123Gravir/LeBlog


Itinéraires et récits relatifs à des sorties passant du Nord au Sud principalement par l'Ardenne, les Vosges, le Jura, le Chablais, le Haut-Giffre, les Bornes-Aravis, le Mont-Blanc, le Beaufortain, la Vanoise, les Alpes Grées, le Val d'Aoste ...

mardi 18 décembre 2012

Grand et Petit Ringelsberg (Vosges Gréseuses)


     A l’extrêmité Nord du Massif des Vosges, la région du Donon a longtemps représenté un point de passage entre la Lorraine et l’Alsace. Aussi, n’est-il pas surprenant d’y retrouver les ruines de nombreux châteaux qui constituaient autant de lieux d’observation, comme celui de Guirbaden visité précédemment. C’est également le cas de ceux du Hohenstein et du Ringelstein. Détruit au XIVe siècle, les ruines du premier dominent le vallée la Hasel depuis un promontoir rocheux situé à une altitude de plus de 400 m. Le second fut construit au XIIe siècle au sommet du Grand Ringelsberg, qui culmine à plus de 600 m d’altitude. Un peu plus au Nord, le sommet du Petit Ringelsberg est ceinturé par une mur d’enceinte. Annoté « Vestiges gallo-romains » sur la carte IGN, son origine et sa fonction restent énigmatique.

Ruines du Château de Ringelstein au sommet du Grand Ringelsberg

     Ce secteur a fait l’objet d’une sortie automnale, en profitant du redoux survenu après un premier épisode neigeux. Le tracé emprunte en partie le «Circuit des Ruines» et conduit successivement, par des pistes et de chemins de crête, aux Grand et Petit Ringelsberg en passant par le Hohenstein. En 4h et un denivelé de 450 m environ, il permettra au retour d’observer en contrebas la Cascade du Luttenbach, bien alimentée en eau par les abondantes chutes de pluie des derniers jours. L’itinéraire peut cependant être poursuivi au-delà du Petit Ringelsberg en combinant la sortie à celle de la Cascade du Nideck. Il conduit alors aux ruines du château éponyme, qui date également du XIVe siècle et fut détruit au XVIIe siècle durant la Guerre de Trente ans. Il faut dans ce cas compter 2h supplémentaires.

Décembre 2012

10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées en guise de complément :



lundi 29 octobre 2012

Tour des lacs et châteaux (Vosges du Nord)


     Créé voici près de 40 ans, le Parc naturel régional des Vosges du Nord est adossé à la partie la plus septentrionale du massif, sur un substrat géologique de grès rose majoritairement recouvert de forêts. La région est également riche en zones humides, y compris des tourbières, et abrite les ruines de nombreux châteaux-forts. Ce parc fait partie intégrante de la Réserve de Biosphère Transfrontalière des Vosges du Nord - Pfälzerwald. S’étendant de part et d’autre de la frontière franco-allemande sur plus de 300.000 ha, elle représente un site d’application du programme « Homme et Biosphère » (MAB) de l'UNESCO. En bref, son objectif est de préserver le patrimoine naturel et paysager tout en favorisant un mode de développement impliquant une participation citoyenne.


Etang de Hanau

     Par sa situation aux confins du massif des Vosges, il n’est pas étonnant de n’y trouver aucun sommet emblématique comme ceux présents plus au Sud. Le point culminant du secteur, le Grand Wintersberg, n’atteint en effet pas 600 m d’altitude. La région présente cependant de nombreux attraits qui nous ont incités, malgré une température fort peu engageante, à y effectuer une randonnée au départ de l’Etang de Hanau. Les 400 m de dénivelé parcourus presque exclusivement en forêt ont permis d’emprunter de larges pistes, des parcours aménagés ou des sentiers étroits et pentus sur une quinzaine de kilomètres. En 6h environ, l’itinéraire a ainsi conduit, entre autres, aux étangs de Erbsenweiher et de Lieschbach et aux ruines de Waldeck et Falkenstein.

Octobre 2012

10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées en guise de complément :


mardi 2 octobre 2012

Lacs de Longemer et de Lispach (Vosges Granitiques)


     En plein cœur du massif des Vosges, les abords de Gérardmer recèlent plusieurs lacs d’origine glaciaire, à l’époque où, voici plusieurs dizaines de milliers d’années, les glaces s’étiraient depuis les contreforts du Hohneck. Au recul des glaciers, il en est resté, outre le Lac de Gérardmer, ceux de Longemer, Retournemer, ou encore Blanchemer. En dépit de cette origine commune, la dernière syllabe du premier se prononce « mai », faisant allusion à un vaste jardin; celle des seconds se prononçant « mère » pour désigner une étendue d’eau. Enclavés en bonne partie dans de vastes zones forestières, tous peuvent constituer le point de départ de jolies randonnées sur les hauteurs.

Lac de Longemer depuis les hauteurs

     Ainsi, au départ du Lac de Longemer, il est possible de gagner le lac et la tourbière de Lispach, un site naturel remarquable, en effectuant une large boucle autour de la Tête des Cerfs. L’itinéraire est tortueux et des plus variés : pentu et exposé en quelques endroits, traversant des zones humides, empruntant de larges pistes ou des portions aménagées. Il permet, en 5-6h et un dénivelé cumulé de l’ordre de 600 m, de gagner successivement la Boule du Diable, la chaume des Champis, la tourbière de Lispach et la Roche des Vieux Chevaux. Mais rien n'empêche de se limiter à cette dernière en empruntant un tracé plus aisé directement au départ du Lac de Lispach.

Lac de Lispach, Eaux noires, sentier didactique, tourbière flottante, pêcheurs

Septembre 2012


Un itinéraire détaillé est proposé ici parmi 10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées :




samedi 29 septembre 2012

Château de Frankenbourg (Vosges Gréseuses)


     Sortie automnale dans la brume, avant que le soleil ne daigne pointer le bout de son nez en cours de journée. Atmosphère toute particulière donc, qui ajoute encore un peu de mystère à ces forêts vosgiennes. Les ruines du château de Frankenbourg s’étendent au sommet du Schlossberg qui culmine à 700 m d’altitude, à l’extrémité de la vallée menant depuis l’Est à Sainte-Marie-aux-Mines. Classé « monument historique », il remonterait à l’époque mérovingienne et aurait été bâti par Clovis. Hormis diverses pièces dont on devine aisément les contours, il subsiste essentiellement un mur d’enceinte et un donjon de plus de 10 m de hauteur. En contrebas, on peut observer par endroits la présence d’un « mur païen » formé d’un assemblage de divers blocs de pierres.

Château de Frankenbourg, depuis le Rocher du Coucou

     Les abords du Château de Frankenbourg sont accessibles par une route qui n’est cependant ouverte que le dimanche et à certaines période de l’année. Le plus commode est donc de s’y rendre à pied, par exemple en effectuant une large boucle depuis La Vancelle. En 5-6 h et un denivelé cumulé de 550 m environ, on parcourt ainsi des sites empreints de légende ou ayant servi de lieux de culte. En traversant successivement des forêts de hêtres, de pins ou de bouleaux, l’itinéraire peut se poursuivre vers le Rocher du Coucou qui domine les ruines, pour rejoindre ensuite les Roches des Fées et la Grotte du Heidenkeller. Au retour, on pourra effectuer un crochet par le Rocher du Chalmont qui fait face au Taennchel situé sur l’autre versant de la vallée.

Septembre 2012

10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées en guise de complément :


lundi 17 septembre 2012

Mont Miravidi (Beaufortain)

    Juché sur la crête frontière qui sépare de l’Italie, le Mont Miravidi (ou de Mirande) domine quelques lambeaux glaciaires à l’Ouest des Lacs de Tormottaz situés en contrebas. Il offre par temps clair un vue étendue sur de nombreux sommets et massifs : Mont Blanc et Grandes Jorasses, Cervin et Mont Rose, Ruitor, Mont Pourri et Vanoise … C’est pourtant un sommet qui se fait désirer car l’itinéraire de 7h et plus de 1000 m de dénivelé est majoritairement hors sentier. De plus, depuis Bourg-Saint-Maurice, on rejoint le point de départ de l’itinéraire en empruntant à hauteur de Bonneval-les-Bains une longue piste très étroite qui nous mène en 3/4h à plus de 2000 m d’altitude.

Mont-Blanc, depuis le sommet

     Du Pont de Chézari, on suit le balisage vert-jaune qui mène, après avoir franchi le ruisseau, à hauteur de la Ferme des Crottes. Il se limite ensuite à indiquer la direction à prendre, les cairns prenant le relais parmi les éboulis dans la Combe de Méchandeur. On passe sous l’Aiguille des Veis pour arriver ensuite au col éponyme (2978 m). De là, on gagne rapidement le sommet du Mont Miravidi (3066 m). Lors de notre sortie, la température était inférieure à 10° le matin, la brume se faisant parfois envahissante durant la progression. Très hésitant, le soleil l’a finalement emporté à l’approche du col, sauf vers le Sud où le massif de la Vanoise est resté en bonne partie caché.

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012


jeudi 13 septembre 2012

Mont Rosset et Lac de la Portette (Beaufortain)

    Situé au cœur-même du Beaufortain, le Mont Rosset offre depuis son sommet (2449 m) une vue imprenable sur la Pierre Menta toute proche, célèbre pour la course de ski-alpinisme qui s’y déroule chaque année. Un peu plus loin au Nord-Est, c’est le Roignais, point culminant du massif, qui se dévoile. Par un tracé en bonne part hors sentier et un denivelé avoisinant les 850 m, le Mont Rosset se gravit sans difficulté par son versant Sud, après avoir remonté depuis Aime ou Bellentre la route/piste qui conduit à Pré Pinet.

Mont Rosset, sur fond de Pierra Menta

     On rejoint la Variante du Tour du Beaufortain qui remonte d’abord en forêt puis dans les alpages en direction du Chalet du Mont Rosset. De là, on suit hors sentier la crête qui, de bosse en bosse, conduit au sommet du Mont Rosset. Au retour, on peut basculer sur le versant Ouest pour rejoindre le Col du Mont Rosset. On contourne alors par le Sud le Rocher de Saint-Laurent en direction du Lac de la Portette. Une trace bien visible nous ramène ensuite à l’itinéraire balisé, d’où on regagne le point de départ après 5h environ.

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012

lundi 10 septembre 2012

Lacs de la Tempête (Beaufortain)


     En descendant du Massif du Mont-Blanc en direction de la Vanoise, il est difficile de ne pas faire une halte au Lac de Saint-Guérin dans le Beaufortain pour se rendre aux Lacs de la Tempête. L’itinéraire est évident jusqu’au Col de la Louze et le denivelé modeste (600 m). Malgré la dizaine de kilomètres à parcourir, quelques passages à gué et un cheminement dans les éboulis au-delà du col, le tracé ne présente aucune difficulté. Il convient donc à tou(te)s ce qui, revers de la médaille, rend la sortie très fréquentée, au moins jusqu’au lac supérieur. De là, il est possible de redescendre progressivement vers les lacs inférieurs, voire une centaine de mètre plus bas jusqu’au Lac Vert.


Lac de la Tempête supérieur

     Initialement, il était prévu de gravir ensuite le Grand Mont mais le temps était annoncé plus qu’incertain dans l'après-midi et le choix s’est donc porté sur les seuls lacs. Qu’à cela ne tienne, leur nom de « Tempête » n’est pas galvaudé puisqu'un fort vent s’est levé durant la descente, les éclairs ont illuminé un ciel déjà fortement assombri et un véritable déluge de pluie s’est soudainement abattu. Inutile de dire que les vêtements de pluie et autres abris de fortune n’ont pas résisté bien longtemps. Le calme revenu, la descente s’est poursuivie sur un terrain rendu très glissant pour retrouver soudainement un chaud soleil aux abords du Lac de Saint-Guérin, dont les eaux revêtaient alors une belle couleur turquoise.


Lac de St-Guérin et Grand Mont, Col de la Louze, Ciboulette, second lac, ciel d'orage

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012

mercredi 5 septembre 2012

Lacs de Tormottaz (Val d'Aoste)


     Situés dans le Val d’Aoste juste de l’autre côté de la frontière italienne, ces lacs sont accessibles en remontant depuis Bourg-Saint-Maurice la longue route sinueuse qui se dirige vers le Col du Petit Saint-Bernard (ou Colle del Piccolo San Bernardo en italien). Après être passé devant l’ancien hospice Saint-Bernard et le jardin botanique alpin Chanousia, on poursuit au-delà du col situé à 2188 m jusqu’aux premiers lacets situés immédiatement en contrebas et où commence le parcours. Le décor est varié, passant progressivement des alpages à l’univers minéral des moraines. Le traditionnel "Bonjour" adressé aux randonneurs que l'on croise fait place à de spontanés "Buongiorno".


Les Lacs de Tormottaz

     L’itinéraire est relativement évident car balisé d’un chiffre 14 aisément reconnaissable. Il commence au Lac Verney (2088 m) tout proche de l'aire de stationnement. Le sentier remonte ensuite progressivement vers le Col de Pointe Rousse (2551 m) situé sous la pointe éponyme, traverse le torrent et longe un lac en voie de comblement. On franchit alors le col pour redescendre d’une cinquantaine de mètres et atteindre le lac principal (2480 m). Le parcours offre un beau panorama sur le Glacier du Ruitor au Sud-Est et les Aiguilles de Tré la Tête au Nord-Ouest. Le retour par le même itinéraire permet de rejoindre le point de départ après 4h et un denivelé de 600 m environ.

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012

samedi 1 septembre 2012

Lac et Pointe Noire de Pormenaz (Aiguilles Rouges)



     Cette sortie fait partie intégrante d’un parcours qui a consisté par étapes successives à effectuer en 10 jours, 10 randonnées du Haut-Jura au Beaufortain. Situé à près de 2000 m d’altitude au sein du massif des Aiguilles Rouges, le Lac de Pormenaz s’étend au pied de la Pointe Noire du même nom, non loin de la Tête de Moëde gravie précédemment. On y accède à partir de la station de Plaine Joux en rejoignant, par une route étroite puis une piste, le refuge du Châtelet d’Ayères. A partir de là, plusieurs options existent, en particulier pour rejoindre le lac par un itinéraire ne présentant pas de difficulté. Mais il est également possible de s’y rendre par un sentier plus pentu et équipé de nombreuses échelles et autres mains courantes. Du lac, par un itinéraire plus complexe car non balisé, il est possible de gravir la Pointe Noire en aller-retour ou même d'opter pour un retour par les alpages moyennant une bonne analyse du terrain pour éviter les barres rocheuses. Le niveau de difficulté s’en trouve alors nettement accru.


Lac et Pointe Noire de Pormenaz

     Du refuge, on remonte la piste en direction des Chalets du Souay, on franchit le torrent situé en contrebas et on entame la montée vers le Lac de Pormenaz en empruntant l’itinéraire de la Chorde. Ce tracé atteint au final un replat dont on redescend quelque peu pour rejoindre le lac par le Sud. On remonte ensuite le sentier qui s’oriente vers le Sud-Est pour accéder à un passage équipé d’une corde fixe. Le tracé amorce alors une large boucle permettant de contourner le sommet par le Sud-Est. Il débouche sur un petit col, d’où on gagne la Pointe Noire de Pormenaz en remontant un court passage exposé. On rebrousse chemin et on entame alors la descente vers le Nord-Est en empruntant au mieux les sentes de bêtes. On traverse les éboulis pour rejoindre la partie supérieure des alpages et on amorce ensuite une large boucle qui permet d’éviter les principales barres rocheuses. On rejoint le lac par le Nord-Est et ensuite le parking après 6h et un dénivelé de 1000 m environ.


Tête de Moëde et Buet, Aiguille de Platé, Tête du Colonney, Pointe de Pormenaz, Mont‐Blanc

Un itinéraire détaillé des différentes options est proposé ici et un tracé GPS .
D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012


mercredi 29 août 2012

Lac d'Armancette (Mont-Blanc)


     Situé comme les Lacs Jovet au sein de la Réserve Naturelle des Contamines-Monjoie, le Lac d’Armancette représente un objectif facile à atteindre en raison d’un itinéraire des plus simples, une distance réduite et un dénivelé modeste (400 ou 500 m selon le point de départ choisi). L’aller-retour s’effectue ainsi en 2-3 heures. De plus, le tracé se situe presque exclusivement en forêt, ce qui permet de le parcourir même lorsque la chaleur règne en maître au milieu de l’été. Enfin, il offre une belle vue sur la Combe d’Armancette dominée par les Dômes de Miage et, au retour, sur le Mont Joly.


Lac et Combe d'Armancette

     La manière la plus habituelle d’atteindre le lac consiste à partir du lieu-dit "La Frasse", qui est aussi le point de départ vers le Nord du Tour du Mont Truc. Mais il est également possible de partir du lieu-dit "Le Cugnon" en remontant un sentier en pente rude qui part vers le Sud. On le quitte rapidement vers la gauche en poursuivant sur un sentier qui va progressivement s’orienter vers l’Est. Après 1 km environ, on tourne à nouveau à gauche, on traverse le Torrent d’Armancette sur une passerelle et on rejoint le sentier venant de "La Frasse". On tourne alors à droite pour remonter vers le lac.

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012

mardi 28 août 2012

Crêt de la Neige, Grand Crêt, Colomby de Gex, Grand Montrond (Haut-Jura)

    La Haute-Chaîne du Jura s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres près de la frontière franco-suisse. C’est là que l’on retrouve les sommets les plus élevés du Massif du Jura, principalement du côté français. Ainsi, d’Ouest en Est, le Reculet (1718 m), le Crêt de la Neige (1720 m), le Grand Crêt (1702 m), le Colomby de Gex (1688 m) et le Mont Rond (1596 m), pour ne citer que ceux-là, peuvent constituer autant d’objectifs de randonnées qui se pratiquent ordinairement à la journée. Mais il est également possible de passer de l’un à autre en suivant le GR9 qui sillonne la crête, la succession de bosses, parfois rapprochées, donnant régulièrement la fausse impression qu’il s’agit à chaque fois de la dernière. Lorsque les conditions sont favorables, l'itinéraire offre une vue étendue sur le Lac Léman et les Alpes.

Haute Chaîne du Jura depuis le Col de la Faucille

     Moyennant un peu d’organisation (les points de départ et d'arrivée étant en effet distants de 8 km), une partie de la crête peut être parcourue au départ de Mijoux en une seule randonnée de près de 25 km et un dénivelé cumulé de 1400 m environ. Pour se faire, on gagne Lélex et on entame la montée vers le Crêt de la Neige. On chemine ensuite la plupart du temps le long de la crête pour atteindre un à un les différents sommets. Enfin, du Mont Rond, on entame la descente vers le Col de la Faucille avant de regagner Mijoux après 9h environ. Il faisait très chaud en cette fin d'été et le Patou qui veillait sur les moutons au Crêt de la Neige se contenta d'un aboiement sans grande conviction. Des itinéraires variés furent empruntés à plusieurs reprises les années suivantes.

Reculet, Grand Crêt, Œillet de Montpellier, Montrond, Colomby de Gex, Crêt de la Neige

Un itinéraire détaillé est proposé ici.
D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés .
Et d'autres pour partir à la découverte de la flore de montagne ici.

Août 2012, Juillet 2022, Octobre 2022, Juillet 2024

lundi 27 août 2012

Crêt Pela (Haut-Jura)


     Avec une altitude de 1495 m, le Crêt Pela est le point culminant, non pas du Massif du Jura puisque celui-ci s’étend sur plusieurs départements, mais du Département du Jura. Il domine la Forêt du Massacre dont le nom, qui remonte à plusieurs siècles, rappelle des évènements survenus lors des guerres que se sont livrées les armées françaises et savoyardes. A l’inverse du Crêt de Chalam situé dans l’Ain, le Crêt Pela est en bonne part recouvert d’épicéas, ce qui limite fortement le panorama qu’il offre au sommet. La sortie vaut par conséquent plus par la diversité des paysages rencontrés.

Vers le Crêt Pela par le GR9

     La manière la plus simple de gagner le sommet est d'entamer la sortie au départ du Gîte d’étape de la Frasse. Le dénivelé est alors des plus modestes puisqu’il n’excède pas 200 m. Mais comme souvent en pareil cas, rien n’empêche de procéder autrement, en particulier en empruntant une partie du GR9 pour ainsi l’atteindre par le Sud. Il est même envisageable d’opérer une large boucle au départ de Mijoux. Sur une vingtaine de kilomètres, le tracé emprunte durant 7-8 h des chemins forestiers, de vastes prairies et des sentiers rocailleux pour un denivelé cumulé qui dépasse alors 600 m.

    Rem : le parcours traverse en partie une zone protégée par l’Arrêté Préfectoral "Protection de Biotope des forêts d’altitude du Haut-Jura". Il ne peut donc être parcouru que du 1er juillet au 14 décembre, les chiens devant être tenus en laisse.

D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés ici.
Et d'autres pour partir à la découverte de la flore de montagne .

Août 2012


dimanche 26 août 2012

Crêt de Chalam (Haut-Jura)


   Le Massif du Jura s’étend bien au-delà des limites du seul département éponyme puisque certains de ses sommets sont situés par exemple dans l’Ain (le Reculet), le Doubs (le Mont d’Or) ou encore la Savoie (la Dent du Chat). Et c’est sans compter ceux qui s’élèvent en Suisse et même en Allemagne. Situé dans l’Ain, le Crêt de Chalam culmine à 1545 m d’altitude, un peu à l’écart de la crête qui regroupe les plus hauts sommets. Il offre donc un large panorama, non seulement sur cette chaîne, les combes qui s’étendent à ses pieds, mais aussi, par temps clair, sur les Alpes et le Mont-Blanc.

Crêt de Chalam, depuis le Crêt au Merle

   Diverses possibilités existent d’atteindre ce sommet. Au Sud, depuis Forens, en empruntant un parcours en forêt en bonne part rectiligne et d’un denivelé de 900 m environ. Au Nord, depuis la Borne au Lion, en suivant un tracé qui cette fois n’excède pas 300 m de dénivelé. Mais il est également envisageable de l’aborder par une large boucle au départ de Bellecombe, en 7 h et 20 km environ. Le parcours inclut l’un ou l’autre sentier non balisé et permet alors de découvrir une grande diversité de paysages (combes, forêts, cols, …). Au passage, il est possible de gravir le Crêt au Merle et peut-être même d’observer un Milan noir.

D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés ici.
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Août 2012


samedi 25 août 2012

Cascades du Hérisson (Haut-Jura)


     A l’instar de la Cascade du Nideck dans les Vosges, c’est plus une promenade qu’une randonnée dont il est ici question. En effet, avec un dénivelé de 250 m environ, la sortie s’apparente à une balade familiale. Inutile de dire que ce site classé est très fréquenté, en particulier en période estivale. Attention cependant au fait que le tracé est parsemé de pierres, souvent humides et glissantes. Un équipement adéquat est donc recommandé pour parcourir les 7 km qui permettent en aller-retour d’approcher les différentes cascades. Modestes ou hautes de plusieurs dizaines de mètres, elles jalonnent la rivière Hérisson née des lacs d'Ilay et de Bonlieu situés, respectivement, au Nord et au Sud.

Saut de l'Eventail

     L’itinéraire n’est pas d’une grande complexité et peut donc se résumer à peu de choses. Orienté globalement d’Est en Ouest, le tracé qui longe les cascades peut être emprunté au départ des divers parkings qui cernent littéralement le site, en particulier celui de la « Maison des Cascades ». Située au bas de la spectaculaire Cascade de l’Eventail, elle abrite Office du Tourisme et salles d’exposition. Depuis l’aval, le parcours permettra alors de remonter successivement vers le Grand Saut, le Gour Bleu, le Château Garnier, le Saut de la Forge, le Moulin Jeunet et le Saut Girard. Idéalement, le site est à parcourir quand le débit d’eau est conséquent, même s’il vaut le détour en d’autres temps …

Saut Girard, Saut de la Forge, Moulin Jeunet, Château Garnier, Gour Bleu

D'autres itinéraires de randonnées dans le massif du Jura sont proposés ici.
Et d'autres pour partir à la découverte de la flore de montagne .

Août 2012 & Septembre 2022

samedi 7 juillet 2012

Tour des lacs de Termignon (Vanoise)

    Il y avait déjà eu précédemment un Tour des lacs décrit au départ de Pralognan. En voici un autre à parcourir en Maurienne sur les hauteurs de Termignon. Le dénivelé et la distance sont modestes et l’itinéraire initial est limpide, dans un sens ou dans l’autre, ce qui en fait un parcours idéal pour les familles ou pour effectuer une petite mise en jambe avant de se lancer dans des sorties plus conséquentes. D’un côté, il permet de rejoindre le Lac Blanc et son refuge ; de l’autre, il donne accès au Plan du Lac et à son refuge. La portion intermédiaire est parfois moins évidente, surtout en début de saison, car le balisage est inexistant et la trace pas toujours bien marquée. Dans tous les cas, le parcours offre une très belle vue sur la Dent Parrachée, les Glaciers de la Vanoise et la Grande Casse. Enfin, le Plan du Lac est un refuge-porte du Parc de la Vanoise, avec un accès prévu pour accueillir des personnes souffrant de divers handicaps.

Lac du Lait

     De Termignon, on remonte la longue et sinueuse départementale qui conduit au parking de Bellecombe situé à 2300 m. Du parking, on emprunte vers l’Ouest le sentier évident qui conduit en ½-1h au Lac Blanc et son refuge (souvenir d'une nuit tranquille avant d'entamer un trek alpinsitués sur le plateau de Praz Bouchet dominant la vallée. Si on le souhaite, on peut rejoindre un peu en contrebas le Lac du Lait, en voie de comblement. Du Lac Blanc, on bifurque vers le Nord pour gagner dans un premier temps le Lac de Bellecombe (2414 m), qui compte en réalité plusieurs pièces d’eau. On poursuit vers le Nord sur les hauteurs des Gorges du Doron de Termignon pour atteindre un lac à nouveau dénommé Lac du Lait. On s’oriente alors vers l’Est pour traverser les alpages et rejoindre le refuge du Plan du Lac (2364 m). De là, on descend vers le Sud en suivant le GR5 qui longe le Plan du Lac et nous ramène au parking.

Lac blanc, Chapelle St-Barthélémy, Primevère hirsute, Orchis sureau, Lac de Bellecombe

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Juin 2012


jeudi 5 juillet 2012

Cirque des Evettes (Vanoise)

     Cette randonnée est probablement une des plus belles à effectuer en Haute-Maurienne en raison du superbe panorama qu’elle offre sur les sommets qui bardent la frontière italienne. Et comme l’itinéraire est évident et que le denivelé ne dépasse guère les 500 m, la sortie est très prisée des randonneurs qui profitent ainsi, depuis la terrasse du refuge, de la vue qui leur est offerte : la Pointe de Bonneval, la Petite et la Grande Ciamarella, sans oublier l’Albaron. Le refuge des Evettes est en effet construit sur un verrou glaciaire qui surplombe une vaste zone déprimée – le Plan des Evettes - occupée par un petit lac et où se rejoignent de multiples torrents de fonte. A la fin du XVIIIe siècle correspondant au « Petit âge glaciaire », cette dépression était encore occupée par la langue terminale du Glacier des Evettes.

Cirque des Evettes sur fond de Petite Ciamarella

     Au départ d’un des parkings situés au hameau de l’Ecot situé sur les hauteurs de Bonneval-sur-Arc, on s’oriente dans un premier temps vers le Sud-Ouest pour emprunter le sentier qui remonte en direction du Col des Evettes (2561 m). A l’un ou l’autre endroit, des tracés remontant plus directement dans la pente permettent de réduire quelque peu la distance. On poursuit au-delà du col pour rejoindre rapidement le refuge (2590 m). Au retour, il est possible de descendre par la Gorge de la Reculaz en empruntant le « Sentier à John ». Il s’agit d’un itinéraire plus cahotique dans sa partie initiale, équipé à plusieurs endroits de cables, et qu’il convient d’éviter par temps de pluie. La pente s’adoucit ensuite dans le fond du vallon et l’itinéraire amorce alors une boucle permettant de rejoindre par le Nord-Est le point de départ.

Lac de Paréi et Mont Séti, Albaron, Bouquetin et Pulsatille des Alpes, Pont "romain"

D'autres itinéraires de randonnées à la découverte de la flore sont proposés ici.

Août 2012

mercredi 4 juillet 2012

Pointe Francesetti, Grande Ciamarella et Albaron (Alpes Grées)


     L'année précédente à pareille époque, la Grande Aiguille Rousse gravie par sa face Nord nous offrait un superbe panorama sur les sommets de la Haute Maurienne juchés sur la frontière italienne. L’idée à donc germé de nous y rendre l'année suivante en imaginant un parcours itinérant, à l’instar de ce qui avait été réalisé quelques années auparavant avec la Dent Parrachée en point de mire. Dans le cas présent, l’objectif principal était d’un niveau supérieur : la face Nord de la Grande Ciamarella et ses 500 m de pente atteignant les 55°. Un peu plus de temps disponible qu’à l’accoutumée a permis, après une nuit en refuge, d’effectuer le tour des lacs sur les hauteurs de Termignon en dépit d’un épais brouillard dans les premières heures de la matinée. Ensuite, ce fut le départ pour le hameau de l’Ecot et une montée en un peu plus de 2h au refuge du Carro (2760 m), près duquel les Lacs Blanc et Noir étaient encore en partie recouverts de neige. Le temps restait frais et pluvieux mais on annonçait grand beau pour le lendemain. Difficile à croire mais les prévisions se révèleront exactes.

Sommets de Haute Maurienne, depuis le Col du Grand Méan

     La 1e journée a consisté en une superbe randonnée glaciaire, longue mais présentant peu de difficulté, en direction du Cirque des Evettes. Les divers cols se sont succédés ainsi que les inévitables montées-descentes. La Pointe Francesetti fut gravie depuis le Col du Grand Méan avant de redescendre par le Glacier des Evettes et atteindre le refuge après 8h environ. Le lendemain, lever programmé peu avant 3h pour prendre la direction de ce même glacier, remonter le Col Tonini et gagner le pied de la face Nord de la Ciamarella. L’itinéraire considéré comme difficile était en partie en glace, ce qui incita à poser des broches. Du sommet, après une très belle arrête neigeuse initiale, le glacier fut rejoint sur le versant italien avant de franchir le rude Col de la Petite Ciamarella et regagner le refuge après 9h environ. Enfin, le 3e jour fut consacré à l’Albaron dont l’ascension présente peu de difficulté technique. Les névés encore bien présents ont été mis à profit pour atteindre le plateau supérieur avant de rejoindre le sommet en suivant l’arête rocheuse. Le retour au refuge après 7h environ fut effectué en empruntant autant que possible la vire Regaud, encore peu marquée en ce début de saison.

Grande et Petite Ciamarella, Face Nord, Roc du Mulinet, Gran Paradiso, Albaron

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

Juin 2012


jeudi 24 mai 2012

Caroux-Espinouse (Haut-Languedoc)


       Une fois n’est pas coutume, c’est dans le Haut-Languedoc que nous avons usé nos semelles en ce mois d’avril, espérant y trouver un climat plus favorable. En vain, car nous avons eu droit à la grisaille qui couvrait l’ensemble du pays à cette période. Mais peu importe, les diverses randonnées effectuées dans le Massif du Caroux nous ont permis de découvrir les particularités de la flore locale soumise à une double influence climatique : atlantique et méditerranéenne. On y retrouve donc, selon le versant, une végétation qui présente d'étranges similitudes avec celle des Vosges et ses hétraies-sapinières abritrant des roches moussus, ou une autre rappelant la Corse et la Crête avec ses châtaigniers et autres chênes verts. Des sites comme les Gorges d'Héric, le Hameau de Bardou, le Lac d'Airette, le village d'Olargues, la Chapelle Saint-Michel, le Château de Mercoirol ou encore le Lac de Vézoles nous ont ainsi révélé une part de leurs secrets ...

Lande à callunes au sommet du Caroux

     L’ascension du Caroux peut-être réalisée par des parcours variés empruntant soit des itinéraires « officiels » bien balisés ou d’autres marqués d'un point de peinture beaucoup plus sauvages et qui se faufilent entre les arbres et les rochers. En ce qui nous concerne, le choix s'est porté sur une large boucle combinant les deux types de tracés au départ de Colombières-sur-Orb. L’itinéraire emprunte les Gorges de Colombières que l’on remonte jusqu’au gîte de La Fage en passant à proximité des maisons troglodytes. On suit alors le GR7 qui permet d’atteindre la vaste chaume sommitale. On poursuit en direction des tourbières de la Lande que l’on franchit sur des passages aménagés, en s’orientant ensuite vers le refuge de Font Salesse. On bifurque alors vers Peyre Grosse, d’où on entame la descente par le Ravin des Drayes où coule le Torrent d’Albine. On rejoint ainsi notre point de départ après 5-6h et un dénivelé cumulé de 850 m environ.

Sentier, maison troglodyte, Torrent d'Albine, Ciste à feuilles de sauge, Tour carrée
Avril 2012

Un itinéraire détaillé est proposé ici.

mercredi 23 mai 2012

Bardou par le Lac de l'Airette (Haut-Languedoc)


     Situé en pleine forêt dans le Massif du Caroux, sur les hauteurs de Mons-la-Trivalle (Haut-Languedoc), le hameau abandonné de Bardou, anciennement exploitation agricole, fut racheté à l’état de ruine voici une quarantaine d’années par un allemand, Klaus Erhardt, et sa femme Jean, une américaine. Petit à petit, ils l’ont restauré afin de le transformer en un lieu d’accueil de musiciens pour des séjours de travail ou des concerts. Le site comprend, entre autres, une salle de musique aménagée. Le hameau est accessible en voiture, depuis la D908 entre Olargues et Colombières-sur-Orb, par une piste en dur mais relativement étroite.

Lac de l'Airette

     Une alternative consiste à s’y rendre à pied par une courte et agréable sortie sans aucune difficulté correspondant à 300 m de dénivelé environ. De Mons-la-Trivalle, on emprunte la piste menant au Bardou jusqu’à un angle droit où on gare la voiture. On remonte alors à pied jusqu’au Col de Cazagat. De là, on redescend jusqu’au Lac de l’Airette qu’on longe sur la droite jusqu’à son extrémité Nord. On poursuit en direction de la cascade du Ruisseau de la Roque par un tracé peu marqué qui rejoint le GR7. On emprunte alors vers la droite un très beau sentier qui mène au Bardou, d’où on regagne le point de départ par la piste.

Coronille, cascade, sentier, masure, Bardou

Rem : le retour peut s'effectuer par les Gorges d'Héric en une boucle passant au Nord par le Col de Bardou et au Sud par Mons.


Avril 2012

samedi 19 mai 2012

Taennchel (Vosges Gréseuses)


     Après une brêve escapade dans le Massif du Caroux (Haut-Languedoc) pour y effectuer quelques belles randonnées, c’est à nouveau vers les Vosges que nous ont guidés nos pas en fin de printemps. L’objectif était cette fois le Massif du Taennchel, ses rochers et ses légendes. Situé dans la partie centrale des Vosges, sa crête sommitale se divise en 2 parties formant sur 4 km de long un angle presque droit et orientées globalement d’Ouest en Est et du Nord au Sud. Des rochers remarquables jalonnent le parcours, dont les formes énigmatiques ont donné lieu à bien des légendes. Ainsi en est-il du Rocher Pointu, du Rocher des Géants, du Rocher des Reptiles et des 3 Tables. C’est également le cas du Mur Païen, fait d'un amoncellement de pierres sans aucune maçonnerie, qui longe la crête sur plus de 2 km et dont l’origine et la fonction restent à ce jour largement méconnues.

Epiceas, fougères et rochers moussus au Massif du Taennchel

     De nombreux itinéraires faciles et présentant un dénivelé modeste permettent de découvrir en 4-5 h ce massif classé en zone de tranquillité et où le lynx a été réintroduit voici 30 ans. L'un d'eux a comme point de départ le village de Thannenkirch. Il emprunte initialement une piste qui se dirige vers le Carrefour Hasenclever. On entame alors la montée vers le Rocher de la Paix d’Udine, ainsi nommé en souvenir du traité signé entre la France et l’Autriche en 1797. Ensuite, le sentier en forêt parcourt la crête en remontant vers le Nord puis vers l’Ouest en direction du Ramelstein, point culminant à près de 1000 m d’altitude. On amorce enfin la descente vers le Nord-Est en direction de Rotzel, d’où on bifurque vers le Sud-Est pour rejoindre Thannenkirch. Quelques modifications ont été apportées à ce tracé, permettant de découvrir ainsi des sentiers bien moins fréquentés.

Hasenclever, Paix d'Udine, Rocher Pointu, Rocher des Géants, Trois Petites Tables

Mai 2012

10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées en guise de complément :


vendredi 6 avril 2012

Château de Guirbaden (Vosges Gréseuses)


     Le site du château-fort de Guirbaden est considéré comme le plus étendu d’Alsace. Situé à près de 600 m d’altitude, ce château médieval construit au XIe siècle fut, à plusieurs reprises au cours des périodes qui suivirent, détruit puis reconstruit. Il est classé comme monument historique depuis le fin du XIXe siècle. En dehors de la vaste esplanade qui abrite la Tour de la Faim et la Chapelle Saint-Valentin, la végétation est bien présente. Aussi, une visite des ruines en dehors de la période estivale, outre une moindre affluence, permet d’en scruter les moindres recoins. On accède à la cour intérieure par une succession de portes. De là, on peut se diriger vers le palais ou vers le donjon et observer, ça et là, des fenêtre romanes, des meurtrières variées, un puit, et même des latrines. Le légende du château raconte le triste sort réservé à ceux qui voulurent s’emparer de son trésor.

Château médiéval de Guirbaden

     Il existe diverses possibilités pour atteindre le site, les deux plus simples pour en faire une sortie familiale étant les suivantes. Soit partir de Grendelbruch et suivre, depuis la maison forestière, une large piste, qui mène à un sentier caillouteux conduisant à la porte principale située à l’Ouest. Soit entamer la montée au départ de Mollkirch en empruntant une piste, qui conduit cette fois à la porte de sortie du château située à l’Est. Dans ce cas, les 2-3 km parcourus correspondent à un dénivelé de 300 m environ. Dans le cas précédent, la distance est un rien plus longue mais le dénivelé n’est que de 100 m. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour un parcours un peu plus conséquent en partant de l’extrémité opposée de la Forêt de Guirbaden. Au final, ce furent 12 km d’un tracé permettant d’arpenter bois profonds et larges clairières en alternant pistes forestières et étroits sentiers.

Avril 2012

10 itinéraires de randonnées vosgiennes illustrées en guise de complément :