochefort (4001 m) et la Face Nord du Grand Paradis (4061 m) représentent sans aucun doute les souvenirs les plus marquants. A cela s’ajoute bien entendu le Mont-Blanc dont l’ascension fut stoppée à près de 4500 m aux Rochers Rouges en raison d’une météo démentielle. Et en remontant un rien dans le temps, le premier 4000 a être gravi fut le Tacul (4248 m), le premier des 3 Monts. La course peut se pratiquer à la journée en empruntant le téléphérique qui conduit à l’Aiguille du Midi en moins de 30 min au départ de Chamonix. Le denivelé est de 1000 m environ et le sommet offre une vue imprenable sur le massif du Mont-Blanc et ses abords. La course peut-être poursuivie à partir de l'épaule du Tacul en direction du Maudit puis du Mont Blanc mais il convient alors de prévoir un départ de nuit depuis le refuge des Cosmiques.

Face Nord du Tacul, voie normale d'ascension

     Le Tacul est une course de neige considérée comme peu difficile mais qui peut s’avérer dangereuse en raison de la possible chute de séracs. De plus, sa face présente un caractère avalancheux et il faut donc être particulièrement attentif au conditions qui ont prévalu le(s) jour(s) précédent(s). Du parking payant situé à proximité de la gare téléphérique, la cabine nous amène au Plan de l'Aiguille (2317 m) d'où on est conduit, après un changement de benne, à l'Aiguille du Midi (3842 m). A la sortie, on emprunte un dédale de couloirs qui nous amènent sur une plate-forme extérieure d’où démarre le parcours. On commence par descendre l’arête Nord-Est qui peut paraître impressionnante aux novices. On progresse ensuite sur le plateau en s’orientant vers le Sud-Ouest en direction du Col du Midi. On gravit alors progressivement la face en contournant de grosses crevasses jusqu’à atteindre l’épaule. On remonte celle-ci vers le Sud-Est pour rejoindre le sommet (4248 m) après un cours passage rocheux. Le retour se fait par le même itinéraire et, du plateau, 300 m de montée seront alors nécessaires en fin de parcours pour rejoindre l’Aiguille du Midi. Il faut alors être vigilant en raison du croisement de nombreuses cordées qui descendent l’arête en fin de matinée.

Septembre 2006