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Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud par la Hesbaye, le Condroz, l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Mont-Blanc, la Vanoise, les Alpes Grées, le Piémont, Val d'Aoste, le Haut-Languedoc, la Crête ...

vendredi 23 septembre 2016

Lac de Riondaz, par le Refuge de Turia (Vanoise)

     En bordure du Parc de la Vanoise, le Lac de Riondaz est une étendue d'eau naturelle située au Nord du Mont Pourri dans la Réserve Naturelle des Hauts de Villaroger. Cet espace protégé de plus de 1000 ha englobe notamment une zone de forêt qui sert en période hivernale de refuge à quelques espèces emblématiques de la faune sauvage, en particulier le Tétras lyre. On atteint habituellement le lac au départ du hameau de la Gurraz en passant par le Refuge de Turia. Le parcours débute par un sentier bordé d'arbres avant de s'ouvrir sur les alpages à proximité du refuge et finir dans des éboulis morainiques à l'approche du lac. La première partie emprunte un itinéraire balisé que l'on quitte peu après le refuge pour suivre les nombreux cairns qui tracent la voie. La flore est diversifiée de même que la lépidofaune : Nacrés, Hespérides et autres Argus s'observent en effet en grand nombre le long du sentier. Il faut compter 6h environ pour un dénivelé de 1000 m. 


Refuge de Turia

     Notre premier passage dans le secteur remonte à quelques années lors de l'ascension du Mont Pourri par le Dôme de la Sache. Nous avions alors gagné en début de saison le Refuge de Turia en empruntant la rude descente du Grand Col qui était enneigée tout comme le lac. A cette époque, le refuge n'était pas gardé et nous avions mis quelque temps pour trouver nos marques. Cette fois, les choses étaient bien différentes puisque la gardienne était encore présente en cette fin d'été. Elle était ravie de nous voir arriver et retrouver ainsi un peu de compagnie après un week-end qui avait vu défiler pas mal de monde. Ensuite, ce fut la visite d'un berger venu soigner une brebis blessée. Après une petite pose pour boire un café, nous poursuivons et gagnons finalement le lac supérieur. Le ciel se couvrira progressivement, masquant en bonne part les hauts sommets comme la Grande Sassière et le Mont-Blanc, pour se dégager à nouveau au retour. Une belle sortie dans un décor sauvage, sans aucun doute ...

Quelques photos illustrant la sortie sont proposées ici.

Août 2016




samedi 10 septembre 2016

Pointe de la Galise, par le col et l'arête Sud (Alpes Grées)

     Située sur la frontière italienne comme la Becca du Lac et bien d'autres, la Pointe de la Galise est une course qui fut fréquentée à une époque, puis tombée dans l'oubli avant de renaître à nouveau de ses cendres. Difficile de trouver une explication à cela car il s'agit d'une belle sortie d'initiation à l'alpinisme lorsqu'on réalise la sortie par la voie normale empruntant le Glacier de Bassagne. Elle présente un attrait supplémentaire, même si les choses se compliquent quelque peu, lorsqu'on l'aborde par l'arête rocheuse. Outre le fait que certains passages sont exposés, il faut être vigilant en raison d'un rocher qui n'est pas toujours de bonne qualité, certains blocs se révélant particulièrement instables. Idéalement, la sortie débute au refuge de Prariond qui nous avait déjà hébergé avant l'ascension de la Grande Aiguille Rousse. Dans le cas présent, des problèmes d'organisation liés notamment aux prévisions météo nous ont contraint à un départ très matinal de Bourg-Saint-Maurice.


Génépi des glaciers sur l'Arête Sud de la Pointe de la Galise

     Départ donc sous la lune du Pont St-Charles pour gagner le refuge, où nous prenons le temps d'avaler un café et de manger un bout de pain. Les lampes frontales sont déjà bien visibles en direction de la voie normale. Ayant opté pour l'arête Sud, nous gagnons d'un bon pas le Col de la Galise qui s'ouvre sur le versant italien où le soleil pointe le bout du nez. On entame alors la traversée de l'arête en veillant à rester au maximum sur le fil, ce qui nous vaut quelques jolis pas d'escalade. Le Genépi est abondant par endroits mais sa cueillette est interdite, Parc de la Vanoise oblige. Dommage ! N'ayant pas trainé en chemin, nous dépassons finalement le groupe parti le matin du refuge au moment où nous rejoignons la fin de la voie normale. Au retour, on entame la descente par l'arête droite du glacier, un pied en France, l'autre en Italie, avant de tomber nez-à-nez avec une harde de bouquetins. Arrivée au refuge pour une omelette au lard bien méritée. Que la montagne fut belle en cette fin d'été ...

Quelques photos de la flore et de la faune sont proposées ici.

Août 2016





mardi 6 septembre 2016

Nid d'Aigle et Glacier de Bionnassay (Mont-Blanc)

     Le Nid d'Aigle est le terminus du Tramway du Mont-Blanc qui amène, à près de 2400 m d'altitude au départ de Saint-Gervais ou des quelques gares intermédiaires, touristes d’un jour et alpinistes se rendant au refuge de Tête Rousse pour entreprendre l’ascension du Mont Blanc par la voie normale. Ce lieu très fréquenté en période estivale en raison de son accès aisé peut également être atteint par un itinéraire de randonnée qui l'est beaucoup moins et qui permet, en 5h et un denivelé de 1000 m environ, d'approcher au plus près le Glacier de Bionnassay. Il convient pour cela de remonter depuis Le Fayet la D902 en direction des Contamines-Montjoie. A hauteur de Bionnay, tourner à gauche vers Bionnassay, traverser le hameau en empruntant l'étroite route principale et garer la voiture au lieu-dit Le Crozat.


Aiguille et Glacier de Bionnassay

     On entame la montée vers le Chalet du Chalère en traversant le torrent de Bionnassay par le Pont des Places pour prendre ensuite à gauche. On emprunte alors un chemin pentu qui monte en forêt et, après avoir longé une cascade, on tourne à gauche pour suivre plein Nord une variante du Tour du Mont-Blanc. Ce chemin conduit à une longue passerelle enjambant le torrent issu du glacier. On tourne ensuite à droite en direction du Chalet de l’Are. Après les alpages, le chemin s’élève nettement sur la moraine latérale (présence de nombreuses échelles métalliques et de mains courantes) pour remonter en direction du Nid d’Aigle. Au retour, on poursuit tout droit après les alpages de l’Are en direction du lieu-dit Les Bettières pour rejoindre le parking. Revenus 10 ans plus tard sur les lieux, le glacier a fortement régressé ...

Septembre 2007 & Août 2016



samedi 3 septembre 2016

Désert de Platé (Haut-Giffre)

     Avec un dénivelé de plus de 1000 m, cette randonnée en boucle de près de 15 km permet de découvrir une des plus grandes étendues de lapiaz en Europe. Cette formation géologique de surface est créée par le ruissellement des eaux de pluie qui provoquent la dissolution de roches calcaires et dolomitiques, comme évoqué précédemment pour le plateau du Vercors. Ce type de « sol » est sillonné de nombreuses crevasses qui peuvent être profondes de plusieurs mètres. Le tracé emprunte quelques passages délicats, éboulis ou dalles en pente équipées de marches et de rampes. A l'instar de l'Aiguillette des Houches, il offre un splendide panorama sur la partie Ouest de la chaîne du Mont-Blanc, du Tacul aux Dômes de Miage. La flore et la faune sont bien présentes, notamment entre le Col de la Portette et le Dérochoir situés au Sud de la Réserve Naturelle de Sixt-Passy qui inclut notamment le Mont Buet.

Lapiaz au Désert de Platé sur fond de Mont-Blanc

     De Praz Coutant, emprunter initialement le Tour du Pays du Mont-Blanc (TPMB) en direction de Charbonnière. Virer plein Nord avant les chalets sur un chemin qui va grimper droit dans les courbes de niveau. Des panneaux didactiques retracent l'histoire géologique des lieux. Un passage un peu plus chaotique entre les rochers permet de déboucher sur le Désert de Platé. Au refuge, prendre à droite en direction du Col de la Portette qui offre une large vue sur les Rochers des Fiz. Descendre ensuite quelques lacets puis s’orienter vers l’Est en direction du passage du Dérochoir. Amorcer la descente en direction des Chalets des Ayères. On y rejoint la piste du TPMB qu’on emprunte brièvement avant de descendre en direction du Lac Vert, d'où on regagne Praz Coutant. L'itinéraire peut être pratiqué dans le sens inverse selon les envies, comme ce fut le cas cette année après avoir suivi le tracé horloger près de 10 ans plus tôt.

Quelques photos illustrant la flore sont proposées ici et un itinéraire détaillé .

Août 2006 & Août 2016